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Haissem Hassan : « Il n’y a pas d’âge pour rêver »
Haissem Hassan est monté en Liga cette saison avec le Real Oviedo de Santi Cazorla. Au bout d’un chemin patient et qui illustre à quel point une carrière de footballeur est loin d’être aisée, même quand on est le premier de sa génération à signer un contrat professionnel. Le Franco-Égypto-Tunisien de 23 ans nous emmène à la découverte d’un style, d’un état d’esprit et d’un parcours avant de défier le Barça.

C’est quoi le style Haissem Hassan ?
Un joueur qui aime s’amuser, profiter sur le terrain, divertir le public tout en essayant d’être efficace, convertir tout ce que je fais de bien en chiffres, en passe décisive ou en but. Je suis un joueur qui aime avoir la balle, dribbler, aller défier l’adversaire, créer des différences…
D’où vient cet état d’esprit, notamment de vouloir divertir les gens ?
Même si je suis conscient que le football évolue, et qu’il devient de plus en plus un business avec beaucoup d’argent en jeu, je n’oublie jamais que ça reste un jeu. Onze contre onze, avec une balle, et ensuite c’est de savoir qui est le meilleur. Depuis tout jeune, je joue en bas de chez moi, dans mon quartier, dans les city stades, et j’ai toujours eu cette idée du jeu, du plaisir avant tout. Je retranscris sur le terrain aujourd’hui ce que je faisais au quartier. J’ai gardé ça, c’est naturel. Cette facette de mon jeu, cet état d’esprit ne va jamais changer. Après mes matchs, quand je les revois, j’aime prendre du plaisir à voir les belles actions que j’ai faites, même si je sais que je dois aussi travailler sur la finition pour avoir les meilleures stats possibles. Maintenant, dans le football, c’est ce qui te ramène les beaux contrats et les grands clubs.
Quand j’étais jeune, je ne me suis jamais régalé en voyant le mec qui va mettre tous les buts ou toutes les passes décisives, mais plutôt en observant celui qui aimait faire du beau jeu.
C’est quelque chose que tu regrettes ?
Honnêtement, cette mentalité, je ne la partage pas. Ça ne me plaît pas beaucoup de tout réduire aux stats. Maintenant, on avance et il faut savoir l’accepter. Actuellement, moins de personnes vont se poser devant leur télévision pendant 90 minutes à regarder un match. Elles vont plutôt regarder le résumé ou voir qui a marqué et elles vont se dire : « Bon, c’est lui qui a marqué, c’est l’homme du match, donc c’est lui le meilleur. » Alors que, souvent, ce n’est pas le cas. On ne retient que celui qui fait la passe décisive ou celui qui marque. Quand j’étais jeune, je ne me suis jamais régalé en voyant le mec qui va mettre tous les buts ou toutes les passes décisives, mais plutôt en observant celui qui aimait faire du beau jeu.
Est-ce facile de garder cet état d’esprit quand le niveau s’élève ?
C’est plus mental. Si tu es conscient de tes qualités, que tu sais que tu peux le faire, ça va aller, tout en étant conscient que les défenseurs face à toi vont bien sûr être plus durs à passer. Dès que je rentre sur un terrain, j’essaie toujours de me dire que je suis le meilleur des 22. Cette saison, c’est souvent faux, surtout quand tu joues le Barça ou le Real, mais c’est de la confiance en soi pour n’avoir peur de personne et toujours tenter.

Ton dribble préféré, c’est lequel ?
J’aime beaucoup le crochet intérieur ou extérieur. Les passements de jambes aussi. Un autre que j’apprécie, plus rare et plus difficile à faire, c’est la virgule. Le plus beau que j’ai pu faire ? Une virgule petit pont ou un sombrero. Ce sont des gestes qui font mal.
C’est qui ton dribbleur de référence ?
