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  • Atlante/Barça (1-3)

Et à la fin, c’est le Barça qui gagne

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Et à la fin, c’est le Barça qui gagne

A Abu Dhabi, le Barça s'est qualifié pour la finale du Mondial des Clubs, la cinquième de sa saison, en disposant du club mexicain de l'Atlante (3-1). Une nouvelle fois, sa prestation a tourné à la démonstration. Ou presque ...

En Catalogne, à Rome, ou aux Emirats Arabes Unis, l’ensemble du chef d’orchestre, Pep Guardiola, joue toujours la même partition. Digue posée sur sa demi-sphère du rond central, solutions trouvées entre les lignes, possession de balle monopolistique, le Barça tapisse le terrain de rouge et de bleu. Et qu’il soit espagnol, anglais ou mexicain, l’adversaire résiste comme il peut, comme un naufragé, mains agitées au-dessus des vagues, avant de disparaître inéluctablement vers les profondeurs. Cette fois l’Atlante a été touché-coulé sur un corner (35e) : Xavi à l’approvisionnement, Yaya Touré -le meilleur Barcelonais de la première période- à la déviation, et Busquets à la finition, d’une vilaine reprise à l’arrache. Un but qui mériterait davantage l’estampille Juventus que Barça, beau jeu, tout ça, mais le résultat est là.

En Catalogne, à Rome, ou aux Emirats Arabes Unis, le Barça, bien que monstrueuse machine collective, s’en remet toutefois à un véhicule léger monté sur moteur dragster. Pour faire fructifier ce qu’il a semé. Entré à la 53e minute, Messi, puisque c’est évidemment de lui qu’il s’agit, marque à la… 54e. Depuis que son statut de meilleur joueur du monde a été certifié d’un Ballon d’Or, le nain argentin semble s’être délesté de quelques centaines de grammes supplémentaires pour survoler encore plus ses contemporains. Cette fois, Ibrahimovic le voit partir dans son dos, élimine l’arrière garde mexicaine d’une passe létale, et la puce atomique, tonique à la réception, joue l’accélérateur de particules dans la surface, avant de mettre sur les fesses le dernier défenseur et le portier adverse d’une frappe croisée.

Pourtant, tout ne fut pas aussi facile qu’il n’y paraît pour le Barça. Car un gros grain de sable a grippé la machine à Pep : l’alignement de la défense catalane, au sein de laquelle le Mexicain Rafael Marquez faisait son retour. Sur une ouverture de rugbyman d’un défenseur de l’Atlante devant ses seize mètres, le frêle mais sacrément véloce Guillermo Rojas grillait son compatriote, lobait Victor Valdez, avant de rabattre le ballon qui allait fuir le cadre d’un extérieur claqué. 1-0 pour le club de Cancun à la cinquième minute. Pour se donner du baume au coeur, la presse mexicaine avait relevé que le Barça, si habile à profiter de son centre de gravité singulièrement bas sur le Vieux Continent, pourrait être gêné par la rencontre d’une équipe où les Lilliputiens ont droit de cité, comme le milieu offensif, Christian « El Hobbit » Bermudez, un mètre soixante sous la toise.

La vivacité des Mexicains, plus que la supposée expérience apportée par son Argentin et double vainqueur de l’intercontinentale Santiago Solari (avec River et le Real), troubla en tout cas le secteur défensif blaugrana, qui aurait pu en prendre deux ou trois en première période. Aussi, après que Pedrito scella le score (3-1 à la 68e), l’Atlante, revenu à la surface, se créa deux opportunités de réduire la marque à l’orée du dernier quart d’heure. Et si les Mexicains s’étaient montrés plus réalistes, que serait-il alors advenu ? Mais en Catalogne, à Rome, ou aux Emirats Arabes Unis, si le Barça paraît vulnérable -plus ou moins furtivement- il l’emporte toujours. Les Etudiants de la Plata, son adversaire en finale, sont prévenus. Ils ont trois jours pour rêver, avant de céder. Comme tous les autres.

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