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Les leçons tactiques de la finale madrilène

Cet Atlético Madrid aura tout donné. Il n'avait pas plus, et la terre entière a pu le constater lors de la prolongation, quand les Colchoneros n'avaient plus l'énergie suffisante pour empêcher Di María de danser, Bale d'écrire l'histoire, Marcelo de dribbler et Cristiano de marquer son petit but. Un petit but pour une grande victoire. La dixième. Jusqu'à l'exploit de lion de Sergio Ramos, pourtant, cet Atlético Madrid avait été parfait. Ou presque. Un vrai match de football, où les vainqueurs n'ont pas été si bons et où les perdants n'ont pas été si mauvais.

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Comme toujours, Carlo Ancelotti avait choisi la prudence. Non aux bons pieds et au jeu crispé d'Illarramendi, oui au physique et au manque de rythme de Khedira. De toute façon, sans Xabi Alonso, l'Italien n'avait pas de bonne solution. Le choix du muscle, donc, et un 4-3-3 muable en 4-4-2 en phase défensive. Avec la BBC et Di María, avec Coentrão et sans Pepe. En face, Simeone profite comme prévu de l'absence de Xabi Alonso pour ne mettre en jeu que deux milieux centraux – les éternels Gabi-Tiago – et lâcher deux attaquants au pressing dans un 4-4-1-1 habituel. Sans Arda Turan, Raúl García doit une fois de plus se transformer en milieu droit. Le sacrifice jusqu'au bout. C'est-à-dire neuf minutes. Le temps de laisser courir Diego Costa, et d'attribuer la première erreur tactique à Diego Simeone.

Ironie de l'histoire, à son arrivée en Europe, Diego Costa avait déclaré : « Ce que je fais, c'est courir. Si tu cours, tu peux au moins faire croire aux gens que tu joues bien.  » Comme quoi. Mais pourquoi faire courir Costa et se priver d'un changement d'entrée de jeu ? La fin du match nous aura peut-être fait comprendre un tel sacrifice. Peut-être. Les dix premières minutes du match sont flottantes. Les yeux sont braqués sur l'énorme cuisse de Diego Costa. Et le reste est désordre. Tant mieux pour le Real, car l'Atlético semble concentré sur autre chose que la récupération. Et tant pis pour le spectacle. La bataille du milieu est hachée et donne à Khedira le temps de mettre sa lourde machine en marche, et à Modrić de faire comprendre à l'Allemand qu'il n'a que le droit de courir autour de ses extérieurs du droit.

Simeone a gagné la bataille du milieu de terrain

Côté Atlético, même une fois Adrian entré dans le bal, on reste prudent. Le pressing n'est pas aussi fou que prévu, les déplacements sont minutieux. Même en phase de contrôle du jeu, Simeone n'ose pas laisser Juanfran monter dans le dos de Cristiano. Et il a raison. Car à chaque situation où les Colchoneros se dévoilent, le Real se montre rapide et dangereux. Ainsi, la possession appartient aux Blancs, mais les combinaisons sont bénignes. Dans l'axe, impossible de passer l'entente Koke-Tiago-Gabi-Raúl García. Cela coulisse trop vite, cela gagne trop de duels. Bien aidé par les anticipations de Miranda, le quatuor nettoie l'axe. Il faudrait deux, voire trois gestes techniques de génie d'affilée pour se créer une occasion. Du coup, Modrić lance sur les côtés. Mais au lieu de pousser intelligemment et de forcer la possession jusqu'à trouver une faille, les joueurs du Real abandonnent vite le ballon : des tentatives individuelles, et une infinité de centres. Et puis, quand Di María passe, l'Argentin est arrêté de façon remarquable par le tacle par derrière de Raúl García, dont la lecture du jeu n'a jamais fait défaut.