Depuis tout jeune, j’aime les joueurs qui font le show. J’ai toujours regardé des vidéos de joueurs de ce profil. Comme un peu tout le monde, Neymar est un des joueurs qui ont inspiré la nouvelle génération. En matière de dribbles, c’est la référence. Mais l’idée n’était pas forcément de faire comme lui. Un bon dribbleur, c’est de l’instinct. C’est essayer de faire kiffer à ta manière comme toi tu kiffes quand tu regardais des joueurs comme lui. Quand Neymar et Ronaldinho jouent, OK, leur mentalité c’est de gagner et de faire la différence, mais ils ont toujours cet état d’esprit du jeu, de prendre du plaisir et de faire plaisir. Dans 20, 30 ou 40 ans, on se souviendra d’eux.
Quelque part, s’il y a moins de dribbleurs, ça permet aux joueurs comme moi de plus se faire remarquer.
Y a-t-il encore des joueurs comme Neymar aujourd’hui ?
Je trouve que c’est plus difficile de faire la différence dans le football d’aujourd’hui. Avec les vidéos et le travail tactique, les défenseurs sont meilleurs. Mais restent (Lamine) Yamal, Vinícius Junior, (Jérémy) Doku, (Ousmane) Dembélé, (Désiré) Doué, même si c’est peut-être moins impressionnant que Neymar ou Ronnie. On est plein à aimer dribbler et à essayer de vouloir faire le show. Quelque part, s’il y en a moins, ça permet aux joueurs comme moi de plus se faire remarquer. Si à la fin de ma carrière, grâce à Dieu, les gens se souviennent de moi de par mon style de jeu, tant mieux.
Raconte-nous ce qui se passe dans ta tête quand tu arrives en un-contre-un face à un adversaire…
C’est moi qui décide, c’est moi qui ai la balle. Je suis en position de force, lui ne peut que subir. Peut-être va-t-il me prendre la balle, ou pas, mais je décide. Je me dis qu’il faut que je le mange, que je sois une douleur de tête pour lui, qu’à la fin du match, il se dise : « Ok, j’ai eu du boulot. »

Quels étaient les rêves du jeune Haissem en Île-de-France ?
Des rêves qui sont toujours là. Il n’y a pas d’âge pour rêver. Je continue de rêver de gagner un jour une Coupe du monde, un Ballon d’or, de jouer les plus grandes compétitions, de marquer l’histoire. Il n’est jamais trop tard pour rêver. J’ai vécu dans le XXe arrondissement, à porte de Bagnolet. Une enfance simple, heureuse. On n’a jamais été aisé, mais, grâce à Dieu, on n’a jamais manqué de rien ma sœur et moi. Le frigo a toujours été rempli. Mes parents ont toujours travaillé dur. Mon père a travaillé en restauration, dans une gare, dans les travaux. Ma mère, c’était dans des boutiques de chocolat, elle a été baby-sitter… Ils se sont débrouillés comme ils le pouvaient.
Avec une triple culture au sein du foyer…
C’est ça, mon père est égyptien, ma mère est tunisienne. Avec ma sœur, on est nés en France. L’été, à chaque fois, on essayait de changer, en allant une année en Tunisie, une autre en Égypte. Deux pays magnifiques. Je suis très fier de mes racines, je me sens tout autant égyptien, tunisien que français.
Quelle a été ta trajectoire en jeunes ? Étais-tu considéré comme un crack ?
Je suis resté un an à l’AS Porte de Bagnolet. Puis le père d’un joueur demande à mon père pourquoi il ne m’envoie pas faire une détection au Paris FC. Mon père ne connaît pas du tout le club. On y va. On est 60. Ils en prennent trois. Je suis dedans. Je ne suis pas du tout un crack. Dans ma formation au Paris FC, je suis pratiquement à chaque fois en équipe B. En A, en revanche, il n’y a que des cracks, tu connais le Paris FC et la formation… Mais je ne me prends jamais vraiment la tête. Mon père me dit toujours qu’à cet âge, ce n’est pas important de jouer en A. J’ai 10-11 ans. Je fais les tests pour Clairefontaine, jusqu’au tour final, mais je ne suis pas pris. Une déception, parce que tu vois Clairefontaine comme le graal. Mais j’ai toujours eu un caractère un peu je-m’en-foutiste, donc ce n’est pas quelque chose qui m’atteint.
