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Des retrouvailles en plein mois doute

par Dave Appadoo
3' 3 minutes
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Des retrouvailles en plein mois doute

Ce mercredi (21h), à Bruxelles, l’équipe de France défie la Belgique dans ce qui ressemble à tout sauf à un match Banania face à une des sélections les plus excitantes du moment. D’autant que les Bleus, eux, sont plus que jamais dans le flou. Si près du verdict des éliminatoires, c’est inquiétant. Ça fout même les jetons…

C’est la rentrée. Et avec elle son lot de figures imposées : les excuses pour les erreurs passées et les bonnes résolutions pour l’avenir. Jusqu’au bout, nos chers footballeurs conservent donc des attitudes de petits écoliers, y compris celle des chahuteurs du fond de la classe, suivez notre regard. Il flotte une odeur bizarre sur ce match amical qui prend une dimension plus grande que le simple fait d’affronter une des sélections montantes du moment. Avec le retour de Samir Nasri et d’Éric Abidal, il y a comme des réminiscences de quelques épisodes passés parfois sulfureux, que l’on avait enfouis sans jamais totalement les oublier. Bien sûr, on ne va pas refaire le procès du joueur de Manchester City, ni réécrire la story du nouveau défenseur de Monaco. Mais il faut bien le dire, leur rappel en Bleu dit quelque chose de la confusion actuelle de Didier Deschamps.

Fragilisé par les défaites à répétition (quatre revers lors des cinq derniers matchs, l’ancien capitaine semble parer au plus pressé en convoquant un joueur disparu du foot de haut niveau depuis mars 2012, date de sa greffe au foie, et un autre dont ni le passé sportif en Bleu ni les perfs avec Manchester City depuis un an ne justifie vraiment un retour. Seulement voilà, les absences derrière et les carences du milieu, entre les blessures des uns et les futures suspensions des autres, n’ont pas vraiment laissé une marge de manœuvre immense à DD qui prépare la dernière ligne droite. En priant pour que celle-ci les emmène au Brésil et pas dans le mur, une hypothèse qu’il ne faut plus écarter désormais.
Vraiment à l’envers
Car un des enseignements majeurs à l’heure d’évaluer le temps de passage des Bleus depuis la prise de fonction de l’ex-coach de l’OM, c’est qu’aucune formation type ne s’est réellement dégager. Inquiétant, très inquiétant… Oh, il y a bien quelques incontournables, ici Lloris, là Ribéry, voire Benzema même s’il ne faudrait pas que le Madrilène pousse trop loin l’abstinence. Derrière les trois « stars » (nous aussi on essaie une bonne résolution : ne pas être vachard d’entrée), on pourrait encore citer Valbuena et Matuidi. Et puis ? Epicétou ! À quelques encablures de l’emballage final, l’ossature se fait attendre. « Elle se dégagera d’elle-même, a répondu le sélectionneur ce mardi. Elle ne s’est pas dégagée pour différentes raisons. Après, c’est sûr que si quelque chose marche bien, je ne vois pas pourquoi je serais amené à en changer. Dans l’absolu, plus tôt une équipe type se dégage, mieux c’est. Ça permet d’accélérer la cohésion, de trouver plus facilement des automatismes et des affinités. Aujourd’hui, le groupe est ouvert. »

Au fond, c’est encore devant que Deschamps a le plus de repères, à défaut de certitudes, puisque seul le couloir droit cherche encore une proprio. Mais au milieu, où devrait sévir face à la Belgique la paire de rookies Guilavogui-Kondogbia, et derrière, avec une défense de culture Arsenal (Sagna, Koscielny et Clichy pour escorter Abi, soit deux actuels et un ex), pas un excellent signe au regard de fragilité des Gunners, tout semble encore en friche. C’est ballot car dans l’idée d’une construction d’équipe, on commence souvent par l’arrière et le milieu pour finir par l’attaque. Et ça, Deschamps, leader des succès Bleus de 1998 et 2000 selon ce processus, le sait mieux que personne. Oui, décidément, il est dit que cette équipe de France fera tout à l’envers jusqu’au bout. Il n’est pas encore trop tard pour se remettre à l’endroit. Mais le temps presse. Alors pourquoi ne pas commencer dès ce mercredi soir ?

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par Dave Appadoo

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