Derrière, Khedira le vertical ne trouve pas sa place, et le jeu au pied gênant de Casillas handicape plus d'une fois la manœuvre. Devant, Benzema est la première victime de la maîtrise axiale adverse. Le Français crée des décalages, et montre une fois de plus la vitesse de ses pensées, mais le Real n'enchaîne pas. En face, sans Costa ni Arda Turan, l'Atlético manque de profondeur. Raúl García est trop loin du but. Villa ne peut pas à la fois remonter le bloc et faire des appels. Mais il y a les coups de pied arrêtés. Et ce coup de casque anodin de Godín. San Iker, ange humain, se troue. 1-0 pour l'équipe qui jusque-là récite le mieux sa partition. L'Atlético ne joue pas plus que le Real, mais il défend et se déplace tellement mieux, commet plus de fautes et obtient plus de corners.

Ancelotti a réparé ses erreurs à l'heure de jeu, Simeone a subi les siennes

Experte de la contre-attaque, la Maison Blanche se retrouve à devoir piéger une défense regroupée. Car l'Atlético ne se dévoilera plus jamais. À l'heure de jeu, Ancelotti retouche enfin sa toile. Deux changements pour deux échecs avoués : Khedira, tout juste rétabli, a perdu le défi physique ; Coentrão, plus sûr défensivement que Marcelo, n'aura jamais eu à défendre. Embêtant. Mais l'Italien a le mérite de s'en rendre compte relativement tôt. À la 59e minute, les 68% de passes réussies de Khedira laissent place aux 90% d'Isco, et Marcelo vient aider Di María.

Le piège se referme alors sur l'Atlético. Sans ressource offensive, les hommes de Simeone reculent face à un Real qui n'a même plus besoin de défenseurs. Un comble, alors que l'enjeu pour le Real en première mi-temps était justement de réussir à combiner rapidement sans perdre en équilibre, d'où le choix de Khedira. Simeone invite Ancelotti à jouer autour de sa surface, et Diego reste tristement sur le banc. Ancelotti s'est trompé pour Coentrão et Khedira, mais a pu les remplacer. Simeone, à cause de « l'histoire » Costa et de la blessure de Filipe Luís, n'aura eu qu'un seul changement. Et il se sera trompé, avec Sosa.

Luka Modrić, ce messie

Sans le sens du contre de Diego, l'Atlético joue tout entre les pieds de Villa. Futé, l'Asturien commet et subit 6 fautes, mais ne tire jamais. Superbe, mais trop seul. L'Atlético pourrait profiter de la défense volontaire, mais passive de Bale et Cristiano, mais la coupe est trop proche. Côté Real, on se réorganise. Isco joue milieu droit, Marcelo milieu gauche, Modrić entre les deux. Tout à droite, Carvajal. Tout à gauche, Di María. Derrière, un Ramos tout-terrain récupère tout et Varane veille. Devant, Morata vient s'ajouter à Cristiano, dont le positionnement très axial crée des espaces à Bale. 2-5-3. Marcelo voit des choses que Coentrão ne voyait pas, et surtout, Modrić continue son chef-d'œuvre.

En l'absence d'Alonso, le Croate aura pris les commandes de la première à la dernière seconde. Sans sa mobilité, sa lecture du jeu et ses extérieurs, ce Real ne serait pas champion. Avec lui, le jeu est rapide, précis, concret et volumineux. Trop volumineux pour l'intensité de l'Atlético. Le genre de prestations que le milieu Alonso-Khedira n'aura jamais produit, parce que trop loin. Omniprésent du haut de ses 14 kilomètres parcourus, Modrić écrit l'histoire en cassant le mur qui coupait le Real en deux depuis des années. Le tout face au pressing d'un Gabi passé au rang des très grands. Une fois digérées les deux entrées en jeu d'Isco et Marcelo, après dix minutes, l'Atlético les subit. Les vingt dernières minutes montrent un nouveau match. L'Atlético résiste non plus parce qu'il est mieux organisé ou tactiquement mieux préparé. Il met simplement plus de jambes dans la surface, il court plus qu'il ne le faut, il joue à la limite. Les relances sont imprécises, Koke et Tiago balancent des ballons vers une attaque vide, l'Atlético finit à 67% de passes réussies et Diego reste sur le banc. L'Atlético est héroïque parce qu'il tient bon. Mais on comprend vite que si Courtois encaisse un but, l'équipe héroïque finira par mourir lentement.

