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Mercato : la grande illusion

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Mercato : la grande illusion

L'OL et l'OM ont cassé leur tirelire pendant que Bordeaux continue à faire le mort. Mais à l'arrivée, tout ça ressemble une histoire franco-française. Car au final, aucune armada ne semble se dégager pour bien figurer sur le front européen.

Malgré son tarin abîmé, Bernard Lacombe continue de sentir le football comme personne. Et quand le bonhomme marie son flair à sa répartie, ça donne ça. « Dix-huit millions pour Michel Bastos, ça fait cher le but et la passe décisive, non ? » . Le conseiller spécial de Jean-Michel Aulas connaît bien son affaire : Lyon a cassé sa tirelire pour un (très) bon joueur de club, pas un fuoriclasse. C’est au fond tout le paradoxe de ce mercato français, bien plus excitant que la saison passée mais qui continue de souligner l’écart irrémédiable qui se creuse entre l’élite de la Ligue 1 et les autres championnats majeurs du Vieux Continent.

D’ailleurs, les quinze barres claquées par les Gones pour enrôler Aly Cissokho s’inscrivent aussi dans cette logique car le buzz Cissokho est avant tout le fruit d’un match, d’un seul, le quart de finale aller de Ligue des champions entre Manchester United et Porto (2-2) quand le jeune latéral français des Dragons avait annihilé Cristiano Ronaldo. Alors ok, l’Argentin Lisandro Lopez (24M€) a déjà plus une gueule de vainqueur. Mais à l’arrivée, le constat est imparable : l’OL fait partie des dix clubs européens ayant (pour l’instant) le plus dépensé cet été en ayant seulement recruté deux bons joueurs et une pointure. Et encore, qui peut parier que l’arrivée de Lopez est un véritable renfort après le départ de Karim Benzema ? Pas sûr que l’ancien goleador de Porto soit supérieur au Français, parti ambiancer Madrid. En attendant, l’ascension européenne de l’OL, manifeste jusqu’en 2007, a depuis laissé place à un décrochage tout aussi inéluctable. Et ça, qu’on aime ou pas Lyon, c’est moche.

Une course à l’armement miniature

Alors évidemment, on peut toujours se dire que Marseille peut reprendre le flambeau et à son tour bâtir une équipe compétitive en vue des joutes continentales. En ce sens, l’acquisition du playmaker argentin Lucho Gonzalez a valeur de vrai bon investissement quitte à être un peu survendu par Didier Deschamps : « Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un joueur d’un tel niveau arriver en Ligue 1 » . Ou quand DD s’enflamme un peu… M’enfin, ne jouons pas trop les cyniques. Avec le capitaine des champions du monde 98 à la barre, le collectif marseillais prend belle allure avec la venue de Lucho donc mais aussi celle de Souleymane Diawara, arrière central et GO des Girondins la saison passée. Mais à bien y regarder, comment ne pas se dire que cette course à l’armement entre l’OM (qui vient de rater Gaby Heinze) et l’OL ressemble avant tout à une lutte à ambition strictement nationale. Sans aucune perspective européenne.

Demandez donc à Bordeaux, dont l’inertie ressemble à un bras d’honneur à ses propres supporters. Dans la foulée du titre conquis en mai dernier, on attendait des Girondins le lancement d’une machine de guerre capable de conserver son bien et d’aller ferrailler dignement en C1 sans se faire avoiner (0-4) par Chelsea comme un vulgaire champion ouzbek. Mais au lieu de ça, Bordeaux attend, bras ballants, de se faire dépouiller sans amorcer la moindre réaction. Certes Yoann Gourcuff est resté, Cédric Carrasso et Jaroslav Plasil sont arrivés, mais Soulé, on l’a vu, est parti faire le con sur la Canebière, en attendant peut-être les départs de Chamakh, Fernando voire de Cavenaghi. Au regard de la paralysie girondine, le recrutement du Losc (Landreau, Gervinho et Aubameyang) prendrait presque des allures “galactiques”. Suffisant en tout cas pour que le président de Toulouse, Olivier Sadran, nous déclare sans se marrer que la L1 “est déjà” le plus beau championnat de la terre. Tant que l’on ne regarde pas au-delà de nos frontières en tout cas…

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