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Le jour où Vahid a marqué contre Giresse

C’est une histoire d’un temps où Vahid Halilhodžić empilait les buts : au Velež Mostar, au PSG mais, surtout, avec le FC Nantes, où le bonhomme est revenu cette semaine en tant qu’entraîneur pour retourner le canoë de son club de cœur, actuel dix-neuvième de Ligue 1. Son premier rendez-vous ? Bordeaux, face à qui le néo-coach des Canaris avait débuté en D1, en 1981, et qu’il a un jour retrouvé à Marcel-Saupin avec un Alain Giresse... gardien de but. Rétro.

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Il faut remonter le temps et se dessiner le tableau : la D1 des eighties, le stade Marcel-Saupin, le foot d’avant l’arrêt Bosman, celui d’une époque où le FC Nantes cavale avec un Europe 1 géant sur le maillot. Ensuite, il suffit d’entrer, quelques minutes, dans une salle où se trouvent, ce soir-là, trois hommes : l’arbitre Alain Delmer, Patrice Rio et Alain Giresse. Nous sommes le 7 mai 1982, le championnat de France 1981-1982 vit sa dernière soirée, l’AS Monaco a déjà enfilé sa quatrième couronne nationale. À Nantes, les Canaris reçoivent Bordeaux, déjà assuré de jouer l’Europe la saison suivante. Ainsi, le match n’a aucun intérêt sportif, mais Rio fait la gueule. Et allume : « Gigi, c’est pas bien... Ce n’est pas correct, vous vous foutez de nous ! » Giresse, alors capitaine des Girondins, sourit et ne comprend pas tellement la réaction de son homologue nantais. « Le stade était plein, le résultat n’avait aucune incidence sur le championnat, rembobine-t-il. Parfois, il faut avoir du recul... La morale dans cette histoire ? Elle n’avait pas sa place : le public a vu des buts, on n’allait à l’encontre de rien, donc tout a été fait dans le plus grand respect. » La raison de la colère de Patrice Rio est simple : quelques minutes plus tard, Alain Giresse débarquera sur le terrain avec un maillot de gardien sur le dos. Les Girondins ont décidé de jouer ce Nantes-Bordeaux sans portier. Mais pourquoi ?

« J'ai entendu du bruit »


Pour ça : le 13 avril 1982, Bordeaux s’est incliné à domicile face au RC Lens (0-1). Dans la foulée de la rencontre, une échauffourée éclate à l’intérieur de l’immense tunnel du Parc Lescure. Gernot Rohr raconte : « Ce match, on l’a perdu contre le cours du jeu, en encaissant un but litigieux. Il faut comprendre que le tunnel de Lescure était sombre, très sombre, et d’un coup, j’ai entendu du bruit, des mots. Visiblement, un coup de pied est parti et c’est comme ça que cette histoire a commencé. » Dans la bousculade, le gardien bordelais Dragan Pantelić reçoit un coup sur la tête et revient dans le vestiaire avec la tête en sang. « Un assistant avait cassé son drapeau sur sa tête » , glisse Giresse. Reste que derrière, la commission de discipline décide de faire le ménage : Pantelić est accusé d’avoir donné un coup de pied à l’arbitre de la rencontre, Daniel Lambert, et est suspendu un an. « Moi, il m’a toujours assuré qu’il n’avait rien fait, précise Rohr. On était ensemble en chambre à l’époque et tout le groupe était convaincu que c’était une injustice terrible. Finalement, on n’a jamais vraiment su qui était le vrai auteur de coup de pied. »

Bez, la prime et les filets


De son côté, Claude Bez, le président des Girondins, retourne la situation dans tous les sens et veut frapper un gros coup en contestation. Voilà pourquoi le 6 mai au matin, le patron se pointe dans le vestiaire de l’équipe première, alors entraînée par Aimé Jacquet. « Et quand le boss venait au Haillan, en général... » , prévient Marius Trésor. Bah quoi ? « Bah, tu écoutais et tu exécutais » , se marre l’ancien libéro. Au milieu du groupe, Bez annonce : « Bon, les gars, demain, à Nantes, ça sera sans gardien de but, mais Gigi, tu porteras le maillot. Vous avez cinq secondes pour décider. C’est bon ? » Banco : Jacquet doit alors imaginer un système pour « ne pas prendre dix buts » , Giresse qui reste au milieu lorsque Bordeaux a le ballon et qui file dans les buts lors des coups de pied arrêtés, Marius Trésor qui prend sa à la suite de l’heure de jeu... « On n’aurait jamais fait ça si cela avait pu avoir une incidence sur le classement final du championnat, justifie Alain Giresse. Parce que ça a créé beaucoup de problèmes, notamment pour le hors-jeu... C’était assez bordélique. » Les Girondins s’adaptent, défendent plus haut pour empêcher les Nantais d’entrer dans la surface, mais se font logiquement allumer au tableau d’affichage : 4-0 à la mi-temps, 6-0 finalement, avec notamment deux buts de Vahid Halilhodžić, dépucelé en D1 neuf mois plus tôt, lors d’une défaite à Lescure (3-2).


« 6-0, sans gardien, c’est presque un exploit » , note Gernot Rohr. Giresse, lui, découvre une autre facette du métier : « Je n’avais pas mis les gants... Mais je me rappelle que, sur un corner, j’ai encaissé un but de Thierry Tusseau. Ce jour-là, je me suis rendu compte ce que représentait d’aller chercher un ballon au fond des filets. Je peux te dire que ça n’a rien d’agréable... » Le souvenir reste gravé dans la tête de tous les acteurs bordelais, des types qui n’avaient rien à perdre et qui avaient déjà l’assurance de recevoir la prime de... match nul. Ce sur quoi Gérard Soler avait blagué avant la rencontre auprès de Bez : « Et président, si on gagne ? » Finalement, la rencontre passera quasiment sous silence grâce au succès, dans le même temps, de Saint-Étienne face au FC Metz (9-2). Giresse préfère garder autre chose en tête au moment d’évoquer les Nantes-Bordeaux de sa vie : « Celui de 1985, par exemple, était encore plus intense... » Et celui de 2018 ? Vahid Halilhodžić a déjà émis un souhait : que ses hommes terminent la journée « à quatre pattes » . Ça promet.

Par Maxime Brigand Tous propos recueillis par MB.
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