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Maxime Lopez et l'Algérie : de quoi être vert
Le feuilleton concernant Maxime Lopez et l'Algérie n’est ni une soudaine déclaration d’amour ni un coup de poker à l’approche du Mondial 2026. C’est une histoire de phrases ressorties au mauvais moment, de mots trop honnêtes dans un football qui aime les choix tranchés, et d’un débat né davantage dans les colonnes et sur X que dans les bureaux de la FAF.

La première sortie remonte au So Foot n°232. Interrogé sur son avenir international, le milieu du Paris FC répond alors à une question volontairement frontale : « Si l’Algérie m’appelle, j’irai. Si l’équipe de France m’appelle, j’irai. Parce que j’ai envie de jouer en équipe nationale ». Rien d’un choix stratégique, mais le constat d’un joueur de 28 ans, ancien international espoirs (13 sélections entre 2017 et 2019), jamais convoqué chez les A, et toujours éligible à représenter l’Algérie par sa mère, originaire de Béjaïa. Dans le même entretien, Lopez précise d’ailleurs : « Moi, j’ai toujours dit que l’Algérie était un pays important pour moi, la terre de ma mère et des grands-parents. J’ai grandi avec le fait d’être algérien. »
Qui je suis pour refuser une sélection comme celle-là ?
Quelques semaines plus tard, en janvier 2026, une autre phrase, cette fois lâchée dans une interview donné au média Carré, va changer la perception du dossier : « Qui je suis pour refuser une sélection comme celle-là ? » Sortie en pleine CAN 2025, la déclaration est reprise, montée en épingle et interprétée comme une volonté claire de rejoindre les Verts. Plusieurs médias algériens évoquent alors un intérêt mutuel, voire une piste sérieuse en vue de l’après-CAN. Sauf que, côté joueur, rien n’a bougé.
@raphaeldomenach “Si on m’appelle, j’y vais.” Une phrase sortie de son contexte, mal interprétée, et perçue comme opportuniste. Maxime Lopez explique calmement son positionnement vis à vis des sélections algérienne et française. ❓ Pour toi, c’est de l’opportunisme… ou juste de l’honnêteté ? ITW COMPLÈTE À RETROUVER SUR NOTRE CHAÎNE YOUTUBE : LE MÉDIA CARRÉ
♬ son original - LEMEDIACARREbyRD
Un tweet pour remettre les faits à l’endroit
Face à l’emballement médiatique, Maxime Lopez a choisi de reprendre la main. Le 26 janvier 2026, le milieu du Paris FC publie un message sur X, qui fait office de clarification définitive : « Vrai, il n’a jamais été question que je rejoigne la sélection. J’ai simplement répondu à des interviews. Toutes les rumeurs étaient fausses. J’ai beaucoup de respect pour la sélection algérienne et pour son peuple. Je leur souhaite le meilleur pour les prochaines échéances et surtout la Coupe du monde » En gros, Lopez ne ferme pas une porte, il rappelle qu’elle n’a jamais été ouverte. Aucun contact officiel avec la Fédération algérienne (FAF), aucune discussion avec Vladimir Petković, aucun projet sportif évoqué. Simplement des réponses théoriques à des questions, devenues, par effet de contexte et de timing, un feuilleton national.
Vrai ✅ il n’a jamais été question que je rejoigne la selection j’ai simplement répondu à des ITW. Toutes les rumeurs etaient fausse .J’ai beaucoup de respect pour la selection Algerienne et pour son peuple. Je leur souhaite le meilleur pour les prochaines échéances et surtout la…
— Maxime Lopez (@maximelopez) January 26, 2026
Cette mise au point intervient quelques heures après la publication d’un article de La Gazette du Fennec dont une « exclu », affirme que la FAF a définitivement clos le dossier Maxime Lopez. Selon le média algérien, la décision serait motivée par trois critères précis : l’âge, le profil sportif et l’aspect humain. « Multipliant les remerciements d’être sur les tablettes de l’équipe d’Algérie, Lopez a trop fait durer le suspense et n’a jamais mis les Verts en priorité à son prime, lorsqu’il évoluait à l’Olympique de Marseille ou à Sassuolo. […] Pour la FAF, le retournement de situation de Maxime Lopez est un non-événement. »
Un raisonnement paradoxal ?
Toujours selon cette source, son âge, 28 ans, serait jugé peu stratégique pour un projet censé se projeter vers l’avenir, et son profil de milieu technique ne correspondrait plus aux priorités actuelles d’une sélection qui disposerait déjà de solutions similaires. Une convocation serait ainsi jugée « hors de question, ni sportivement ni humainement ». Un raisonnement cohérent sur le papier, mais que les faits récents viennent nuancer. Lors de la CAN 2025, l’Algérie a titularisé Luca Zidane dès le premier match, malgré une absence totale d’expérience internationale africaine, et l’a maintenu jusqu’à l’élimination. Dans le même temps, des médias nord-africains comme WinWin, El Chourouk ou La Gazette du Fennec évoquent régulièrement l’intérêt de la sélection pour Ilyaz Zidane ou Ethan Mbappé, profils jeunes, binationaux, formés en France, eux aussi sans vécu continental. D’ailleurs, il suffit de voir Maxime Lopez combiner avec Ilan Kebbal sous le maillot parisien pour saisir le potentiel. Mais ce sujet montre encore à quel point le choix d’une sélection peut cristalliser les passions, les incompréhensions et certains sentiments d’injustice. Posez la question à Islam Slimani, vous verrez ce qu’il en pense.
Maxime Lopez met les choses au clair sur la sélection algérienneMohamed Helti























































