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Piqué des hannetons

Une nouvelle fois embarqué dans la spirale médiatique à la suite de ses déclarations contre le Real Madrid, Gerard Piqué continue d’alimenter cette haine vouée à l’ennemi de toujours. Protégé par sa direction dans ses propos, Shakiro lance là le énième coup d’une partie d’échecs enflammée depuis février.

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L'air pensif. L’envie d’envoyer un nouveau pavé dans la mare lui brûle presque les lèvres. Face aux journalistes, Gerard Piqué peut répondre à la mise en situation proposée : dans une interview publiée par Sport la veille de France-Espagne, Raúl González Blanco insinuait qu’il n’excluait pas de travailler pour le Barça un jour. Un comportement auquel Piqué répond de manière directe : « Je ne doute pas du madridismo de Raúl, mais en ce qui me concerne, je ne travaillerai jamais pour le Real Madrid. Je l’ai déjà dit plusieurs fois, ce que je n’aime pas au Real, ce sont les valeurs transmises. Les joueurs de cette équipe, je les apprécie beaucoup, certains sont même des amis. (...) Ce que je n’aime pas au Real, ce sont les personnalités présentes dans la tribune présidentielle, et la manière dont ils tirent les ficelles du pays. C’est la seule chose que je n’aime pas. La dame qui met en examen Messi, Neymar et qui réserve un traitement différent à Cristiano Ronaldo s’assied aux côtés de Florentino Pérez, et c’est normal. Ce pays est comme ça et l’a toujours été. » Et voilà la dose d’huile suffisante pour bien raviver le feu.

Ramos à la défense, Pérez démagogue


Comme dans un match de tennis où les débats sont équilibrés, les échanges de fond de court sont âpres, intenses. Ainsi, Sergio Ramos ne tarde pas à lâcher son coup droit : « Les fils sont manipulés de partout, pas uniquement au Bernabéu, explique le capitaine de la Roja et du Real. Si nous faisons un calcul comparatif complet sur cette saison, je crois que le Barça ferait mieux de se taire. Que voulez-vous que je dise ? C’est le personnage de Piqué, on ne va pas le changer à trente ans. (...) Avec Piqué, nos relations vont de mieux en mieux et ce qu’il dit ne changera rien. » Toujours est-il que les propos de Shakiro, tournés vers la directrice du service juridique de l’État, Marta Silva, font jaser. Deux poids, deux mesures ? Concerné par les propos de Piqué, le président Pérez passe aussi par la case opinion. « Notre équipe est admirée parce que son histoire s’est construite grâce aux défis. Notre club est respecté grâce aux principes qui construisent l’ADN d’un maillot, d’un écusson. Nos valeurs constituent la légende du madridismo : le dépassement de soi, ne jamais abandonner, l’humilité, le respect et la recherche de la victoire pour notre prochain succès. » Une démagogie de principe dans laquelle se lancent les deux clubs, et qui continue de faire parler toute l’Espagne. Car dans ce débat Real-Barça, il est évident que le plus chaud reste à venir.

Chevalier merengue contre phénix blaugrana


Point de rattachement entre la Casa Blanca et le Més que de par sa carrière de joueur, Luis Enrique est aujourd’hui un ardent défenseur de la cause culé, mise en péril en cours de saison. « Comme je suis plus radical que Piqué, il ne vaut mieux pas que je me prononce là-dessus. (...) Vous passez de bons moments avec lui. S'il n'existait pas, il faudrait le cloner... Ses déclarations vont dans le sens de sa personnalité : respectueux de l’opinion des autres, et l’envie d’être respecté pour les siennes. » Au milieu de toutes ces interventions, on retient avant tout une vraie guerre des nerfs entre deux mastodontes, vainqueurs de quatre Ligues des champions sur les sept dernières distribuées, et plus opposés que jamais sur le plan sportif. Plus la saison va avancer, plus la pression va s’intensifier. Dans le rôle du chassé en championnat, le Real met le cap sur une grosse échéance avec un derby madrilène contre un Atlético retrouvé, avant d’enchaîner par son quart de finale aller de C1 face au Bayern. La C1, c’était d’ailleurs un moyen pour les Blancos de voir l’ennemi intime sortir de la compétition dès les huitièmes de finale... Un rêve inachevé après la remontada, qui permet au Barça de se sortir des abîmes et renaître de ses cendres. Bête blessée dans son orgueil et toujours avide de titre, la bande de Luis Enrique va devoir emmagasiner les points, bien négocier le gros client juventino et espérer un faux pas de son rival pour arriver en candidat au titre lors du Clásico au Santiago-Bernabéu, le 23 avril prochain. L’occasion pour Ramos et Piqué de se serrer la main, et prêcher chacun pour sa paroisse. À coups de véritables tacles cette fois.




Par Antoine Donnarieix
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