Tes premiers essais concrets arrivent à quel âge ?
Lors de ma deuxième année U15 DH, j’ai ma première grosse blessure lors d’un tournoi de préparation avec le Paris FC. Je me fracture le bassin. Je reviens au bout de quatre mois. On gagne le championnat. Cette saison-là, je fais des essais à Châteauroux, Toulouse, Angers, Bastia et Metz. Quand je suis à Toulouse, on fait un amical contre le Pôle espoirs de Châteauroux. On gagne 6-1. Je fais un bon match. À la fin, le directeur du centre de formation de Châteauroux m’invite à faire un essai. Ils veulent me prendre, mais ils sont en National. À 14 ans, quand tu vois tous tes potes qui signent à Monaco, au PSG, tu préfères un club de Ligue 1, forcément. J’attends les réponses de Metz, Angers ou Toulouse, qui sont en Ligue 1. Mais ça n’est pas concluant, donc je dis oui à Châteauroux. Et je crois que ça a été la meilleure décision de ma jeune carrière.
Éric Abidal était directeur sportif du Barça et il était très chaud sur moi. Mais lors de ce mercato, il se fait virer. L’argent prévu pour mon transfert, ils le mettent sur un Brésilien.
Et ça va aller très vite…
En fin de saison avec les U17, le coach des U19 me fait monter pour les aider à se maintenir. On réussit, à la dernière journée. À cette période, mon agent m’appelle : « Châteauroux propose un contrat pro ». Je lui réponds : « Stagiaire pro ou pro ? » Je suis un peu choqué. (Il sourit.) J’ai 16 ans, et dix mois avant, j’étais encore au stade Déjerine au Paris FC, avec les U14-U15. Donc le contrat pro, je le voyais hyper loin. Je ne l’avais pas vu venir et ça s’est accéléré d’un coup. Je me rappelle un article qui dit, je crois, que je suis le premier 2002 d’Europe à signer pro. Derrière, j’ai ma première sélection en équipe de France. J’ai des intérêts de Nike et Adidas pour me sponsoriser. Il y a déjà des intérêts de clubs comme Tottenham, Valence…
Quel est ton cheminement jusqu’à choisir Villarreal en 2020 ?
Mes débuts pros (avec la Berrichonne) sont un peu compliqués. Dans l’impact physique, la maturité de jeu ou tactiquement, on ne va pas se mentir, je ne suis pas prêt à évoluer avec eux. La première année, je joue cinq matchs en Ligue 2, mais j’évolue davantage en réserve. En fin de saison, il y a de nouveau l’intérêt de quelques clubs. Watford fait une offre. J’y vais une journée pour visiter le centre d’entraînement. Mais ce n’est pas le moment. Derrière, j’ai 17 ans, j’ai des minutes. Tout roule. La Coupe du monde U17 arrive en octobre. J’y vais. Une fierté. Une des plus belles expériences de ma vie, au Brésil, le pays du foot. On finit troisièmes. On mène 2-0 en demi-finales contre le Brésil, puis on perd 3-2. En rentrant à Châteauroux, j’ai un peu moins de temps de jeu, mais ma progression ne se stoppe pas, je suis en confiance, je joue encore en réserve, aussi en Gambardella où on fait un bon parcours, jusqu’en quarts de finale. Mais le Covid stoppe tout. Un coup dur.

