Seulement quatre jours après son élimination en Coupe de France, Marseille a relevé la tête samedi soir en battant Toulouse au Stadium (0-1). Tout n’a pas été parfait, mais voilà l’OM de retour sur le podium, en attendant les résultats de dimanche.
Toulouse 0-1 Marseille
But : Greenwood (17e) pour l’OM
Comment se remettre d’un énième coup de massue derrière la tête ? Comment faire, quand, en plus, vous affrontez à nouveau votre bourreau quatre jours plus tard ? Des questions qu’a dû se poser cette semaine Habib Beye, et pour lesquelles il est parvenu à trouver des réponses, ce samedi, puisque son équipe, certes toujours malade, s’est quand même imposée à Toulouse (0-1). Ce n’était pas encore un football flamboyant, mais Marseille prendra volontiers ces trois points, qui lui permettent de reprendre provisoirement une place sur le podium.
Mason Greenwood, encore et toujours
À l’inverse de ce qu’on avait pu voir en seconde période au Vélodrome plus tôt dans la semaine, les Marseillais ont pris les commandes du jeu, en quête de rachat auprès de leurs supporters. Ces derniers ont pourtant été clairs, avec une grande banderole affichant « Vous êtes des merdes » brandie dans les travées du Stadium. Si Pierre-Emerick Aubameyang a été transparent, et Igor Paixão a parfois manqué de précision devant le but, Mason Greenwood, lui, a encore été l’homme providentiel : sur une passe en retrait de Paixão, justement, l’Anglais est arrivé en force pour envoyer une cacahuète, bien trop puissante pour Guillaume Restes (0-1, 17e). Derrière, les débats se sont globalement équilibrés, avec des Toulousains un poil plus entreprenants, à l’image de Warren Kamanzi, sans doute le plus remuant du côté des Violets. Avant la pause, Marseille aurait pu corser l’addition au bout d’un contre, mais la tentative de Pierre-Emile Højbjerg n’a pas trompé Restes, cette fois.
Plus dangereux au retour des vestiaires, les hommes de Carles Martínez Novell ont mis Gerónimo Rulli à contribution à plusieurs reprises. Le portier argentin a même dû compter sur le soutien de sa barre transversale sur une tentative de Yann Gboho (54e), premier signe encourageant d’une deuxième période plus aboutie des Toulousains. Et comme (trop) souvent cette saison, Marseille s’est alors mis à reculer, de plus en plus bas, au grand dam de Beye qui criait pourtant dans tous les sens à son équipe de rester plus haut. Mais les Phocéens auront tenu jusqu’au bout, et ils ont poussé un gros ouf de soulagement au coup de sifflet final, signe que le danger était de plus en plus présent sur la cage de Rulli et qu’il valait mieux en rester là pour ce soir. La joie du staff marseillais est aussi celle d’un club qui retrouve, provisoirement, le podium, seul et unique objectif de cette fin de saison. Toulouse est douzième.
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