Sergio Ramos a sauvé le poste d'Ancelotti

Que les critiques auraient été dures pour Ancelotti si son numéro 4 n'y avait pas cru. Une composition hasardeuse et une bataille du milieu perdue, et puis vingt minutes à se ruer sur le but en confiant son poste au pied droit de Modrić. Mais voilà, « 90 minuti en el Bernabéu son molto longo  » , disait Juanito après une défaite à San Siro contre l'Inter dans les années 1980. Traduction : « Le Real lutte toujours jusqu'au bout. » Juanito, en 2014, c'est Sergio Ramos. Lui aussi andalou, lui aussi sanguin, torero, héroïque. En demi-finale l'an dernier, il avait déjà mis le but de la foi contre Dortmund à la 88e au Bernabéu. Hier encore, il était partout. Et dire qu'il a joué avec un carton jaune durant plus d'une heure… Sur une ultime passe de Modrić, encore lui, Sergio Ramos égalise.

Filipe Luís dehors, Juanfran blessé, Adrian et Villa sans jus, l'Atlético a non seulement pris un coup au moral, mais n'a plus de force. Mais ce manque d'énergie au bout du temps réglementaire vient quelque part valider les exploits du club qui aura réussi la plus belle saison en Europe. Non, Monsieur Dugarry, toute équipe qui se surpasse n'est pas forcément aidée par la médecine. La preuve hier, quand Gabi et ses hommes ont démontré qu'ils savaient tout donner durant 95 minutes. Et ne pouvaient pas en supporter une de plus. Simeone, avec le changement de Costa, et une telle dépense d'énergie, aura peut-être manqué de vision. Une équipe qui donne tout, c'est aussi ça. Le Real aura eu le mérite de se ménager. Et c'est peut-être le mérite d'Ancelotti, d'avoir pensé aux 120 minutes. Ou peut-être pas.

Aussi, quelque part, l'Atlético aura manqué d'égoïsme. À force d'aduler leur coach, « leur Dieu  » , comme disent les ressuscités Gabi et Tiago, ils en oublient que le football est un sport d'égos, de personnages, de figures. Voilà peut-être pourquoi Simeone avait voulu faire confiance, à tout prix, à Costa. Pour ce besoin d'égo, cet amour-propre, ce caractère, cette prise de responsabilités. L'exemple de CR7 en dit long. Une prestation catastrophique, justifiée par une gêne musculaire et la défense de l'Atlético, mais tout de même 9 tirs et une volonté infinie de marquer, de briller, d'aller au bout. C'est-à-dire un record de 17 buts. Peut-être qu'Arda Turan aurait suffi. Ou Costa. Ou peut-être aurait-il fallu garder Falcao pour espérer la coupe. Il en faut tellement pour soulever cette belle Ligue des champions. Il y a quarante ans, le 15 mai 1974, l'Atlético jouait sa première finale de C1. Après un coup franc reptilien d'Aragones en prolongation, le Bayern égalisait à la 119e minute, par un tir lointain de Georg Schwarzenbeck, défenseur central comme Ramos. Cruel pour un club qui connaît si bien son histoire.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Realsymphony Niveau : CFA
excellente analyse , j ai pris un grand plaisir a lire
sinon a un coup de tete prés on aurait eu un autre vainqueur , d autres emotions , d autres analyses , d autres heros ... et dire que parfois on me pose la question pourquoi j aime le foot comme rien d autre et pourquoi c'est LE MEILLEUR SPORT au monde !
Le football se joue à 11 et à la fin c'est ramos qui marque.
Note : 4
Après la finale contre Barcelone, avec les blessures et la saison de malade qu'ils ont fait l'Atleti ne pouvait pas faire plus. Ils ont donné le maximum. Ils ont fait le match parfait pendant prés de 94 minutes.

