Caprice de riches

Voilà une saison comme en a rarement vécu Arsène Wenger depuis son arrivée à la tête des Gunners. Premièrement, à cause d’un mois de mars désastreux, les finalistes de la Ligue des Champions ont dû continuer à avancer tout en sachant depuis bien longtemps que 2007 serait une année blanche, vierge de tout trophée. Le coach alsacien doit ainsi se contenter d’assurer la place de ses poulains en C1 l’année prochaine, ce qui est pratiquement chose faite, à défaut de lutter pour le titre. Mais, pour la première fois depuis bien longtemps, Arsenal a été sifflé hier soir dans son antre lors de la réception de Manchester City (victoire d’Arsenal 3-1). Beau joueur, une fois n’est pas coutume, le manager a accepté les critiques, jugeant que les supporters étaient dans leur bon droit : « En tant que professionnels, nous devons faire avec la frustration des fans. C’est à nous de les rendre heureux. » Wenger a pu néanmoins compter sur le soutien de son adversaire d’un soir, Stuart Peace, le coach des Citizens : « La Premier League est comme ça désormais, déplore Pearce. A part les deux premiers, pas une équipe n’a pas été sifflée chez elle cette saison. Pendant une heure, j’ai eu l’impression d’être à domicile, tant le public n’encourageait pas notre adversaire. Mais bon, quand Fabregas a marqué, tout est redevenu normal, malheureusement. » TF1 devrait proposer aux fans d’Arsenal un « Vis ma vie » de spectateur de Ligue 1 pour leur montrer ce que c’est que de vraiment s’ennuyer au stade.
MH
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