L1 - J15 - OM/PSG (3-0) - Les notes
Par Franck Lenfant
Un Amalfitano de mariage
Plus concerné, plus déterminé, plus collectif, l’OM a tout simplement tout fait mieux que le PSG dans ce Classico. Toujours pas de Pastore, toujours de moins en moins de Gameiro et encore une “crise” de novembre côté Paris-Saint-Bling-Bling.
Un Amalfitano de mariage
Olympique de Marseille
Mandanda (6): R.A.S. pour Steve. L’information majeure le concernant reste qu’il a changé de gants aux alentours de la 25ème. Une vague histoire de coutures négatives préférées à des coutures dites normales. Comment ça c’est pas important ? C’est pas Paganelli qui l’a dit ?
Azpilicueta (7,5): Passeur décisif sur le premier but, César a trouvé, une fois n’est pas coutume, le juste milieu entre rigueur défensive et apport offensif. Soit l’essentiel pour un arrière latéral, espagnol de surcroît.
Diawara (6,5): Un match sobre. Probablement pas comme la suite de sa soirée.
N’Koulou (6,5): Discret, et c’est souvent bon signe pour un défenseur central.
Morel (7): Aussi généreux dans les duels que dans l’effort, l’ancien Merlu a remporté la bataille du couloir gauche en contenant tour à tour Ménez, Jallet et Pastore. Rien que ça.
A. Diarra (6,5): Alou peut souffler sportivement et médiatiquement parlant. Il ne sera plus la cible préférée des journaux. En tout cas pour la semaine qui vient.
M’Bia (6): Après avoir pris un carton à la 13ème, tout le monde s’attendait au pire mais le Camerounais a finalement su gérer la bataille du milieu de terrain sans être expulsé. A même tenté une “Taïwo” du gauche aux 30 mètres. Remplacé par Kaboré.
Amalfitano (8): Impliqué sur tous les buts marseillais, Morgan est monté crescendo dans l’intensité du match. D’abord avec un échauffement tout en coup de bottes sur Nenê et en martyrisation du genou d’Armand pour ensuite glisser une frappe dans le petit filet de Sirigu avant d’offrir le but du 3-0 à André Ayew sur un centre déposé.
Lucho (6,5): À l’image de son premier geste technique de la soirée (semelle sur Sissoko), El commandante a semblé conscient de la tâche qui lui incombait. Ou plutôt qui lui décombait. Remplacé par Cheyrou.
A. Ayew (8): Un joueur plaisir. Un joueur dont on sent qu’il n’aime pas sortir du terrain avec un maillot propre. Toujours aux quatre coins du terrain, le Ghanéen est un véritable homme de valeur. Aussi, quand Matuidi et Sakho s’en prennent à son petit frère Jordan, André n’hésite pas faire un sprint de 50 mètres pour bien faire comprendre à l’équipe adverse qu’il est prêt à laisser sa peau sur le terrain pour sa famille. Spartiates ? Ayew ! Ayew ! Ayew !
Rémy (7,5): Une action, un but. Mais aussi une mauvaise réception sur un saut, une cheville qui vrille et un remplacement à la 31ème. Loïc a soigné ses stats comme à chacune de ses prestations cette année. Égale au passage Gignac au nombre de buts en Ligue 1. Ovationné par le Vélodrome et remplacé par J. Ayew à la 31ème.
J. Ayew (7): Le n°2 de la fraterie Ayew (19 ans) a paru galvanisé par la pression inhérente à ce genre de match. Un rush seul au milieu de six Parisiens, un jeu en pivot précieux et un “front contre front” avec Sakho, le cadet a répondu présent. Gignac peut reposer tranquillement en loge.
Paris Saint-Germain
Sirigu (5): Fautif sur aucun des trois buts et une coupe de cheveux toujours irréprochable. Ça mérite bien la moyenne.
Jallet (5,5): Meilleur joueur de son équipe. Sa mission était simple : contenir André Ayew. Une chose qu’il avait plutôt bien faite jusqu’à ce que la domination marseillaise lui mette aussi Morel sur le dos.
Lugano (2): Un homme à qui Benoît Pedretti aurait sûrement suggéré de na pas se prendre pour Beckenbauer tant il abuse parfois des longues relances. Le capitaine de la Celeste n’a fait qu’enchaîner les mauvais choix. Y compris celui de sortir ses yeux de leurs orbites. De quoi se demander si ce mec est pas totalement fou.