A partir du moment où Ramos égalise c'est fini. Psychologiquement déjà, puis physiquement ils ne peuvent plus assumer leur jeu qui ne pouvait fonctionner que sur 90 minutes. La sortie prématurée de Costa les a achevés par avance. Avec un changement de moins face à une équipe plus fraîche et avec d'avantage de banc ils n'avaient plus aucune chance. Pourtant ils ont tout donné pendant cette prolongation à l'image de Juanfran qui jouait en boitant.

Sur les 95 minutes ils ont été supérieurs au Real qui n'a commencé à jouer qu'au moment où les colchoneros accusaient le coup. Pendant la prolongation y'a pas eu match, on attendait simplement le moment où le Real allait se décider de les achever. Bref, ça s'est joué physiquement comme on pouvait s'y attendre.
Heureusement que le coach de l'Atletico ne s'appelle pas Mourinho parce que sinon on aurait encore crié à la mort du football.
Message posté par Lothaire
Après la finale contre Barcelone, avec les blessures et la saison de malade qu'ils ont fait l'Atleti ne pouvait pas faire plus. Ils ont donné le maximum. Ils ont fait le match parfait pendant prés de 94 minutes.

A partir du moment où Ramos égalise c'est fini. Psychologiquement déjà, puis physiquement ils ne peuvent plus assumer leur jeu qui ne pouvait fonctionner que sur 90 minutes. La sortie prématurée de Costa les a achevés par avance. Avec un changement de moins face à une équipe plus fraîche et avec d'avantage de banc ils n'avaient plus aucune chance. Pourtant ils ont tout donné pendant cette prolongation à l'image de Juanfran qui jouait en boitant.

Sur les 95 minutes ils ont été supérieurs au Real qui n'a commencé à jouer qu'au moment où les colchoneros accusaient le coup. Pendant la prolongation y'a pas eu match, on attendait simplement le moment où le Real allait se décider de les achever. Bref, ça s'est joué physiquement comme on pouvait s'y attendre.


Comme on pouvait s'y attendre? Donc l'atletico selon toi domine ( donc physiquement) pendant 95 mn minutes , méne 1- 0 mais n'etait pas pret à tenir le choc .Ton post est tellement plein de mauvaises foi et de non sens que je me demande si t'es pas un schizo.
Déjà sur les compos, j'ai pas trop compris pourquoi Ancelotti a titularisé Khedira en sentinelle, il se doutait bien qu'il allait être dépassé par le rythme et le pressing infernal de l'Atletico, et ça s'est vu.

Pendant la 1ère MT et jusqu'à la 60ème à peu près, les Colchoneros ont fait le match qu'ils voulaient faire, à savoir étouffer l'adversaire avec un pressing de fous furieux, hacher le jeu et s'imposer dans les coups de pieds arrêtés. Pendant tout ce laps de temps, on a été incapable de relancer proprement et d'imposer notre jeu.
Puis les changements ont fait la différence: l'entrée d'Isco et de Marcelo ont donné plus de liants entre le milieu et l'attaque, on a vu enfin Modric percuter d'avantage, et l'Atletico a peu à peu reculé. A partir de la 80ème, leurs deux lignes de 4 étaient collés dans leur 16 mètres. ça a failli marcher, mais le but de Ramos, de Bale, associés à leur écroulement physique ont eu raison de l'Atletico Madrid. Il faut pas oublier que cette équipe jouait son 61ème match de la saison avec le même onze type, forcément ça paye.

