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  • Manchester United/Arsenal (2-1)

L’infanticide d’Évra

Par Swann Borsellino
5' 5 minutes
38 Réactions
L’infanticide d’Évra

Il n’avait pas trop ouvert sa gueule avant le match, c’était pour mieux se payer les bébés Gunners sur la pelouse. Un but et une victoire, maintenant Patrice Évra peut balancer une punchline bien sentie. Il peut se permettre.

Manchester United :

De Gea (5,5) : Un match qui aurait pu être sans histoire, mais que David a terminé avec un but dans le buffet. Au moins, il a plongé pour la photo sur le pion de Cazorla et s’est énervé juste après, alors qu’il avait match gagné. Ça, c’est pour marquer des points dans la tête de Fergie.

Rafael (5,5) : Un mec qui monte, qui monte et surtout, un mec qui sourit. Un type content, quoi. Content d’être là, content de porter les couleurs de MU et surtout, content d’affronter André Santos et Podolski.

Ferdinand (6) : Rio vieillit. Du coup, il se met au rugby. Pas emmerdé, le défenseur central mancunien a passé le plus clair de son temps à envoyer des chandelles un peu partout sur la pelouse d’Old Trafford. En même temps, il s’emmerdait avec Giroud.

Evans (6) : Johnny n’a rien fait de fou, aujourd’hui. D’ailleurs, il n’avait pas grand-chose à faire. En revanche, quand on jette un petit coup d’œil à la prestation de la charnière d’Arsenal, on se dit qu’au fond, Johnny a peut-être brillé. Un peu.

Évra (7,5) : Un but de la tête, un M pour sa fille ou pour Mc Do et un match plein d’activité. Depuis le début de la saison, on retrouve le Patrice qu’on aime bien. Celui qui monte, celui qui apporte, celui qui se bat, celui de « Soulstorm » , quoi. Un homme qui aime faire mal à Arsenal.

Cleverley (4,5) : Bientôt, il va devoir se sortir les doigts. Sinon, on va finir par croire que « grand espoir du football anglais » n’est pas un qualificatif, mais un bout de son nom que l’on est obligé de prononcer.

Carrick (5) : Carrick ne fait plus beaucoup. D’ailleurs, on ne lui en demande pas beaucoup. Et puis, de toute façon, Fergie s’en fout, il a un certain Wayne Rooney qui s’occupe des affaires courantes au milieu de terrain. En revanche, Michael, ces frappes de loin, avant, tu les mettais…

Valencia (6,5) : Quand on rate, on rate bien. Cet après-midi, parfaitement servi par Van Persie, Antonio n’a pas fait semblant de manquer un but tout fait. Seul face à Mannone, il n’a pas réussi à cadrer la belle offrande du Batave. Une erreur qui suffit à peine pour pouvoir critiquer la nouvelle prestation intéressante du feu follet mancunien. En même temps, en face, c’était qui on sait, hein.

Young (4,5) : Marcel Desailly s’étonnait de le voir courir encore à la 90e minute. En même temps, vu ce qu’il fout le reste du temps, le contraire serait inquiétant.

Van Persie (8) : Des appels totalement fous, des bonnes passes et encore un but. Un pion que le Batave aurait pu fêter, histoire de se foutre vraiment de la gueule des Gunners. Au lieu de ça, il a préféré laisser Wayne manquer un péno et faire briller Mannone, sur un un-contre-un qu’il aurait dû transformer en but.

Rooney (6,5) : Quand Wayne arrive de loin, ça fait mal. Non, ce n’est pas une phrase de Coleen Rooney, juste un constat. Quand Wayne remonte la balle du milieu de terrain, son aisance technique et sa vista font du bien. C’est d’ailleurs dans une position plutôt reculée suite à un coup de pied arrêté qu’il a offert à Évra un but de la tête. Mais sincèrement, quand on voit ce que peut donner son association avec RVP en pointe, on a quand même mal au cœur à l’idée de le voir descendre.Anderson (non noté): Ce n’est pas parce que t’as enlevé tes tresses qu’on te reconnaît plus. Bebé avait tenté la même chose.

Arsenal :

Mannone (6) : Le fils illégitime de Don Vito Corleone en avait marre de rester dans l’ombre. Un match correct, voire plus, même si on ne s’empêchera pas de se dire qu’un bon gardien aurait sorti la tête d’Évra. Mais que Vito se rassure, ce bon gars, ce n’est ni Szczęsny, ni Fabianski.

Sagna (10) : Ken le survivant. Vu les tacles qu’il a pris, il aurait dû se refracturer les deux jambes. Qu’on envoie Abou Diaby au même centre de rééducation.

Vermaelen (2) : Il y a des jours comme ça où ça ne marche pas. Et dans ces jours-là, on aimerait bien être accompagné par quelqu’un d’autre que Per Mertesacker. Sale journée puisqu’il ne rentrera même pas dans le classement des passeurs pour son offrande pour Van Persie. D’ailleurs, le salaud a essayé de lui en filer une deuxième.

Mertesacker (3) : Un géant que l’on appelle Shawn Bradley et qui était basketteur et la victime préférée des « petits » joueurs. Aujourd’hui, Per s’est fait croqué de la tête par Évra et était au moulin, puis au four. Autant dire nulle part.

André Santos (2) : Au Brésil, la légende veut que neuf mois avant la naissance d’André Santos, la mère de Jérémy Morel rencontrait un danseur de capoeira.

Arteta (4) : Un bourreau SM. Un type qui a pris du plaisir à voir Olivier Giroud courir dans le vide. On n’imagine pas ce qu’il fait à Chamakh à l’entraînement.

Wilshere (3,5) : On l’a connu royal au bar, distributeur de caviar et percuteur hors-pair. Aujourd’hui, on avait envie de voir Abou Diaby et ses béquilles. Même pas foutu de blesser Évra.

Ramsey (non noté) : Certainement une erreur de FA, qui l’a mis sur la feuille de match.

Cazorla (6) : Une main ? Et alors, le type n’a déjà pas de nuque, on va pas lui interdire de se protéger un peu la tête. Sinon, on parle d’un type que le club ne mérite pas. Oui oui, vous savez, cette fille canon qui sort avec un moche.

Podolski (3) : Son duo avec André Santos n’est pas sans rappeler ce couple de moches de votre lycée, qui s’embrassait un peu partout.

Giroud (5,5) : Un poteau, une tête et beaucoup de mouvements. Difficile de blâmer un type qui a couru dans le vide pendant une heure trente. Un vrai petit Sonic.

Walcott (non noté) : Il paraît qu’il « revendique le statut d’attaquant à Arsenal » . Y en a bien qui revendiquaient le droit de vote des femmes, hein.

Arshavine (non noté) : Quoi, il joue pas au Zénith ?

Un Panichelli vous manque, et tout est dépeuplé

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