Sakho (5): Le seul reproche que l’on peut faire à Mamadou ce soir est d’être le capitaine d’une équipe qui a pris trois buts face à son plus grand rival historique. À part ça, Mamad’ a tenté de faire le boulot.
Armand (4): Une trajectoire inversement proportionnelle à celle d’Amalfitano. Pas trop aidé par Nenê non plus dans les tâches défensives.
Matuidi (4,5): Associer Matuidi et Sissoko au milieu de terrain ? Pourquoi pas. Mais si c’est pour que l’un essaye de faire du Chantôme et l’autre du Bodmer, tout ça n’a plus aucun sens. Remplacé par Bodmer.
Sissoko (4,5): Auteur de l’une des deux seules occasions parisiennes. Un poteau sur une frappe aux 25 mètres. L’ancien joueur de la Juve a joué de son corps mais demeure encore trop frêle lorsqu’il s’agit de le faire avec ses pieds.
Ménez (4,5): Tout simplement pas inspiré offensivement, Jérémy n’a jamais réussi à sortir le geste qui va bien. Plus proche du 4,9 que du 94 ce soir.
Pastore (3): Un match transparent. L’Argentin a quasiment tout raté sans même tenter l’impossible. Son avocat plaide “le caractère rude des hivers français”, la cour trouve l’argument léger.
Nenê (5): Pourtant bien entré dans ce match avec des gestes techniques utiles et des passes bien pensées, le Brésilien a progressivement baissé de rythme tout au long du match pour finalement faire n’importe quoi en fin de partie. Représentatif de son équipe en somme.
Gameiro (4,5): Même scénario qu’à Nancy pour l’attaquant. Il n’a jamais été servi dans de bonnes conditions (c’est-à-dire lancé avec un ballon dans la course). À voir Amalfitano s’éclater de l’autre côté, Kévin a le cœur Merlu ce soir et autant dire que ça sent le poisson entre lui et un Antoine Kombouaré qui l’a sorti comme un malpropre en même temps que Pastore. Remplacé par Erding.
Mandanda (6): R.A.S. pour Steve. L’information majeure le concernant reste qu’il a changé de gants aux alentours de la 25ème. Une vague histoire de coutures négatives préférées à des coutures dites normales. Comment ça c’est pas important ? C’est pas Paganelli qui l’a dit ?
Azpilicueta (7,5): Passeur décisif sur le premier but, César a trouvé, une fois n’est pas coutume, le juste milieu entre rigueur défensive et apport offensif. Soit l’essentiel pour un arrière latéral, espagnol de surcroît.
N’Koulou (6,5): Discret, et c’est souvent bon signe pour un défenseur central.
Morel (7): Aussi généreux dans les duels que dans l’effort, l’ancien Merlu a remporté la bataille du couloir gauche en contenant tour à tour Ménez, Jallet et Pastore. Rien que ça.
A. Diarra (6,5): Alou peut souffler sportivement et médiatiquement parlant. Il ne sera plus la cible préférée des journaux. En tout cas pour la semaine qui vient.
M’Bia (6): Après avoir pris un carton à la 13ème, tout le monde s’attendait au pire mais le Camerounais a finalement su gérer la bataille du milieu de terrain sans être expulsé. A même tenté une “Taïwo” du gauche aux 30 mètres. Remplacé par Kaboré.
Amalfitano (8): Impliqué sur tous les buts marseillais, Morgan est monté crescendo dans l’intensité du match. D’abord avec un échauffement tout en coup de bottes sur Nenê et en martyrisation du genou d’Armand pour ensuite glisser une frappe dans le petit filet de Sirigu avant d’offrir le but du 3-0 à André Ayew sur un centre déposé.
Lucho (6,5): À l’image de son premier geste technique de la soirée (semelle sur Sissoko), El commandante a semblé conscient de la tâche qui lui incombait. Ou plutôt qui lui décombait. Remplacé par Cheyrou.
