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  • Lyon/Troyes (2-1)

Lyon tient son Paris

par Martin Grimberghs
3' 3 minutes
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Lyon tient son Paris

Réaliste en première mi-temps, dominateur en deuxième, Lyon s'est assuré sa place en finale sans trop forcer contre un adversaire troyen volontaire, mais trop léger pour bousculer l'ordre établi. Le PSG connaît son adversaire en finale.

LyonESTAC (21) A. Lacazette (16′), B. Gomis (27′) pour Lyon , Thiago Xavier (35′) pour ESTAC.

David ne rencontrera pas Goliath. Troyes en rêvait, mais ne verra pas le Stade de France. La faute à des Lyonnais appliqués et eux aussi désireux de s’offrir une petite soirée de gala au Stade de France. L’OL tient donc sa cinquième finale de Coupe de la Ligue (en 20 ans) et la Coupe de la Ligue une sacrée affiche le 19 avril prochain avec ce PSG-Lyon. En attendant, l’OL peut se satisfaire de ne pas avoir douté trop longtemps après la réduction du score de l’ESTAC.

Troyes, par amour du jeu

Des frappes de loin, des transversales précises, des débordements rageurs, bref du « rythme d’entrée de jeu » comme l’expliquait très justement Rémi Garde au micro du bon vieux Daniel Lauclair. Privé de Grenier, Gourcuff et Umtiti, Lyon était certes amputé de trois de ses titulaires habituels, de deux de ses créateurs habituels, mais n’avait pas pour autant décidé de s’afficher en victime consentante pour équipe de Ligue 2 en recherche de sensations fortes. Disputé, le premier quart d’heure est intéressant, la suite révélatrice. Trop laxiste au marquage, Troyes va en effet se faire punir de la plus triste des manières : débordement de Zeffane, centre en retrait et frappe placée de Lacazette. Trop facile, comme la Barça à FIFA ou à PES, bref le but qui fait mal qu’on se promet de ne plus prendre. Plus jamais. On s’engage à tout faire pour en tout cas. Dix minutes plus tard, les Troyens ont déjà oublié leurs bonnes résolutions. Parce que c’est chouette d’attaquer et que défendre, c’est compliqué, les hommes de Jean-Marc Furlan négligent une nouvelle fois leurs tâches défensives. La faute au bon appel de Jimmy Briand et au geste qui tue signé Bafé Gomis. Une fois à droite, une fois à gauche, dominant sans être tonitruant, Lyon est déjà bien devant. Pas suffisant pour refouler les velléités offensives troyennes. Celles-ci seront justement récompensées sur corner et via Xavier Thiago. Juste assez pour donner à l’ESTAC l’envie de se déchirer.

Lyon pense plus loin

Volontaire, la bande emmenée par le doyen de la soirée Benjamin Nivet (37 ans) – exception faite de Daniel Lauclair bien entendu – est définitivement morte de faim. Prêts à tout pour s’emparer du cuir, les Troyens en veulent, mais constatent avec effroi la maitrise des locaux. Supérieurs et mieux organisés, ceux-ci monopolisent le ballon quand Troyes n’hésite pas à profiter du moindre petit espace pour tenter d’empapaouter les Gones. Souvent à la limite du hors-jeu, Ghislain Lambert est un poison discret mais permanent pour le duo Koné-Bisevac. Une lutte à trois qui semble disproportionnée et perdue d’avance par le courageux, mais bien trop esseulé deuxième meilleur buteur de Ligue 2. Mais l’entraineur lyonnais le sait mieux que personne : pour être définitivement sereins, ses joueurs doivent refaire le break. Par deux fois, L’OL pense l’opération en phase de concrétisation, mais se heurte à la vigilance d’un trio arbitral bien inspiré. Briand d’abord, Koné ensuite loupent plusieurs balles de break. Ce sera donc dans l’incertitude et la désorganisation que les 20.000 supporters présents vivront les 20 dernières minutes d’un match finalement géré en costaud par l’équipe la plus à même de bouleverser les pronostics dans deux mois et demi contre Paris.

Notre maison brûle et on nous parle de races

par Martin Grimberghs

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