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Bernardo s’en va

Par Adel Bentaha
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Bernardo s’en va

Bernardo Silva a annoncé son départ de Manchester City au terme de la saison. Le symbole, aussi, de la fin de l’ère Guardiola qui approche.

Après neuf ans de services et dix-huit trophées, Bernardo Silva a annoncé son départ de Manchester City à l’issue de cette saison 2025-2026. Le temps, peut-être, d’accrocher une ultime Premier League au palmarès dans un sprint final fou, et le Portugais pourra s’offrir à 31 ans son tour d’honneur sous les hourras des supporters de l’Etihad. Comme la conclusion d’une belle parenthèse sous l’étendard Guardiola, pour un joueur qui aura longtemps compté, sans pour autant avoir attiré les projecteurs.

Peut-être est-ce en raison de sa dégaine de random guy ou de son physique sans âge. Mais Bernardo Silva est de ceux qui n’auront brillé que par la propreté de leur travail. Un doux stakhanoviste, sans trop d’aspérités, au nom souvent couché en premier sur une feuille de match. Comme les a toujours aimés Guardiola finalement. Il faut dire que le passage du Portugais outre-Manche est intimement lié à celui du Catalan. C’est lui qui, au lendemain de la fessée infligée par l’AS Monaco à City en huitièmes de finale de Ligue des champions, poussait sa direction à claquer près de 70 briques sur Silva. Le retour sur investissement n’a pas tardé, voyant Bernardo s’installer durablement quelque part entre le milieu et l’aile, afin de prendre la succession de David, autre Silva génial.

La légende d’un club « nouveau »

Une période d’affirmation, coïncidant avec la suprématie skyblue du début de ces années 2020, parvenue à calmer les ardeurs de Liverpool et Chelsea – seuls véritables concurrents d’alors. Témoins de ce rendement premium, les 50 matchs en moyenne disputés chaque saison par Bernardo ont aussi fini d’écrire sa légende dans l’autre écurie mancunienne. Car c’est finalement là, sa plus grande réussite. Celle d’avoir contribué à devenir l’un des vestiges techniques et symboliques, d’un club que l’on taxe (et taxera toujours ?) de « sans âme », car nouveau riche. Avec un peu plus de 450 rencontres égrainées au moment de son départ, Silva comptera malgré tout, autant que les grands noms de la Premier League que l’on relie si souvent à un folklore mêlé d’histoire et de tradition. Et quand bien même Manchester City est un club à la gloire récente, il a réussi à se muer en incontournable dans ce paysage. Avec la figure de Bernardo au premier plan.

Une prouesse d’autant plus remarquable que l’ancien de l’ASM s’est toujours exprimé à travers le ballon. Parmi ses comparses, jamais il n’aura eu le caractère gueulard de Kevin De Bruyne, ni l’improbable prestige de remporter un Ballon d’or comme Rodri. Non, lui s’est simplement contenté de faire son travail plutôt proprement, à l’image de son communiqué de circonstances : « Ce club m’a offert bien plus que je n’aurais jamais osé espérer. Ce que nous avons gagné et accompli ensemble restera à jamais gravé dans mon cœur. » Après neuf ans de lessiveuse siglée Guardiola, nul doute donc que l’usure physico-mentale a pris le dessus. Certains diront même qu’il aurait dû partir avant. Peut-être. Reste que ce temps grignoté pourrait lui être bénéfique. Engagé dans une course au titre assez folle avec Arsenal, City tient encore son destin entre ses mains pour décrocher un onzième championnat et offrir à Bernardo Silva un ultime cliché avec une breloque en main. « Profitons ensemble de ces dernières semaines et battons-nous pour ce que cette saison nous réserve encore », concluait-il dans son message. Les Gunners lui rendront bien ce service ?

Bernardo Silva va dire au revoir à Manchester City

Par Adel Bentaha

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