A. Ayew (8): Un joueur plaisir. Un joueur dont on sent qu’il n’aime pas sortir du terrain avec un maillot propre. Toujours aux quatre coins du terrain, le Ghanéen est un véritable homme de valeur. Aussi, quand Matuidi et Sakho s’en prennent à son petit frère Jordan, André n’hésite pas faire un sprint de 50 mètres pour bien faire comprendre à l’équipe adverse qu’il est prêt à laisser sa peau sur le terrain pour sa famille. Spartiates ? Ayew ! Ayew ! Ayew !
Rémy (7,5): Une action, un but. Mais aussi une mauvaise réception sur un saut, une cheville qui vrille et un remplacement à la 31ème. Loïc a soigné ses stats comme à chacune de ses prestations cette année. Égale au passage Gignac au nombre de buts en Ligue 1. Ovationné par le Vélodrome et remplacé par J. Ayew à la 31ème.
J. Ayew (7): Le n°2 de la fraterie Ayew (19 ans) a paru galvanisé par la pression inhérente à ce genre de match. Un rush seul au milieu de six Parisiens, un jeu en pivot précieux et un “front contre front” avec Sakho, le cadet a répondu présent. Gignac peut reposer tranquillement en loge.
Paris Saint-Germain
Sirigu (5): Fautif sur aucun des trois buts et une coupe de cheveux toujours irréprochable. Ça mérite bien la moyenne.
Jallet (5,5): Meilleur joueur de son équipe. Sa mission était simple : contenir André Ayew. Une chose qu’il avait plutôt bien faite jusqu’à ce que la domination marseillaise lui mette aussi Morel sur le dos.
Lugano (2): Un homme à qui Benoît Pedretti aurait sûrement suggéré de na pas se prendre pour Beckenbauer tant il abuse parfois des longues relances. Le capitaine de la Celeste n’a fait qu’enchaîner les mauvais choix. Y compris celui de sortir ses yeux de leurs orbites. De quoi se demander si ce mec est pas totalement fou.
Sakho (5): Le seul reproche que l’on peut faire à Mamadou ce soir est d’être le capitaine d’une équipe qui a pris trois buts face à son plus grand rival historique. À part ça, Mamad’ a tenté de faire le boulot.
Armand (4): Une trajectoire inversement proportionnelle à celle d’Amalfitano. Pas trop aidé par Nenê non plus dans les tâches défensives.
Matuidi (4,5): Associer Matuidi et Sissoko au milieu de terrain ? Pourquoi pas. Mais si c’est pour que l’un essaye de faire du Chantôme et l’autre du Bodmer, tout ça n’a plus aucun sens. Remplacé par Bodmer.
Sissoko (4,5): Auteur de l’une des deux seules occasions parisiennes. Un poteau sur une frappe aux 25 mètres. L’ancien joueur de la Juve a joué de son corps mais demeure encore trop frêle lorsqu’il s’agit de le faire avec ses pieds.
Ménez (4,5): Tout simplement pas inspiré offensivement, Jérémy n’a jamais réussi à sortir le geste qui va bien. Plus proche du 4,9 que du 94 ce soir.
Pastore (3): Un match transparent. L’Argentin a quasiment tout raté sans même tenter l’impossible. Son avocat plaide “le caractère rude des hivers français”, la cour trouve l’argument léger.
Nenê (5): Pourtant bien entré dans ce match avec des gestes techniques utiles et des passes bien pensées, le Brésilien a progressivement baissé de rythme tout au long du match pour finalement faire n’importe quoi en fin de partie. Représentatif de son équipe en somme.
Gameiro (4,5): Même scénario qu’à Nancy pour l’attaquant. Il n’a jamais été servi dans de bonnes conditions (c’est-à-dire lancé avec un ballon dans la course). À voir Amalfitano s’éclater de l’autre côté, Kévin a le cœur Merlu ce soir et autant dire que ça sent le poisson entre lui et un Antoine Kombouaré qui l’a sorti comme un malpropre en même temps que Pastore. Remplacé par Erding.
Par Franck Lenfant
Real-Barça, le grand écart

















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Quand je vois le match Montpellier-Marseille et Marseille-PSG, Montpellier mérite d'être devant.
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Les supporters pensent encore qu'un bon joueur est d'abord un nom vendeur...
Enfin on exploite son potentiel offensif.
Amalfitano au top hier, c'est lui qui va devenir le métronome de cette équipe.
