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Cameroun, mission récidive

Par Florian Cadu
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Cameroun, mission récidive

Deux ans après avoir créé la surprise en remportant sa cinquième Coupe d'Afrique des nations, le Cameroun veut refaire le coup. Opposés au Nigeria en huitièmes de finale, les Lions indomptables vont donc devoir signer un petit exploit. Chose qu'ils maîtrisent.

5 février 2017, au stade d’Angondjé de Libreville (Gabon). Il reste deux minutes dans le temps réglementaire lorsque Vincent Aboubakar, entré à la mi-temps, s’invente un enchaînement dingue pour mettre un terme à la Coupe d’Afrique des nations en cours. Mené au score à la suite d’un but de Mohamed Elneny, le Cameroun renverse l’Égypte et s’adjuge sa cinquième victoire finale dans l’épreuve. Complètement fou, et surtout complètement inattendu au regard de l’effectif du champion.

Car il faut s’en souvenir : peu avant de commencer la compétition, le vainqueur a dû trouver des remplaçants aux huit « déserteurs » ayant refusé de répondre à l’appel du pays (Maxime Choupo Moting, Joël Matip, André Onana, Guy-Roland Ndy Assembe, Allan Nyom…). Le groupe, rajeuni en conséquence, aurait pu s’en trouver perturbé. Et sans ses cadres, l’équipe ne faisait plus partie des favoris. Pourtant, au gré d’un parcours impressionnant (Ghana, Sénégal…), les Lions ont bien soulevé le trophée.

Des soucis, toujours des soucis

Deux ans plus tard, le contexte est quelque peu différent pour le Cameroun. En 2019, les grands noms ont cette fois décidé de faire honneur à leur convocation : Choupo Moting est là, au même titre qu’Onana. Ce qui a poussé le sélectionneur Clarence Seedorf à se passer des services de Benjamin Moukandjo ou … d’Aboubakar, cruellement écarté de la liste des 23. Mais cela n’a pas empêché les problèmes, qui ont continué de rythmer l’actualité des Lions.

Comme souvent, le Cameroun a amorcé sa CAN en devant en même temps gérer les négociations de primes et les grèves des joueurs. Pas l’idéal pour préparer une compétition dans laquelle on remet son titre en jeu et où d’autres pays débarquaient avec un effectif ambitieux (Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria…). Pour ne rien arranger, Seedorf a été nommé à la tête de l’équipe dans un bordel sans nom : la nation devait normalement organiser le tournoi, sauf que les retards de travaux et la suspension de ses championnats locaux ont poussé la Confédération africaine de football (CAF) à donner cette responsabilité à l’Égypte.

Des Eaglesfavoris, des Lions imperméables

Dès lors, difficile de travailler dans de bonnes conditions et de se placer dans une catégorie plus haute que celle des simples outsiders. N’empêche que le Cameroun a fait le taf, se qualifiant aisément pour la CAN 2019 (deuxième du groupe B derrière le Maroc à la différence buts, six points devant le duo d’éliminés Malawi-Comores) et enchaînant avec une phase de poules de CAN peu enthousiasmante, mais maîtrisée (une victoire contre la Guinée-Bissau, deux 0-0 contre le Ghana et le Bénin). De quoi voir beaucoup plus loin, évidemment. Manque de bol, c’est le redoutable Nigeria de Gernot Rohr qui l’attend en huitièmes de finale.

Sur le papier, la bande de John Obi Mikel part avec un temps d’avance, elle qui a remporté ses deux premières rencontres avant de tomber devant Madagascar et qui peut compter sur une richesse offensive assez dense (Odion Ighalo, Alex Iwobi, Samuel Kalu…) pour mener à bien son objectif de podium. De leur côté, les Lions ne sont pas chauds à l’idée de se laisser dompter et peuvent s’appuyer sur des valeurs sûres (Choupo Moting, Karl Toko-Ekambi, Stéphane Bahoken…). Paradoxalement, c’est pourtant leur défense qui s’est mise en avant : elle n’a encore concédé aucun but. Sobre et solide, le champion en titre sait de quelle manière il peut garder sa couronne même s’il faut gagner moche. Les Super Eaglessont prévenus : son ennemi du jour est capable de récidiver.

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Par Florian Cadu

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