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Young, Wild and Free

Au-delà de la victoire, le match face aux Pays-Bas a définitivement servi de transmission de témoin avec une nouvelle génération mieux formée et préparée au haut niveau que ses aînées. La réception du Luxembourg, à Toulouse, dimanche soir, doit en être la confirmation.

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Savoureux milk-shake d’insouciance que celui servi jeudi soir, dans les couloirs du Stade de France. Quelques minutes après l’attaque de la diligence hollandaise (4-0), Thomas Lemar, auteur de ses deux premiers buts internationaux au milieu d’une prestation légère et fascinante, est happé par une vague médiatique qu’il a l’habitude de dribbler soyeusement. Un journaliste tente alors sa chance : « Thomas, on parle de toi un peu partout ces derniers jours. Finalement, es-tu encore monégasque ou est-ce que tu vas rejoindre Liverpool ? » Comme s’il fallait une preuve définitive que les bonbons de la nouvelle génération ne décident pas toujours de leur emballage, le MVP de la soirée ne se cache pas : « Je ne sais pas. » Un peu plus loin, Kylian Mbappé est lui mis en joue par le service de communication huilé de la FFF. Le gamin contrôle, confirme qu’il fallait à tout prix gagner pour « se mettre bien » dans un groupe A de nouveau dominé par l’équipe de France après la défaite de la Suède en Bulgarie (2-3), et récite son analyse.


Là, comme Lemar quelques instants plus tôt, Mbappé ne veut pas parler de son avenir, car s’il est la gueule du futur, le jeune avant-centre des Bleus croque avant tout le présent. « Il y a la victoire, le premier but, c’est une fierté de marquer pour son pays. (...) Paris, ça fait envie. Mais il y a un dernier match et après, je pourrai penser au PSG. » Tout ça raconte beaucoup de l’accélération de l’époque, de l’innocence et de la jeunesse, ce à quoi Didier Deschamps, sélectionneur imbibé de la culture de l’instant, s’est empressé de répondre en conférence de presse d’après-match : « Oui, ce sont des joueurs de grande qualité, mais il y aura des périodes plus difficiles. » Avant de rajouter un second film de protection samedi : « Il ne faut pas croire que ce sera un long fleuve tranquille. Mais ils sont prêts, ils ont ce qu'il faut pour le haut niveau. » Deschamps est un homme prudent, avec sa dose de protectionnisme, mais si on attend la fin du bal pour payer les musiciens, voilà la jeunesse française récompensée. Face aux Pays-Bas, elle a définitivement pris le pouvoir et, mieux, elle a bousculé les convictions d’un sélectionneur qui se questionnait il y a encore quelques semaines dans L’Équipe sur le sens du mot identité.

Le chef de chantier


Il y a l’innocence dans les actes et la forme d’innocence dans les faits : ces gosses semblent, comme MC Solaar dans La vie est belle, guidés par satellite pour faire un travail impeccable. Puisque Thomas Lemar a quand même laissé un peu de place pour les autres jeudi soir, on a une nouvelle fois pu admirer le boulot du chef de chantier de cette génération : N’Golo Kanté, machine montée sur un mètre soixante-neuf, destructrice des espoirs néerlandais, enfin préféré à un Blaise Matuidi en quête de rythme, et qui commence à prendre ses habitudes chez les Bleus malgré le fait qu’il semble toujours se demander ce que tout le monde lui trouve de si exceptionnel. Il y a plus d’un an, pendant l’Euro, Didier Deschamps avait décidé de le sacrifier pour dessiner un système pour Antoine Griezmann – secoué, lui, pour ses excès de communication par le sélectionneur en juin dernier. Peu importe, Kanté ne l’a jamais ouvert, a continué de bosser et tient maintenant son heure. Comme Mbappé, comme Lemar, comme Sidibé et Pogba, qui peut enfin se libérer – avec un déchet inhérent à son style de jeu – avec la réintégration du milieu de Chelsea.

Demain, c’est maintenant


Au-delà de la victoire précieuse, le match contre les Pays-Bas a envoyé un message fort : si Deschamps ne vit que pour le succès, le match à venir, sans se prendre la tête avec le style et « l’identité de jeu » , la nouvelle génération, elle, veut gagner avec le spectacle. Un mot revenu plusieurs fois dans la bouche de Kylian Mbappé jeudi soir, buteur pour la première fois avec les Bleus au bout d’un quart d’heure de douceur. Dans son histoire, l’équipe de France n’avait que rarement connu un renouvellement aussi rapide – il ne reste aujourd’hui que douze finalistes de l’Euro 2016 dans le groupe et sept membres de l’équipée brésilienne de 2014 –, et la défaite en Suède (1-2) en juin dernier, où Didier Deschamps avait aligné Sissoko et Payet, aura au moins servi de bascule, même si les circonstances entourant la réception des Pays-Bas (Payet blessé, Sissoko perdu et Matuidi en pleine découverte de son nouveau club) ont bien aidé l’installation de Coman, Kanté et Lemar. « Si je dois comparer, regardez Aimé Jacquet, a relancé le sélectionneur face à la presse samedi. On disait qu’il avait préparé ce Mondial durant l’Euro 1996, mais sur cet Euro, il n’y avait que la moitié de l’effectif qui avait joué le Mondial deux ans plus tard. C’est comme ça le football : jamais figé. » La force de cette équipe est sa jeunesse irrésistible et il faut lui donner de la place, sans oublier que là où la Coupe du monde 2014 avait servi de découverte pour Pogba, Varane et Griezmann – qui sont aujourd’hui tous les trois des cadres –, l’Euro 2016 aura permis de faire un tri. Jeudi, il ne restait que 50% des titulaires de la finale, hors Lloris, sur le terrain, et on a définitivement compris que les certitudes ont désormais un temps de vie limité. La jeunesse de France a pris le pouvoir et, à l’heure de recevoir le Luxembourg dans le rôle de victime idéale, il faut se dire que demain n’est plus si loin.



Par Maxime Brigand
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