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Mario Götze, génie assisté ?

Mario Götze est fort. Très fort, même. A tel point qu'il est désigné comme étant le « prodige » de cette génération montante en Allemagne. A 20 ans seulement, le milieu de terrain du Borussia Dortmund compte déjà quelques lignes à son palmarès. Est-il pour autant le génie qui va transcender la Nationalmannschaft lors des années à venir ?

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Depuis quelques années, le reste du monde envie à l'Allemagne sa génération dorée, avec Mesut Özil, Mats Hummels, Thomas Müller, Toni Kroos ou encore Marco Reus en porte-drapeaux. Des mecs qui, en dépit de leur talent, ont dû bosser dur pour devenir titulaires en club et en sélection. Par contre, on se pâme volontiers sur des mecs encore plus jeunes, qui ont l'air d'avoir eu la vie un peu plus facile. Ainsi, Julian Draxler a disputé son premier match sous les couleurs de Schalke 04 à l'âge de 17 ans. Tout comme un certain Mario Götze. Sauf que le milieu du Borussia Dortmund s'est imposé en tant que titulaire chez les Schwarzgelben. Mieux encore : il a commencé à se forger un palmarès, pour l'instant constitué de deux championnats et d'une Coupe d'Allemagne. De quoi faire dire à toute l'Allemagne du football que Mario Götze n'est pas seulement un joueur talentueux, mais un véritable génie. Son boss Hans-Joachim Watzke va même plus loin, comparant le numéro 10 du BVB à un certain Franz Beckenbauer. C'est dire.

Génial, oui, un génie, non

Il est vrai que Mario Götze a tout pour plaire : doté d'une technique au-dessus de la moyenne, il est (avec Robert Lewandowski) probablement le joueur du Borussia Dortmund le plus à l'aise en un contre un. Il joue parfois de manière très disciplinée, parfois à l'instinct, mais ne fait que très peu d'erreurs de jeunesse. En outre, les médias allemands ont beau le gonfler, lui garde la tête froide. Il suffit de mater ses feuilles de stats en Bundesliga depuis qu'il est titulaire, soit depuis deux ans et demi : 33 matchs, 6 buts, 15 passes décisives en 10/11, 17 matchs, 6 goals, 5 assists en 11/12 (blessé une grosse partie de la saison) et enfin, 18 matchs, 7 buts et 6 passes décisives cette saison. Des stats qui lui ont permis sur le plan personnel de rafler quelques titres dans la catégorie « jeunes » , comme la Fritz-Walter-Medaille en 2009 et en 2010, ainsi que celui de « Golden Boy » un an plus tard.

Forcément, en Europe, les observateurs virent au dégueulasse et commencent à se toucher sur celui qui a encore une tête d'enfant. « Prodige » , « génie  » , « superstar précoce » et autres qualificatifs du même acabit ne sont jamais bien loin quand est évoqué le nom de Mario Götze. Seulement voilà, une vraie question se pose : faut-il considérer le natif de Memmingen comme tel ? Il est vrai qu'il pue le talent à plein nez. Ceci étant, parler de « génie » est peut-être un peu trop fort. De nos jours, les jeunes pousses adoptent des comportements de joueurs professionnels de plus en plus tôt. Ce qui fait qu'ils sont lancés plus rapidement dans le grand bain. Alors forcément, quand ça marche, les médias n'hésitent plus à monter X ou Y sur un piédestal. Un exemple valable pour l'Allemagne, qui accorde une large confiance à ses jeunes, mais également pour d'autres pays.

En France par exemple, on encense aujourd'hui Raphaël Varane comme on encensait Yann Mvila il y a deux ans ; il va falloir prier fort pour que le défenseur du Real Madrid se tienne à carreau, sous peine de devoir s'exiler. Généralement, les Kicker et autres médias sportifs s'accordent à dire que l'Allemagne bénéficie d'une génération exceptionnelle, mais Mario Götze n'est pas au même niveau que les autres. Il est plus fort, car, à son âge, il a déjà réussi ce que d'autres ne réussiront peut-être jamais. Il est donc devenu normal parler de lui comme d'un génie. Seulement, en football, on dit généralement qu'un génie a le don de changer le cours d'un match à lui tout seul. Cette saison, le petit Mario y arrive, par moments (Ajax-BVB en C1, BVB-Hanovre en Coupe...), mais pas toujours. En ce sens, il n'est pas le mec qui porte son équipe à bout de bras. Et au final, c'est assez normal.



Une star parmi les stars


Si Mario Götze est un élément important de son équipe, il n'en pas pour autant indispensable. La preuve : le poupon a passé la moitié de la saison 11/12 sur le flanc, ce qui n'a pas empêché le Borussia Dortmund de remporter le titre. Et tout ça, c'est grâce au travail de Jürgen Klopp. Aujourd'hui, le BVB possède une identité de jeu basée sur le pressing, la vitesse d'exécution, mais qui s'appuie sur une grande force collective. En ce sens, le danger peut venir de partout. Du coup, il n'y a pas vraiment un joueur qui est véritablement au-dessus des autres. Ce qui fait que Mario Götze est une jeune star au milieu d'autres jeunes stars (au moins en Allemagne). Ce qui est quelque part plus facile à gérer pour un coach qui adore faire des câlins à ses ouailles. C'est aussi une manière pour Götze de se protéger, quelque part. Alors que la presse n'a de cesse de parler du tandem « Götzeus » , au moment où toutes les grosses écuries souhaitent le signer – au point qu'une clause de 37 millions d'euros a été inscrite dans son nouveau contrat –, Mario reste calme. Très calme, même, car, comme il l'a confié aux colonnes de la WAZ, il envisagerait même un destin à la Giggs, Gerrard et autres Totti. « Je peux très bien m'imaginer [finir ma carrière au Borussia Dortmund]. J'ai grandi ici, je me sens bien dans cette ville, j'y ai mes amis et ma famille. Tout parle donc en faveur de Dortmund et du BVB  » . Pour le peuple noir et jaune, ce serait peut-être ça, le génie.

par Ali Farhat
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