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  2. // 10e journée
  3. // AS Monaco/Châteauroux (0-0)

Monaco rate le coche

Décevants et timides, les hommes de Claudio Ranieri n'ont pas pu faire mieux qu'un triste match nul 0-0 ce soir sur leur pelouse face à Châteauroux. Avec ce point pris, Monaco reprend sa place de leader, certes, mais doit encore la partager avec Angers.

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Monaco-Châteauroux : 0-0

Toujours pas. Comme la semaine dernière, Monaco pouvait prendre la tête du championnat, mais comme la semaine dernière face au GFCO Ajaccio, les hommes de Claudio Ranieri ont dû partager les points. Loin d'être flamboyants et même plutôt laborieux, les Monégasques se sont heurtés à une défense castelroussine de fer. Résultat : un bon vieux 0-0 des familles, un précieux point glané par Châteauroux et deux de perdus pour Monaco.

Du kick&rush à la monégasque

Ce match, c'était la meilleure attaque de Ligue 2 (20 buts en neuf journées pour Monaco) face à la meilleure défense (seulement 7 buts encaissés depuis le début par Châteauroux). Mais ce match, c'était surtout l'occasion pour les joueurs du Rocher de profiter des faux-pas d'Istres et d'Angers et de grimper seuls sur le fauteuil de leader. Dans un stade Louis II absolument désert et silencieux – comme à son habitude en fait -, les Monégasques prennent le jeu à leur compte d'entrée. Problème, on veut jouer vite vers l'avant. Trop vite. On saute carrément le milieu et on balance de longs ballons vers Ibrahima Touré, meilleur buteur du championnat avec 9 pions certes, mais trop souvent signalé hors-jeu. Tel un hérisson, la Berrichonne, elle, se recroqueville en défense et attend le bon contre pour piquer. Un début de match soporifique donc, que vient tout de même animer le talent du Belge Yannick Ferreira-Carrasco. Sur le banc, Claudio Ranieri a beau s'égosiller dans sa langue maternelle, ça ne veut pas. Ses joueurs sont trop timides, trop brouillons, trop laborieux pour espérer mieux. Preuve de l'impuissance monégasque, cette frappe impossible tentée et ratée depuis la ligne médiane d'Ibrahima Touré, excédé d'être envoyé au casse-pipe sur chacun de ses appels. Après un énième ballon perdu par l'attaquant sénégalais, c'est la pause. Ouf !

Monaco n'y arrive pas

Le coup de gueule de Ranieri à la pause semble faire un peu d'effet au retour des vestiaires. En l'espace de cinq minutes, Valère Germain envoie une demi-volée sur le poteau avant que le ciseau de Touré ne s'envole dans le ciel de Louis II. Ça y est, Monaco entre enfin dans son match. D'autant que la rencontre s'emballe un peu, les espaces se multiplient, tout comme les duels. Malheureusement, l'euphorie n'est que de courte durée et le rythme s'endort aussi rapidement qu'il s'est élevé. Toujours aussi agité devant son banc, Ranieri sort alors son arme fatale et fait entrer sa pépite argentine de 18 ans, Lucas Ocampos. A peine quelques minutes sur le pré et l'ancien de River est tout près d'ouvrir le score sur un subtil lob. Ça pousse, ça pousse mais ça ne veut toujours pas rentrer pour les locaux. Les minutes défilent mais rien ne change. Les Monégasques partent à l'abordage. La défense de Châteauroux plie mais ne rompt pas. Germain, seul au point de pénalty, rate la balle de match dans les ultimes minutes. Rien n'y fait, Monaco n'y arrive pas.

Par Thomas Porlon
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J'espère être à jeun mais quand je lis que Monaco, « entraîné par Claudio Ranieri », a dû faire un match contre Chateauroux, je descendrais presque à la pharmacie m'acheter un éthylotest tant je n'arrive pas à m'y faire quand même. Le résultat, à côté, est presque plus rassurant. Bon ok, je vais aller me le chercher cet éthylotest. En voiture.
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