Un doublé de Vinicius, une victoire 3-0 contre l'Écosse pour garder la première place du groupe devant le Maroc et le retour de Neymar près de trois ans plus tard : le Brésil a vécu une soirée parfaite, à Miami. Sans extraterrestres.
Écosse 0-3 Brésil
Buts : Vinicius (7e, 45e+3) et Cunha (60e) pour la Seleção
Mauvaise nouvelle pour les fans de X-Files et le GEIPAN : les extraterrestres n’ont pas posé leurs soucoupes sur la pelouse du Hard Rock Stadium, à Miami, ce mercredi aux États-Unis (dans la nuit en France, bien sûr). Bonne nouvelle pour le Brésil : Vinicius Junior et Neymar n’ont pas été enlevés au milieu de la panique, comme l’avait rêvé la voyante slash influenceuse brésilienne Vó Bahiana. Ce personnage sorti tout droit d’un mauvais téléfilm n’avait pas vu le principal : le doublé de Vini contre l’Écosse (0-3) pour laisser le Brésil à la première place du groupe C, devant le Maroc, et le retour sous le maillot de la Seleçao de Neymar, près de trois ans après sa dernière apparition remontant au 18 octobre 2023. Deux extraterrestres, à leur manière.
L’Écosse fait des fleurs à Vinicius
Moins surnaturel dans la ville de Dexter : le niveau des Écossais. Après une courte victoire contre Haïti et une courte défaite face au Maroc, il restait un troisième Flowers of Scotland pour s’époumoner et ce 5e affrontement entre le Brésil et l’Écosse dans un Mondial (seul Argentine-Pays Bas est davantage un classique) pour se sentir dans la grande histoire de la Coupe du monde. Les olé sur les premières séquences de possession des copains de Scott McTominay a rapidement laissé place aux «oulalalala» en voyant un autre Scott, McKenna en l’occurrence, faire n’importe quoi. Rayan n’en demandait pas tant, Vinicius non plus pour se retrouver avec le ballon, crocheter Angus Gunn et planter (0-1, 7e). Il n’en demandait pas tant pour devenir le premier Brésilien, depuis Rivaldo et Ronaldo en 2002, à marquer lors des trois matchs de poule d’un Mondial.
Le compère de charnière de McKenna, Jack Hendry, a bien failli imiter son pote, Vinicius le surprenant au pressing pour un doublé refusé après consultation de la VAR pour un contact du Madrilène sur la récupération (22e). L’Écosse a continué de jouer comme si elle était armée techniquement pour construire ses remontées de balle et Matheus Cunha a multiplié les efforts au milieu de Rayan et Vini, Lewis Ferguson sauvant les meubles dans sa surface (45e). Il n’était pas là, quelques minutes plus tard, pour empêcher Vinicius de caler sa tête sur un centre ajusté par Bruno Guimaraes (0-2, 45e+3). Le public attendait Neymar, il a eu Vinicius, 76 capes et 66 buts de moins que l’idole du pays, acclamée comme une rockstar dès son échauffement.
Neymar relance son histoire avec le Brésil
Il a pu assister tranquillement à la suite du boulot fait par son équipe pour qu’il puisse signer son retour dans le plus grand confort. Alisson a bien dû faire quelques arrêts, notamment sur McTominay (49e, 64e), mais Gunn a encore plié au bout d’un beau mouvement collectif brésilien conclu par Cunha, méritant et opportuniste pour bonifier le service de Guimaraes (0-3, 60e). L’attaquant de Manchester United, qui avait sans doute vibrer devant Neymar au Mondial 2014, pouvait bien accepter de rejoindre le banc pour que le numéro 10 relance son histoire en sélection, à la 76e minute.
David Beckham, pas loin d’une ribambelle de légendes brésiliennes, pouvait bien savourer un verre de vin en tribunes et Vinicius rater deux fois le triplé (79e, 81e), avant que Neymar ne chauffe les gants de Gunn (90e). Le but attendra et l’Écosse maudira peut-être cette lourde défaite, à force de prier pour voir les autres 3es faire pire d’ici ce week-end. Le Brésil pourra le passer tranquille, ou au moins avec le sentiment de monter en puissance avant les choses sérieuses et un seizièmes de finale lundi prochain, peut-être contre le Japon à Houston, la ville de la NASA. Les extraterrestres ? Même pas peur.
Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale
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C’était une émission, c’est devenu un rendez-vous. Puis un objet de culte. Souvent drôle, parfois intelligente, toujours alcoolisée et volontiers vulgaire, Tout le monde en parle mêlait la désinvolture d’une petite soirée entre potes et le clinquant d’un dîner dans le grand monde. Voilà pourquoi personne ne l’a oubliée, même 20 ans après.