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Bleus : le piège de l'essentiel

Alors que l'équipe de France a l'occasion de creuser un écart quasi décisif dans sa poule de Ligue des nations mardi soir, la réception d'une Allemagne malade doit également être le moment de faire grimper le curseur. Histoire de ne pas se contenter de la sacro-sainte victoire et de préparer l'avenir avec une variété qui sera nécessaire.

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280 minutes et une « piqûre de rappel » auront donc suffi à faire revenir le boomerang que ne cesse de relancer depuis la nuit des temps Didier Deschamps : le projet de jeu, le style, l'approche, le piège du résultat quel que soit la manière. On y revient, déjà, quelques jours après un nul difficilement lisible concédé à Guingamp avec une équipe remaniée face à l'Islande (2-2) et alors que les Bleus accueillent mardi soir, à Saint-Denis, l'Allemagne. Puisqu'il est impossible de se contenter d'un titre de champion du monde, ce dernier faisant automatiquement remonter le curseur exigence sur un groupe, la question éternelle est revenue ces derniers jours dans les discussions : au fond, quel est l’objectif de cette équipe ? Veut-elle seulement évoluer ? Ce sera l’enjeu de la soirée face à des Allemands qui arrivent à Paris avec la tête dans le seau : la bande de Joachim Löw est ce matin dernière du groupe 1 de la première division de la Ligue des nations, reste sur une défaite brutale subie samedi à Amsterdam face aux Pays-Bas (3-0) et il se raconte qu’une défaite en France pourrait coûter son poste à un sélectionneur qui a battu dans le week-end le record de matchs dirigés sur le banc de la Mannschaft (168). « Jamais simple » , selon Deschamps. Pas faux.

La recherche de l'essentiel, point barre


Le style, alors, puisqu'il est revenu entre les langues ce week-end à Clairefontaine et lundi, dans l’approche médiatique de la rencontre. Et une confirmation : quand les internationaux viennent répondre sur le sujet, ce n’est pas eux qui parlent, mais le sélectionneur en écho, comme si Deschamps avait réussi pour de bon à faire infuser la chose dans la tête de ses hommes. Ainsi, il fallait voir Hugo Lloris souffler un gros coup hier soir : « Tout est là pour un grand match. Il faut aller à l’essentiel, c’est-à-dire les trois points. » Mais, le match contre l’Islande, lors duquel les Bleus auront buté pendant une grosse heure par manque de vitesse, de liant offensif, de rythme, devrait déjà être oublié ? « Il faut faire la part des choses, répond le capitaine tricolore. Il y a les matchs amicaux, les matchs de préparation, les matchs de compétition... Même si on a un devoir de performance, le match contre l’Islande servait surtout à préparer ce match contre l’Allemagne. On est sûrs de notre force. » Il y a l’image étrange d’une équipe qui choisit ses matchs pour se dépouiller derrière les mots de Lloris – une rareté – et la volonté affirmée de ne pas s’alarmer au premier coup de vent : faut-il y croire ?

« On s'en préoccupe »


Oui, définitivement, Lucas Hernandez ayant avoué dimanche à Clairefontaine que Deschamps n’avait « pas vraiment secoué ses gars » . Devait-il le faire ? Le sélectionneur des Bleus est convaincu que ce n’était pas nécessaire : l’adversaire qui se pointe au stade de France mardi soir permet à lui seul de mesurer à quel point le moindre relâchement peut être fatal à une équipe championne du monde. Voilà Deschamps face au défi du lendemain : pour se maintenir au sommet, il faut savoir évoluer pour surprendre et non devenir un tenant du titre si facile à lire qu’il en devient facilement maîtrisable. « On s’en préoccupe » , a rassuré N’Golo Kanté dimanche, confirmant l’impression que les joueurs de Deschamps eux-mêmes sont toujours incapables de définir l’approche censée les animer une fois les pieds posés sur le terrain.


Dans sa chronique publiée samedi dans El Pais, Jorge Valdano a mis des mots sur la chose en ramenant sur la table l’idée d’une équipe de France issue du même moule que l’Atlético de Simeone : « Ce que je reproche à la France c’est, tout en ayant d’immenses joueurs, d’avoir gagné selon la loi du risque minimum. L’Atlético a battu le Bétis, ce qui a renforcé Simeone parce que le résultat n’est pas affaire d’opinion. » Et c’est aussi ce qu’était une nouvelle fois en train de dire Didier Deschamps lundi soir, répétant qu’on peut « parler des heures de style, d’approche, mais le foot, c’est être efficace dans deux zones : la zone offensive et la zone défensive. On peut toujours s’améliorer, on a envie d’amener plus de créativité, mais sans toucher à notre solidité, ce qui est une difficulté. Après, si on maintient ce qu’on a fait jusqu’à maintenant, c’est déjà bien... » Mais c’est aussi le danger, ce que l’Allemagne ou l’Espagne ont déjà démontré : voilà pourquoi Löw est venu parler avant la rencontre d’un « nouveau processus » nécessaire pour relancer la machine qui est la sienne. Chez les Bleus, l’heure n’est évidemment pas à l’inquiétude, mais la recherche de nouveaux couteaux pour ne pas s’endormir (et maintenir la concurrence en éveil) est nécessaire : c’est la seule conclusion qu’il faut tirer du nul grappillé contre l’Islande il y a quelques jours. La réception de l’Allemagne doit être l’occasion de rallumer de suite la froide maîtrise qui aura été celle de l’équipe de France cet été après trois premiers matchs post-titre peu convaincants, mais aussi de commencer à voir au-delà du résultat : un jour, à force de ne jurer que par l’immédiat, cela pourrait être plus qu’une « piqûre » .



Par Maxime Brigand
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