Mais ta cote, elle, grimpe…
Pas mal de clubs me veulent : Lille, la Fiorentina, Monaco, Brentford. Le Barça aussi, Éric Abidal était directeur sportif et il était très chaud sur moi. Mais lors de ce mercato, il se fait virer. L’argent prévu pour mon transfert, ils le mettent sur un Brésilien. Moi, depuis tout jeune, un de mes rêves, par rapport à mon style de jeu, c’était l’Espagne. On décide d’aller à Villarreal, réputé très formateur, faisant confiance aux jeunes. C’est un peu l’OL ou le Stade rennais d’Espagne. C’est un peu difficile avec Châteauroux, les deux clubs ont du mal à se mettre d’accord. Le mercato dure à ce moment jusqu’en octobre. Et, du coup, je ne joue pas. C’est long. Le coach a sûrement un ordre de la direction de ne pas me faire jouer tant que la situation n’est pas réglée. Pourtant, je suis un des meilleurs à l’entraînement. La dernière semaine avant que je parte, mes agents me disent : « On va utiliser la manière forte. Tu ne vas plus à l’entraînement. » Je prends mes affaires et je rentre à Paris. Puis les deux clubs finissent par trouver un accord.
J’ai eu un peu de mal à comprendre les concepts d’Emery, avec des ailiers qui défendent beaucoup et qui sont très bons tactiquement.
Dirais-tu que ton chemin, depuis, jusqu’à la Liga cette année, a été un chemin patient ?
J’ai été patient, avec des hauts et des bas. Quand j’arrive à Villarreal, ils me disent que le projet est de commencer avec la B, en troisième division, pour que je m’adapte à la vie, la langue, au jeu espagnol. Puis, en fonction de ma progression, monter en A. Je fais ma saison. Je ne joue jamais avec l’équipe d’(Unai) Emery. C’est l’année où ils gagnent la Ligue Europa. Je fais la préparation de la saison suivante avec l’équipe A, mais j’ai eu un peu de mal à comprendre les concepts d’Emery, avec des ailiers qui défendent beaucoup et qui sont très bons tactiquement. Je suis un peu déçu, mais Mirandes vient se renseigner. J’hésite, mais en D2, ça peut être un bon tremplin. Je m’y fais prêter, ma première saison complète en professionnel (35 matchs, 3 buts, 5 passes). À mon retour, Emery est encore là, et moi j’envisage un nouveau prêt. Mais l’équipe B de Villarreal monte en D2 et ils bloquent mon départ. Le coach me promet que je vais beaucoup jouer. Finalement, ça ne passe pas très bien. Je ne dis pas que c’est forcément de sa faute, même s’il y a des choses que je ne comprends pas. Être remplaçant deux fois sur trois, mentalement, c’est dur. Je le vis un peu mal.
Commences-tu à douter de toi dans cette période ?
Non, non. Je n’ai jamais douté de ma capacité. Je suis conscient que j’ai du talent et du potentiel, même si je sais que ça ne fait pas tout. C’est juste qu’on est en novembre, et je me dis que la saison va être longue. Puis Emery signe à Aston Villa. Quique Setien prend l’équipe, et je me dis que ça peut être une bonne chose. En janvier, je ne sais pas trop si je dois rester ou pas. Bordeaux est en Ligue 1 et est intéressé. Finalement, je reste. Bien m’en a pris : je joue davantage avec Villarreal B, et si Emery ne venait plus voir cette équipe, Quique Setien vient à chaque fois, et j’apprends qu’il parle de moi dans les tribunes. À un moment, il me fait monter à l’entraînement. Je ne devais faire que le lundi avec les remplaçants et repartir ensuite en B. Sauf que je fais une très bonne séance et on me demande de rester toute la semaine. Le week-end suivant, je suis dans le groupe qui affronte Majorque. Au bout de 20 minutes, on prend un carton rouge. C’est compliqué. À 2-4, c’est la 60e, on me dit : « Tu vas rentrer. » Je fais une bonne entrée. Le coach vient me voir ensuite : « J’aime beaucoup comment tu es, tu n’as pas peur, j’aime ton style de jeu. Tu vas rester avec moi. À toi de te faire ta place. Moi, je n’ai pas peur de faire passer un jeune devant un ancien. » On est en février-mars 2023. Je fais tous les groupes. Samuel Chukwueze, à mon poste, est en pleine bourre, mais j’entre une autre fois face au Celta de Vigo. Je progresse à l’entraînement, j’apprends, avec (Giovani) Lo Celso, (Alex) Baena, Yeremy Pino, (Étienne) Capoue, (Francis) Coquelin, Aissa Mandi, Raúl Albiol… Mais ça ne vaut pas des matchs. Donc je sais qu’il faut que je m’en aille.

