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Maghnes Akliouche, visage de la nouvelle politique de recrutement du PSG

Avec l'arrivée de Maghnes Akliouche, le PSG compte sa deuxième recrue de l'été. Un recrutement made in Ligue 1 qui marque la volonté du club parisien de s'attacher les services des meilleurs joueurs issus du championnat et de s'appuyer sur le bassin francilien pour bâtir son futur.
Le duo Luis Enrique-Luis Campos n’a pas uniquement mis le Paris Saint-Germain sur la carte de l’Europe depuis le début de leur collaboration à l’été 2023, ils ont aussi transformé la stratégie de recrutement du club parisien. Après les arrivées de Bradley Barcola en 2023 et de Désiré Doué en 2024, le PSG a de nouveau jeté son dévolu sur l’une des attractions de la Ligue 1 des dernières saisons avec le recrutement de Maghnes Akliouche, lâché par Monaco contre un chèque de 50 millions d’euros. Si les deals précédents n’ont pas toujours eu le succès escompté, à l’instar des arrivées d’Hugo Ekitike et Randal Kolo Muani à l’été 2023, ils marquent la volonté du PSG d’être la figure de proue dans le recrutement des talents de l’Hexagone.
Une valeur déjà sûre du championnat
À la manière du Bayern Munich qui recrute à chaque mercato toutes les pépites émergentes de la Bundesliga, le PSG s’est mué en destination phare pour les meilleurs acteurs de la Ligue 1. Une vision portée par le duo de Luis en charge du sportif qui s’est attelé à bâtir une équipe solide avec des joueurs complémentaires, parfois loin du faste marketing et bling-bling des premières années sous QSI. Une stratégie ponctuée par deux sacres consécutifs en Ligue des champions et saluée par bon nombres d’acteurs du football jusqu’au président de la Liga, Javier Tebas. Dans un entretien accordé à RMC Sport, le patron du football espagnol a encensé (dans son style) le nouveau modèle parisien : « L’analyse du PSG est paradoxale. Quand ils arrêtent d’acheter de grandes stars comme Mbappé, Neymar ou Messi, ils ont commencé à gagner des titres avec un grand entraîneur espagnol comme Luis Enrique. Le PSG a compris qu’au lieu de balancer des millions pour attirer des stars, il fallait surtout construire une vraie équipe ».
Une vision qu’illustre parfaitement Maghnes Akliouche. Né à Tremblay-en-France dans le 93, c’est pourtant Monaco qui l’a repéré et qui l’a formé lui permettant de gravir les échelons jusqu’à disputer la Coupe du monde 2026 avec les Bleus. Celui-ci âgé de 24 ans et devenu valeur sûre du championnat, il ne manquait qu’une signature au PSG dans une trajectoire finalement logique, tant les deux parties avaient envie de lier leur avenir malgré les sollicitations reçues par l’international tricolore aussi bien l’été dernier que lors de ce mercato. Pour autant, malgré cette volonté commune, les négociations ont duré plusieurs semaines et quatre offres ont été effectuées avant que le PSG et Monaco tombent d’accord sur un montant de 50 millions d’euros. La conséquence également du nouveau leitmotiv du PSG : ne plus surpayer, un cas de figure particulièrement bien démontré par l’abandon de la piste Yan Diomandé.
La volonté de signer des joueurs fiers de jouer pour le PSG
« Signer au Paris Saint-Germain est une immense fierté. Ayant grandi en Île-de-France, rejoindre un club aussi prestigieux représente énormément pour moi et ma famille (…) J’ai hâte de porter ce maillot, de continuer à progresser au sein de ce grand club et de tout donner pour défendre les couleurs du PSG devant ses supporters », a notamment déclaré le nouveau numéro 11 du PSG lors de son arrivée. C’est aussi ça le nouveau visage du recrutement parisien : des joueurs issus de la région qui ont envie de porter le maillot Hechter. Une stratégie qui peut parfois être à double tranchant, la pression de jouer pour son club de cœur n’étant pas toujours un cadeau.
Signer au Paris Saint-Germain est une immense fierté. Ayant grandi en Île-de-France, rejoindre un club aussi prestigieux représente énormément pour moi et ma famille.
Pour autant, le recrutement d’Akliouche n’est pas que symbolique. Sur l’aspect sportif, son arrivée répond à un besoin du club de la capitale après le départ de Kang-In Lee vers l’Atlético de Madrid. Très à l’aise dans les petits espaces, doté d’une grande intelligence tactique et d’une polyvalence dans l’entrejeu, il a tout pour se fondre dans le système pensé par Luis Enrique. Le technicien parisien a prouvé ces dernières saisons que le nom ne faisait pas tout. Peu connaissaient João Neves ou Vitinha avant qu’ils n’éblouissent l’Europe de leur talent. Dans le cas Akliouche, ses capacités à créer du décalage aussi bien par la passe que par le dribble et de pouvoir évoluer à divers postes en font un atout de choix. Cependant, reste à régler la question défensive, très chère à l’ancien entraîneur du Barça, et à adapter ses automatismes pour coller parfaitement à la philosophie Enrique. Mais son arrivée démontre une nouvelle fois que le PSG a bel et bien changé dans la construction de son effectif et qu’il devrait de nouveau briguer sa succession en Ligue 1, tout comme en C1.
La première offre de Liverpool pour Barcola a été transmisePar Léna Bernard



























