Enfin je trouve étrange de voir si peu de réactions des amis parisiens depuis le match... Il doit y avoir une coupure internet en Ile de France, puisque toute la semaine on a entendu: "La féssée pour les marseillaises au Vélodrôle blablabla".
A les entendre les supporters ont déjà gagné la LDC. A voir leur équipe hier, ils n'ont gagné que le bonnet d'âne.
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Calme, serein, conscient de ses qualités, il n'est plus celui qui fonçait tête dans le guidon sans jamais lever les yeux.
Plaisant à voir jouer, et surtout très précieux pour son groupe. Tout comme Amalfitano qui devrait, s'il continue comme ça, squatter un peu plus que prévu le couloir droit marseillais.
Après, toute l'excitation autour de l'OM à la suite de ce match est légitime, cela dit, l'opposition offert par les parisiens hier soir était vraiment pitoyable. C'est une première victoire contre une équipe du haut de tableau, certes, mais dans le jeu c'est une aberration de dire qu'ils sont plus forts techniquement tellement ils ont été lamentables. Le terme "équipe" m'a semblé quelque peu trop large pour les petites épaules des parisiens.
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Si c'est pour avoir un vrai papier critique sans second degré (ou si peu, une petite vanne sur 300, une autre sur Ménez), autant lire France Football. ;)
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L'OM m'a fait plaisir hier, en jouant un vrai grand match sur le plan physique, collectif, l'envie. Paris a pu constater la différence qui peut exister entre un match de L1 et un match de coupe d'Europe. Car hier, côté Marseille, on a sorti un match européen ! Le PSG est encore très loin de ce niveau !
Ca peut donner des regrets pour le début de saison de l'OM, vraiment pas au niveau, car le potentiel est clairement là ! On peut légitimement se demander qui en interne pourrit le travail du staff et de l'équipe...
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On a fait un match moisi, Pastore a été nul, Matuidi et Sissokho ont été avalé par un le bon match semestriel de Diarra et d'M'bia.
Après c'était vraiment pas un super match, globalement il s'est rien passé, à part les 3 banderilles qu'ils ont plantés, et le poteau de Sissokho. J'm'attendais à mieux, c'est dommage, mais félicitation à Deschamps pour sa composition, qui chose rare, avait de la gueule.
En tout cas ça me fait marrer de voir les Marseillais sortir du bois aujourd'hui quand ça fait depuis le début de la saison qu'on ne vous lit pas sur le site. C'est ça supporter son club (au grand jour), toujours dans la victoire !
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Mais aujourd'hui, y a pas à chier, quand tu joues contre un club de Ligue 1 qui dépense plus que n'importe quelle grosse cylindrée européenne, il est normale qu'on explose de joie lorsqu'on la bat, et qui plus est notre pseudo-pire-ennemi.
Réaction proportionnée des marseillais depuis le début de saison.
+ -
Sur le premier but, il n'y a absolument aucun pressing sur Azpilicueta (notamment parce que Nene n'est pas revenu défendre) qui a toute latitude pour ajuster son centre. En plus de ça, il a 2 joueurs dans sa zone. Alors certes, il n'est pas irréprochable sur l'action, et il ne fait pas le bon choix en privilégiant le marquage sur Lucho, mais il est quand même rendu très vulnérable par l'apathie de ses coéquipiers sur l'action.
Et dire que le 2e but est pour lui, c'est juste de la mauvaise foi. Qui c'est qui fait une erreur de poussin en relançant sur un coéquipier marqué par 3 joueurs? D'autant que l'ami Sakho se troue joliment sur son tacle derrière... Après, c'est pareil, il enferme pas suffisamment Amalfitano, mais c'est pas lui le principal responsable.
Certes, il n'est pas souvent décisif (quoi que, ses 2 interceptions dans les pieds, au duel sont dans des situations chaudes), et il ne dégage pas une grande sérénité, mais le problème, c'est que c'est tout le bloc qui défend mal. C'est que la partie visible de l'iceberg pour prendre une métaphore éculée.
Sur les relances dans le jeu long, c'est un bon point de soulevé. Cela dit, le pressing marseillais était ahurissant et par moment, c'est pas non plus inepte de
considérer que vaut mieux perdre le ballon dans le camp adverse que dans le sien. La preuve, c'est ce qui apporte le second but.
Chapeau aux marseillais, cela dit, on aurait cru voir Chelsea sur la pelouse.
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