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Bastia à la recherche du ciel bleu

Thomas Andrei
Bastia à la recherche du ciel bleu

Ça tourne au vinaigre. Après une montée pleine d'espoirs et des débuts encourageants en L1, le Sporting Club de Bastia est en train de déchanter. Après une branlée 4-0 reçue à domicile face à Paris, les Corses vont devoir se révolter face à Metz.

Durant deux radieuses saisons, les supporters bastiais ont été accoutumés à assister aux victoires éclatantes de leur équipe. Mais si en National, le Sporting enchaînait les roustes, s’il dominait certes la Ligue 2 de la tête et des épaules, l’apprentissage du plus haut niveau ne s’avère rien d’autre que cruel. Après des débuts prometteurs, les Turchini ont subi quatre revers violents, en encaissant 13 buts douloureux, payant cash la moindre erreur. Pis encore, les potes de Toifilou Maoulida n’ont plus fait trembler les filets depuis plus d’un mois et une défaite 3-2 sur la pelouse du Stade rennais. Entre humiliations sur le terrain, rumeurs de désaccords en coulisses et violences policières, le public corse est au bord de la crise de nerfs. Ça n’est donc pas peu dire que la réception de Metz, ce soir à Armand Cesari en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, constitue une formidable occasion de se ressaisir.

Pas une équipe de peintres

Cependant, si l’escouade d’Albert Cartier évolue bien deux échelons en dessous de celle de Frédéric Hantz, elle ne constitue pas une équipe de peintres pour autant. Articulé autour de l’ancien Caennais et éternel espoir Grégory Proment, venu à la rescousse de son club formateur, le 11 grenat est, après neuf journées, le seul de son championnat à ne pas avoir encore goûté à la défaite. Plutôt solides, les copains d’Albert Banning n’ont concédé que huit cartouches en en casant parallèlement une vingtaine dans les cages adverses, dont cinq signées du jeune milieu de terrain Yeni N’Gbakoto. Dans les bois, Carrasso junior représente le dernier rempart de qualité de cette équipe jeune, joueuse et volontaire. Libérés de toute pression, pleins d’assurance, ces Messins promis à une remontée rapide ne viendront pas pour faire de la figuration et pourraient poser pas mal de soucis à des Corses en mal de repères.

Un XI à remanier

De quoi sérieusement inquiéter les collègues de l’expérimenté Sylvain Marchal qui, depuis l’été, se bat pour colmater les brèches béantes ouvertes par ses compagnons d’infortune. Rappelons simplement que les déceptions Angoula, Mary et Choplin, ainsi que les éternels losers Sans et Marque, viennent tous du National, et que ça se voit. Si, par ce paramètre, les garçons susnommés se sentiront ce soir dans leur habitat naturel, il annule aussi le postulat selon lequel l’équipe de Ligue 1 se doit d’écraser son cadet. Ainsi, soumis à la pression de ses dirigeants, Hantz pourrait opérer la réorganisation espérée par Jérôme Rothen. Alors que l’intéressant milieu de terrain à trois vu lors de la déroute face au PSG pourrait à nouveau être mis en place, Julian Palmieri offrira une alternative séduisante dans le couloir gauche de la défense. Un changement réclamé par le tout Furiani tant le niveau du sympathique Féthi Harek, élu meilleur joueur à son poste la saison passée, commence vraiment à être gênant. À l’inverse, le percutant ailier corse fait de loin partie des meilleurs éléments du groupe bastiais et a déjà dépanné à ce poste lors de sa période istréenne. Une solution qui permettrait de plus la titularisation sur l’aile gauche de l’international espoir Wahbi Khazri, des kilomètres au-dessus de ses partenaires lors de la dernière sortie des lions de Furiani. À ses côtés, Ilan, absent depuis Rennes, pourrait signer un salvateur retour dans l’axe. Pour occuper la pointe de l’attaque, l’ex-patron du Mans devra choisir entre reconduire un Anthony Modeste en légère difficulté, mais avide de confiance, ou le vieux Maoulida, plus vif et technique que l’ancien Bordelais. Nombre de choix cornéliens se présenteront donc sous les yeux du technicien aveyronnais, qui n’a plus réellement droit à l’erreur. À lui de profiter de cette rencontre pour faire des tests, tout en présentant un XI compétitif. Car si au terme du 4-0 infligé par les stars du Paris Saint-Germain, les 16 000 supporters bastiais ont réservé à leurs protégés une standing ovation digne d’une Palme d’or au Festival de Cannes, une nouvelle défaite face à une équipe de bien plus faible calibre ne serait pas vécue avec autant de miséricorde.

À Yannick Cahuzac et ses compères de retrouver le niveau, la hargne qui ont fait le succès du Sporting les deux années précédentes. Comme, par exemple, un soir d’avril 2012, où par deux chefs-d’œuvre du néo-Rennais Sadio Diallo et un dernier but de l’homme à la bandelette, le Sporting Club de Bastia, alors protégé des dieux, avait écrasé… le FC Metz. Il y a déjà une éternité.

Thomas Andrei

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