Après sur le match du Real, on note que comme d'habitude, ce sont Di Maria, Modric et Marcelo qui ont la différence, car ce sont les joueurs du Real qui font la différence en un contre un, et permettent à Ronaldo et Bale de partir en profondeur. Mais la plus grande force de cette équipe, c'est le mental: ne jamais lâcher, toujours y croire jusqu'à la 95ème, et marquer 3 buts en prolongation, c'est incroyable.
Les deux équipes n'étaient pas au mieux dans le jeu, l'Atlético ayant perdu pas mal de poids offensif s'est contenté de défendre, et le Real n'a commencé à attaquer que tardivement.
Mais je vois pas en quoi l'Atlético aurait été supérieur au Real pendant 95 minutes, mais vraiment pas. Moins d'occasions, moins de possession, un but de raccroc, une dizaine de découpages par derrière.
Ensuite c'est clairement le déficit physique qui fait la différence.
Le Real est juste vainqueur malgré tout.
jean pierre adams Niveau : DHR
L atletico a laisse gagner le real.
Comme qd tu laisses marquer ton petit cousin pour pas qu il pleure...
Message posté par MerenGone

Mais je vois pas en quoi l'Atlético aurait été supérieur au Real pendant 95 minutes, mais vraiment pas. Moins d'occasions, moins de possession, un but de raccroc, une dizaine de découpages par derrière.


Pas pendant 95 minutes, mais 60 voire 70 minutes oui. Et supérieurs dans le sens ou leur pressing et le défi physique qu'ils imposent ont totalement asphyxié le Real.

Mais à partir du moment ou Isco et Marcelo sont entrés, le Real a commencé à plus combiner dans la surface, et peu à peu, l'Atletico ne défendait plus qu'en mettant une fôret de jambes dans la surface. Et quand en plus ils finissent le match complètement cramé, le résultat est finalement logique.
Analyse très intéressante. J'ai trouvé Atletico héroïque, fidèle à lui-même et à ses convictions, jouant juste et faisant très peu d'erreurs. Pendant 90 min je n'ai pas vu un seul tir cadré du Real dans le jeu (seulement sur les coups de pied arrêtés) et sans ce dernier coup de tête de Ramos, l'analyse du match aurait été très différente. On aurait parlé du match parfait des Colchoneros. Et à partir du but, on savait que le Réal allait l'emporter Atletico étant achevé psychologiquement et physiquement.

Bon Ronaldo toujours aussi imbuvable tellement fier d'avoir marqué son vieux péno qui n'avait plus aucune importance après un match où on l'a vu rater tout ce qu'il a entrepris. Cela n'enlève à rien à son année exceptionnelle, peut être encore plus complète que la précédente.
Dommage cette attitude des gardiens à ne pas mettre de joueur au premier et deuxième poteau sur les corners.
Un but comme celui de Ramos n'aurais facilement,pas eu lieu.
Adrinho78 Niveau : DHR
Là où on voit que Carlo Ancelotti est un entraîneur au-dessus des autres,c'est dans son choix du latéral gauche.Là où 99,9% des entraîneurs auraient titularisé le plus fort des deux,à savoir Marcelo,lui a choisi de surprendre en alignant Coentrão.Même moi,devant ma télé,je me suis dit "Mais pourquoi il fait ça,il est con?",puis j'ai compris quand Marcelo est entré et a mis la misère à des défenseurs Colchoneros qui ne pouvaient plus mettre un pied devant l'autre,et c'est ça qui a fait gagner le Real,plus encore que les magnifiques prestations de Ramos,Varane ou Di Maria.Si Ancelotti avait mis Marcelo dès le début,rien ne dit que le Real aurait gagné.
Simeone -tout grand coach qu'il soit- a bien déconné quand même.

Déjà, faire jouer Costa c'était une blague.

Bon, jusqu'au but de Ramos, ça allait. Ensuite, il a complètement perdu la tête. L'arbitre a été bien gentil avec lui quand Simeone est venu l'engueuler au sujet des cinq minutes de jeu supplémentaires.