Malgré tout, Villarreal te prolonge, tu fais une saison pleine en D2, à Gijón (42 matchs, 2 buts, 5 passes), marquée par des insultes racistes lors d’un match…
Ce n’est jamais agréable, bien sûr. Mais Gijón et Oviedo, ce sont deux ennemis, un des plus gros derbys d’Espagne. Deux publics qui se détestent. Ça va au-delà du foot. Je pars de Gijón pour aller à Oviedo. À Gijón, ça ne passe pas. Quand je signe, j’ai beaucoup de messages sur les réseaux sociaux, etc. On joue le derby dès la 4e journée, donc je sais que mon accueil allait être assez hostile. Je ne m’attendais pas à autant. Insultes, sifflets, menaces… Jusqu’à cette femme prise par une caméra à dire quelque chose de raciste. La police m’appelle pour savoir si je veux porter plainte, je dis non. Je me disais que des personnes comme ça ont déjà assez de problèmes dans leur vie pour en arriver au point d’être racistes.
En fin de saison, cette fois, tu quittes définitivement Villarreal, avec un transfert à Oviedo, toujours en D2. Pourquoi ?
Je reviens, et c’est Marcelino le coach. Il m’aime bien, parce qu’il vient de Gijón, donc il me suivait. Mais il y a trop de concurrence. J’attendais une équipe de Liga, mais Oviedo joue le haut de tableau de D2, pour monter. Donc je vais là-bas. Mais je n’ai jamais été obnubilé par le fait de faire absolument une bonne saison pour enfin aller en D1.
Je peux voir là où j’en suis, savoir si j’ai le niveau ou pas. J’attends ça depuis plusieurs années…
Parvenir à la Liga, ça signifie quoi pour toi ?
Que c’est la saison la plus importante de ma jeune carrière. Je peux voir là où j’en suis, savoir si j’ai le niveau ou pas. J’attends ça depuis plusieurs années… C’est confirmer ce que j’ai pu démontrer en D2. Je cherche surtout la régularité, pour aider mon équipe à se maintenir.
Tu t’es fait remarquer cette saison par un léger incident avec ton coach, Veljko Paunović…
C’est un épisode un peu noir. Je suis une personne assez impulsive. Quand je suis énervé, je réagis souvent à chaud, chose que j’essaie de gommer. Je suis sur le banc, à mon avis un peu injustement, face à la Real Sociedad, à domicile, à guichets fermés. Il me met sur le banc sans trop que je ne comprenne pourquoi. Je le prends un peu mal et je suis sur les nerfs, car notre début de match est un peu compliqué, on reste dans notre camp. Un de nos joueurs se blesse, et il me fait entrer. Sur mon premier ou deuxième ballon, je donne une passe décisive. Et là, c’est sorti tout seul. Ce n’était pas contrôlé. C’est l’adrénaline du match, l’émotion du but, l’euphorie des supporters pour le premier but d’Oviedo à domicile en Liga 25 ans après… Tout est sorti d’un coup, ça a fait pas mal de bruit en Espagne. Je n’en suis pas fier, je me suis directement excusé. Ça me servira de leçon.
Tu évolues avec Santi Cazorla à Oviedo. Quel genre de coéquipiers est-il ?
Il a peut-être un âge où il n’est plus au top physiquement, mais, franchement, c’est le meilleur joueur avec qui j’ai joué jusque-là. C’est impressionnant la facilité qu’il a balle aux pieds. Il se balade, il ne perd pas un ballon, c’est lui qui dicte le tempo. Sur les matchs qu’il a joués, même en Liga, il reste performant. Et, humainement, c’est un gars top, il est super humble. Je ne l’ai jamais vu se croire supérieur à quelqu’un ou faire preuve d’arrogance. C’est un très bon capitaine. C’est un régal de pouvoir être dans le vestiaire avec un mec comme ça.
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