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Rooney, le retour du banni

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Rooney, le retour du banni

Attrapé la queue dans le sac par la presse people, vilipendé par ses fans pour avoir voulu quitter Manchester United avant de finalement prolonger, Wayne Rooney revient dans le onze titulaire de MU pour la première fois depuis son début d'année chaotique.

« I stay » . Bref, laconique, direct et sans détour. En deux mots, Wayne Rooney a mis fin à un suspense insoutenable du côté d’Old Trafford fin octobre. Blessé dans sa chair, bafoué dans son mariage en voyant ses relations sexuelles tarifées affichées à la Une des tabloïds, Shrek était passé en quelques mois du statut de héros national à celui de vilain petit canard. Quand en plein milieu de ce Rooneygate, l’ancien joueur d’Everton annonce qu’il veut quitter Manchester United, l’armée rouge vacille. Puis, l’Anglais s’est ravisé. Une prolongation onéreuse (jusqu’en 2015 avec 500 000 euros par mois en prime) et une cheville à soigner plus tard, le numéro 10 des Red Devils est enfin de retour. Mais à quel prix.

Le public anglais n’a pas aimé ses atermoiements et son désir de la jouer au bluff avec le club. Contre Bursaspor, les banderoles envers le petit rouquin étaient hostiles : « Qui est la pute maintenant Wayne? » ou encore « Coleen t’a pardonné, pas nous ». Quoi qu’il en soit, Wayne a officiellement fait son retour dans l’équipe samedi contre Wigan. Vingt-cinq minutes moyennes mais l’important était ailleurs. Lors de son entrée, le public était mitigé. Des sifflets, des applaudissements et des chants. Bref, l’avant-centre devra quand même se faire pardonner. Pour ce faire, il faut planter des caramels et régaler la galerie. Ça tombe bien, Fergie a décidé de l’aligner ce soir contre les Rangers. « Il jouera quatre-vingt dix minutes contre les Gers, c’est parfait pour le remettre dans le rythme » a ainsi balancé le vieil Écossais au lendemain de la victoire contre Wigan (2-0). Idéal pour se rabibocher avec ses collègues aussi. En pointant le manque d’ambition du club, Rooney visait également la qualité de l’effectif : « J’ai rencontré David Gill (ndlr : le directeur général du club mancunien). Il ne m’a donné aucune des assurances que je demandais concernant l’effectif futur. Je lui ai donc dit que je ne signerais pas un nouveau contrat » . Le genre de remarque qui ne passe pas. Surtout chez Patrice Evra : « Si un joueur dans cette équipe ne croit pas en ses partenaires, il ne doit plus jouer pour l’équipe » . Ambiance…

Le pardon du vestiaire

Pourtant, l’ancien capitaine des Bleus, pourtant pas le dernier à se coltiner des vestiaires pourris, a profité du retour du Wayne pour enterrer la hache de guerre. Dans le Daily Mail, le latéral tricolore a préféré la théorie du verre à moitié plein : « C’est bien de le revoir. On va l’aider à revenir à son meilleur niveau et à marquer des buts pour United. Avec Wayne, on ne parle pas du passé, on ne pense qu’au futur. Et l’avenir, c’est qu’il redevienne l’un des meilleurs joueurs du monde. Ce qui compte, c’est l’équipe, ce n’est pas Patrice Evra ou Wayne Rooney. Je n’ai jamais dit que les joueurs étaient contre lui. Tout ça est derrière nous maintenant » . Une volonté de remettre les choses à plat. Pour mieux repartir sans doute. Car le boxeur est attendu.

Bien qu’invaincu depuis l’ouverture de la saison, MU n’émoustille pas vraiment. L’équipe peine à retrouver une certaine fluidité. L’animation offensive frôle parfois l’indigence. Berbatov ne marque plus depuis son triplé contre Liverpool, c’était en septembre. Macheda déçoit. Owen est à l’infirmerie. Seul Javier Hernandez tient la route et commence à faire kiffer son monde. C’est (trop) peu. Dans ce désert offensif, le retour au top niveau d’un Wayne Rooney serait salué par tous. L’an dernier, l’attaquant mancunien marchait sur l’eau. Il enchainait les buts et les prestations de haute facture. Depuis sa blessure en mars, Wayne ne met plus un pied devant l’autre. Sans parler de l’extra sportif. Pour la première fois de sa carrière donc, Rooney est au pied du mur. Une manière de voir si le lascar en a dans le caleçon. Et pas uniquement à l’horizontale…

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