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Cachez ces anciens que je ne saurais voir

Derrière le revers de Rotterdam, c'est la vigilance de Didier Deschamps à garder ses hommes sur le feu de la concurrence qui est remise en cause. Car si l'obstination du sélectionneur de compter sur ses hommes de confiance a jusqu'ici payé, il est grand temps de basculer sur l'autre versant de la montagne : la gestion du succès. Et celle-ci ne pourra passer que par l'introduction d'un peu d'air frais dans les rangs bleus. Histoire de ne pas s'assoupir sur ses lauriers.

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Si c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, quelqu’un a-t-il déjà vérifié la pertinence de cette allégation ? Personne n’en a mesuré les potentielles conséquences néfastes ? Parce que si le potage garde la même saveur que celui cuisiné par mamie, celui-là même qui nous procure un sentiment de sécurité et agit comme une madeleine de Proust, le breuvage peut aussi nous priver de nouvelles sensations et à terme lasser, voire dégoûter. Et c’est ce qu’a semblé avouer à demi-mot Didier Deschamps après le bouillon pris face aux Pays-Bas. « Quand on est dans le confort..., soupirait-il au micro de TF1. Je ne m'exclus pas de l'analyse. On n'y est pas, ce n'est pas suffisant. »


Quatre mois après le sacre des Bleus au stade Loujniki, le sélectionneur a peut-être compris que son erreur ne date pas de ce vendredi. Et quand le pragmatisme fait place au conservatisme, le ver est certainement déjà dans le fruit. C’est simple : depuis que Didier Deschamps a trouvé son équipe type et son équilibre face au Pérou (1-0), le voilà qui applique scrupuleusement la même recette. Encore et toujours. Les seuls ingrédients amenés à changer sont dû à des impondérables, au gré des indisponibilités de ses hommes. Mais sur le papier, le 4-2-3-1 et ses éléments de base semblent immuables.

D'encombrants anciens combattants


Que l’on s’entende bien : il est normal que le groupe qui a triomphé bénéficie du crédit qui leur est dû, comme il était juste que les 23 têtes couronnées soient toutes du convoi de septembre pour fêter leur deuxième étoile avec leur public. C’est ainsi que l’on pouvait interpréter la présence d’uAdil Rami lors de ce rassemblement de rentrée, le Marseillais ayant pourtant annoncé prendre sa retraite internationale et laisser la place à une nouvelle génération. Parce que c’est la marche logique des choses : les feuilles d’automne sont appelées à laisser la place à de jeunes pousses au printemps. Sauf que le défenseur à moustache était toujours présent ce vendredi au stade De Kuip de Rotterdam. Tout comme les anciens réservistes Mamadou Sakho, Moussa Sissoko, Lucas Digne (Dimitri Payet et Kurt Zouma en octobre). Des braves soldats de batailles passées, mais qui peuvent difficilement prétendre à être ceux qui gagneront celles de demain.


Des choix que Deschamps ne cesse de justifier par son sacro-saint « vécu international » . « La jeunesse n'est pas un handicap, mais c'est bien d'avoir un équilibre entre les anciens et les jeunes, assurait-il après le retour du défenseur de Crystal Palace. Mamadou a été un joueur très important, il a 28 sélections, il est sorti de l’équipe de France parce que la décision qui l'a blanchi est arrivée trop tardivement. Après, il a eu du mal à enchaîner, mais c'est un joueur qui a un vécu. » Même genre de discours pour accueillir le milieu de Tottenham : « Je sais que vous aimez les nouveautés, mais si c'est pour prendre quelqu'un une fois et qu'il n'y ait pas de lendemain... Je m'appuie sur la logique et cette liste de suppléants avant la Coupe du monde. La porte est toujours ouverte, mais après c'est à moi de juger. » Pourtant, c’est justement d’air frais dont a besoin l’équipe de France pour se régénérer et garder un niveau d’exigence.


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Certes, Tanguy Ndombele ou plus récemment Alassane Pléa ont pu goûter aux joies de Clairefontaine ces dernières semaines. Un camp de base où ils ont rencontré des châtelains qui ont pris leurs aises. Car la critique du conformisme s’applique aussi et surtout à ceux qui étaient de la campagne russe. Ainsi, la convocation de Djibril Sidibé, qui n’a jamais été à ce point en difficulté en club, la confiance absolue placée en Benjamin Pavard, qui plafonne, ou le recours quasi automatique à Ousmane Dembélé, moins dynamiteur que pétard mouillé, posent de vraies questions sur la faculté ou la volonté de Deschamps à bousculer les certitudes des champions du monde et leur coller rapidement une concurrence nouvelle.


Un sélectionneur qui montre lui-même une certaine réticence à prendre des risques, et ce jusque dans son management. En étant mené au score, pourquoi lancer Moussa Sissoko et Tanguy Ndombele pour tenter de déséquilibrer le slide bloc hollandais ? Pourquoi ne pas miser sur des garçons offensifs qui ont encore des preuves à fournir pour justifier leur statut (Thauvin, Fekir) ou d’autres à s’en créer un (Pléa) ? Jamais un champion du monde n’a réussi à conserver son titre l’édition suivante. Et c’est certainement ce mélange de fainéantise, d’assurance et de vanité qui a coûté à l’Espagne ou à l’Allemagne leur place sur le trône. Les Bleus sont prévenus : attendre de toucher le fond pour retrouver les sommets n'est pas une fatalité.

Par Mathieu Rollinger
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