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Mathieu Debuchy : « Je ne suis pas là pour remplacer Thierry Henry »

Propos recueillis par Enzo Leanni

Mathieu Debuchy a profité de la place laissée vacante par Thierry Henry pour devenir le nouveau consultant de Prime Video. Loin d’avoir la pression de succéder au sélectionneur des Bleuets, le fraîchement retraité veut surtout rester lui-même et profiter de ses retrouvailles avec tous les anciens Lillois présents à l’antenne.

Mathieu Debuchy : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Je ne suis pas là pour remplacer Thierry Henry<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>»

Tu as pris ta retraite en juin dernier et te revoilà déjà sur le devant de la scène. Tu ne voulais pas goûter au spleen de la petite mort ?

Non, vraiment pas. Tout s’est enchaîné rapidement, et c’était ma volonté. Je suis dirigeant de l’US Lesquin, entraîneur des U15 et adjoint des U17, je ne m’arrête jamais. Prime m’a ensuite permis de me lancer dans un nouveau monde. Benoît Cheyrou m’avait déjà sollicité pour savoir si un poste de consultant m’intéressait. Entre le début de la démarche et ma première mission, il n’y a eu que deux semaines. Je n’ai pas eu le temps de cogiter, au moins !

C’était comment la première à la télé, lors de Dimanche Soir Football avant OL-PSG ?

J’étais impatient de commencer et aussi stressé, car c’est quelque chose que je n’avais jamais fait auparavant. J’ai déjà participé à des émissions en tant qu’invité, mais pas de l’autre côté. Je vais découvrir sur le tas, c’est le meilleur apprentissage. Durant le mois de septembre, je vais avoir PSG-OM, puis le LOSC en bord de terrain. Là encore, ça va être une nouveauté.

Tu étais en activité il y a encore quelques mois. Ce n’est pas un problème de commenter les prestations de tes anciens coéquipiers comme Moussa Sissoko, Wahbi Khazri ou Rémy Cabella ?

Non, je pense qu’il faut être le plus juste possible, le plus honnête. Je ne vais pas surjouer. Je n’ai pas encore eu l’occasion de les juger, mais j’ai pu parler de Lucas Chevalier, avec qui j’ai joué à Valenciennes. Ma force va être de pouvoir apporter mon vécu d’ancien qui connaît bien les joueurs actuels. Le fait d’avoir longtemps côtoyé la Ligue 1, d’avoir fait plusieurs clubs et de connaître les joueurs en activité a dû inciter Prime à miser sur moi.

La chaîne s’est démarquée en donnant la parole aux acteurs et en mettant le jeu au cœur des débats. C’est quelque chose qui te parle ?

Oui, c’est important de mettre le jeu au centre de tout. J’aime bien la façon d’interviewer les joueurs et les entraîneurs un peu de temps après les rencontres, plus à froid. Aujourd’hui, je me dégage pas mal de temps pour me refaire les matchs et les analyser. On ne me l’a pas forcément demandé, mais je sais que je dois me mettre à niveau dans ce secteur. Il va me falloir plusieurs émissions pour être pleinement dans le bain.

Tu vas retrouver certains de tes anciens coéquipiers, dont Ludovic Obraniak et Adil Rami…

Il y a pas mal de Lillois, oui ! La raison principale, c’est parce que le LOSC 2011 était une super équipe. Il y a aussi Benoît (Cheyrou) à Prime, Rio (Mavuba) et Micka (Landreau) sur d’autres chaînes. Ce sont vraiment que des bons mecs, qui connaissent le foot. Tout à l’heure, avec Ludo et Adil, on parlait d’un match de Coupe d’Europe à Fenerbahçe, c’est toujours l’occasion de se chambrer un peu.

Je considère Mathieu Bodmer comme le très haut du panier en matière de consultant, il n’est pas loin d’être parfait.

Vous regardiez les matchs ensemble à l’époque ?

Il y avait tout le temps les journaux de sport dans le vestiaire. On parlait football avant et après l’entraînement, à table, dans le bus, etc. Rudi Garcia était un entraîneur qui nous demandait de regarder beaucoup de matchs. Le lendemain de Ligue des champions, il nous disait : « Vous avez vu ça ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ? » En 2011, on s’est rassemblé plusieurs fois le soir pour regarder les matchs, ça a fait notre force.

