Portugal, le sommet du G4

Deux entraîneurs jouent leur place, deux équipes veulent prendre le contrôle de la capitale, le champion veut rester invaincu...La 11e journée de Liga Sagres, c’est un peu comme la fin d’une partie de poker : beaucoup à gagner, et tout à perdre.

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Benfica-Sporting et FC Porto-Braga. On va pas se mentir, sur le papier ça fait un peu moins rêver qu’un Real Madrid - Atlético ou un PSG - Marseille et encore - mais niveau suspense et enjeux, le weekend portugais a un peu plus de choses à proposer que son voisin espagnol ou la L1. Car le championnat lusitanien a rarement été aussi serré ces dernières années. Et sauf en cas de match nul de part et d’autre, il devrait connaître un tournant, car il va très certainement changer la physionomie de la course au titre de champion, l’avenir des deux équipes les moins en forme parmi les quatre - Porto et Braga - et celui d’une ville entière : Lisbonne.

Rencontre capitale

Ce soir, il faudra garder les yeux ouverts jusqu’à tard pour connaître l’issue du derby lisboète, dont le coup d’envoi sera donné à 21h15 (heure française). Un match entre rivaux dans toute sa splendeur, comme le Portugal n’en a plus connu depuis quelques temps avec aigles et lions en face-à-face, ne serait-ce que parce que le Sporting est de retour à son meilleur niveau depuis l’arrivée de Godinho Lopes à la présidence, et de Domingos Paciência sur le banc. Les Leoes font à nouveau peur à Benfica et sont redevenus des rivaux capables de contester l’hégémonie du club de Luis Filipe Vieira sur la ville de Lisbonne. Voilà quatre ans que Benfica tape son voisin à l’Estadio da Luz sans interruption. Mais aujourd’hui, la révolution est peut-être en marche. Les Sportinguistas possèdent un collectif bien huilé, des joueurs de qualité, habiles, comme Matias Fernandez, rapides à l’image de Capel, et réalistes, à l’instar du glacial Ricky Van Wolfswinkel. Cela dit en face, l’ennemi reste coriace. Cardozo, Witsel, Nolito & co sont invaincus cette saison, ce qui a le don de décupler l’égo déjà bien gonflé de Jorge Jesus qui frime comme un paon dans les médias, fier d’avoir ramené un joli nul d’Old Trafford mardi dernier (2-2). Autant dire que ce sont deux formations confiantes comme jamais qui vont croiser le fer pour remporter ce match à six points. Ou peut-être plus encore. Quoiqu’il en soit cette rencontre pourrait-être cruciale en cas de résultat non nul. Au classement, Benfica devance le Sporting d’un point. Pour ces derniers, une défaite serait très compromettante puisqu’ils accuseraient quatre longueurs de retard sur les Encarnados. Si le scénario inverse se produit, les conséquences seront moindres d’un point de vue mathématique pour Benfica - deux points de retard par rapport au Sporting - que mental de l’équipe qui se veut invincible pourrait en sortir lésé. Sans compter que dans l’autre rencontre, Porto prendrait trois longueurs d’avance sur l’ennemi juré.

En sursis

Encore faut-il que Porto l’emporte face à Braga demain, dans le choc des équipes dont l’entraîneur va surement clamser en cas de déroute, Vitor Pereira le premier. La situation du FC Porto est paradoxale. Les Dragons sont en tête de la Liga Sagres, toujours invaincus - depuis près de 50 journées - avec la meilleure attaque, la deuxième meilleure défense et pourtant tout va mal, ou presque. Certes, ils ont battu le Shakhtar mercredi (0-2) en C1 et restent dans le coup pour passer en huitièmes, mais ce seul bon résultat ne peut effacer la crise dans laquelle se trouve Porto. Si aujourd’hui, Vitor Pereira sourit à nouveau, il ne faut pas oublier que son dernier résultat en championnat est un 0-0 pourri face au modeste Olhanense et qu’il y a une semaine, il chialait et était à deux doigts de démissionner après la branlée concédée face à l’Académica en coupe du Portugal (0-3). Porto se doit donc de confirmer impérativement son regain de forme en battant Braga sous peine de retomber dans une mauvaise dynamique et de manger la morue à Noël avec un autre entraîneur. Leonardo Jardim, coach de Braga, n’est pas mieux loti puisque les Minhotos pointent à la cinquième place, à quatre points du podium. Seule une victoire les empêcherait de retomber - provisoirement au moins - dans l’anonymat de la Liga Sagres, derrière le surprenant Maritimo Funchal. Le week-end s’annonce chaud au Portugal, et pour une fois, ça n’a rien à voir avec la météo ni avec les incendies...

Par William Pereira
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sur le papier ça fait un peu moins rêver qu’un PSG - Marseille....ah bon ? c'est sur que le "classico" (mot espagnol qu'il a fallu trouver pour rendre le packtage plus joli) fait bander...une équipe Parisienne qui n'es pas encore une grande et un club Marseillais qui n'a plus d’équipe du tout et se retrouve a moisir en milieu de tableau c'est sur que ca ca fait rêver les foules !!comparé le nombre de recruteur qui se trouverons a la Luz et au Velodrome et vous comprendrez ou se joue le vrai foot .
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