Avec les bières et les pizzas ?

(Rires.) Rudi était au courant, il a parfois participé. Ces soirées ont permis de fédérer notre groupe et c’est peut-être ce qui nous a permis d’aller au bout en Ligue 1 et en Coupe de France. On peut dire qu’il y avait pas mal de bons vivants dans l’équipe. Ça finissait parfois à 4 heures du matin, le lendemain, on était à l’entraînement, et le week-end, on gagnait.

Tu aurais d’ailleurs pu être avec Mathieu Bodmer, un autre ancien Lillois, sur Prime Video.

Au-delà de notre relation, c’est le consultant qui m’a le plus marqué. Ça a été une vraie révélation pour moi. Il est complet sur tous les points, il est investi à fond dans tout ce qu’il fait, il vit pour le foot matin, midi, soir et même la nuit parfois ! Quand on jouait au LOSC, on n’habitait pas très loin, et je peux confirmer que, chez lui, la télé est tout le temps branchée sur un match.

Dans ton nouveau rôle de consultant, tu veux reproduire ce qu’il a fait ?

C’est impossible selon moi. Je considère Mathieu comme le très haut du panier en matière de consultant, il n’est pas loin d’être parfait. Il analyse tout, en plus d’avoir de bonnes connaissances du football à la base. Quand j’ai été contacté par Prime, on en a discuté, c’est quelqu’un d’ouvert qui t’apporte énormément.

Tu remplaces, au moins numériquement, Thierry Henry qui a pris la tête de l’équipe de France Espoirs. C’est une pression particulière ?

Je ne suis pas là pour remplacer Thierry Henry ! Déjà parce que personne ne peut faire du Thierry Henry et surtout parce que ce n’est pas du tout ma façon de faire. On n’a pas du tout évoqué ça avec Prime, et heureusement. En plus de la carrière légendaire qu’il a eue, c’est un personnage particulier.

Aujourd’hui, le monde des médias est concurrentiel, donc, on ne va pas se mentir, avoir une image de personnage peut te faire sortir du lot aux yeux du public.

Est-ce qu’il ne faut pas s’en créer un pour se faire remarquer désormais ?

Si, ça peut vraiment aider. En tout cas, moi je n’ai pas envie de jouer un rôle. Je ne l’ai jamais fait, et ça ne va pas commencer maintenant. Aujourd’hui, le monde des médias est concurrentiel, donc, on ne va pas se mentir, avoir une image de personnage peut te faire sortir du lot aux yeux du public. Prime a opté pour différents profils avec Adil Rami, Benoît Cheyrou ou moi.

Par rapport à la saison actuelle de Ligue 1, quel est ton regard sur l’évolution du championnat depuis ta dernière saison à Saint-Étienne en 2020-2021 ?

Pour moi, la plus grande évolution est au niveau de la concurrence. Avant, le Paris Saint-Germain écrasait un peu tout sur son passage, mais on voit de plus en plus de clubs capables de le titiller. L’an dernier, le RC Lens a longtemps bataillé, Marseille aussi. Cette année, c’est un peu tôt pour le dire, mais Monaco m’a bien déjà bien impressionné. C’est vraiment ce qui manquait à la Ligue 1.

On vante de plus en plus le championnat, mais pourquoi ça n’avance toujours pas en Coupe d’Europe ?

On l’a encore vu avec Lille qui a galéré en barrage, alors que c’est l’une des belles équipes de notre championnat. Pareil pour le PSG qui n’arrive jamais à aller au bout, alors que c’est évidemment l’objectif premier. C’est un mal profond qui persiste et qui doit forcément trotter dans la tête.

Tu étais en Ligue 2 la saison dernière, tu penses que Le Havre et le FC Metz peuvent se maintenir dans cette Ligue 1 à 18 clubs ?

Cette nouvelle formule ne va absolument pas aider les petits clubs, ça c’est sûr, mais je pense qu’il n’y a pas que les promus qui doivent se faire du souci. Certains clubs qui flirtent avec la zone rouge depuis quelques saisons peuvent aussi plonger. Ensuite, c’est très, très dur de revenir en Ligue 1. Quand je vois la sérénité qu’avait Mathieu (Bodmer) l’an dernier, je suis confiant pour Le Havre.

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