Finalement, il l'expulse lors de son altercation avec Varanne. Franchement, aller s'en prendre à un joueur sur le terrain alors que le match n'est pas fini, c'est un coup à se faire sévèrement suspendre.

Ça n'enlève pas grand chose aux grands mérites de Simeone après une saison d'anthologie, ça montre un peu ses limites.

Les clés du match ont été la fraîcheur physique très supérieure du Real et l'absence de Costa qui n'est rien moins que le meilleur joueur de l'Atletico.
Note : -4
Message posté par superr


Comme on pouvait s'y attendre? Donc l'atletico selon toi domine ( donc physiquement) pendant 95 mn minutes , méne 1- 0 mais n'etait pas pret à tenir le choc .Ton post est tellement plein de mauvaises foi et de non sens que je me demande si t'es pas un schizo.


Je n'ai pas dis qu'ils avaient dominé pendant 90 minutes mais que sur les 90 minutes ils ont été supérieurs. Le Real n'a commencé à développé son jeu qu'à partir de la 65ème/70ème, soit au moment où les mecs en face commençaient à décliner.

Après, peut être que pour toi le Real a bien géré son match, Benzema, CR, Bale, Khedira, Casillas ont fait un bon match grand bien t'en fasse mais personnellement quand t'as autant de joueurs qui délivrent une prestation dégueulasse et que les mecs en face sont aussi bons je pense qu'on peut difficilement dire que tu as bien joué.
Message posté par PasteurX
Heureusement que le coach de l'Atletico ne s'appelle pas Mourinho parce que sinon on aurait encore crié à la mort du football.


Mais c'est pas la tactique de Mourinho qui fait chier, c'est qu'il trolle tout le monde lorsqu'il gagne, ça énerve les gens et lui re-trolle pour mieux les faire chier.

La réputation négative de Mourinho n'a rien à voir avec son style de jeu mais avec sa personnalité.
Message posté par Lothaire


Je n'ai pas dis qu'ils avaient dominé pendant 90 minutes mais que sur les 90 minutes ils ont été supérieurs. Le Real n'a commencé à développé son jeu qu'à partir de la 65ème/70ème, soit au moment où les mecs en face commençaient à décliner.

Après, peut être que pour toi le Real a bien géré son match, Benzema, CR, Bale, Khedira, Casillas ont fait un bon match grand bien t'en fasse mais personnellement quand t'as autant de joueurs qui délivrent une prestation dégueulasse et que les mecs en face sont aussi bons je pense qu'on peut difficilement dire que tu as bien joué.


Rassure moi c'est bien le real qui a gagné je commence à avoir un doute là?
Message posté par GhostElias


Pas pendant 95 minutes, mais 60 voire 70 minutes oui. Et supérieurs dans le sens ou leur pressing et le défi physique qu'ils imposent ont totalement asphyxié le Real.

Mais à partir du moment ou Isco et Marcelo sont entrés, le Real a commencé à plus combiner dans la surface, et peu à peu, l'Atletico ne défendait plus qu'en mettant une fôret de jambes dans la surface. Et quand en plus ils finissent le match complètement cramé, le résultat est finalement logique.



Asphyxier n'est pas le bon verbe je trouve.
Ce n'était pas un pressing tout terrain comme le réalisait le Barca il y a quelques saisons en harcelant le porteur du ballon très haut.
L'Atlético a plutôt verrouillé ses 25 derniers mètres, probablement pour s'économiser physiquement, et c'est dans cette zone que le Real a toujours du mal car incapable de combiner quand il a la possession. De là à dire qu'ils étaient supérieurs je ne pense pas. Ils n'ont rien lâché comme souvent, mais n'ont pas produit de jeu comme ils ont su le faire à Chelsea ou face au Barca.

Je trouvais avant le match que le Real était l'équipe qui avait le plus d'armes pour contrer le bloc défensif de l'Atlético grâce aux CPA mais surtout aux frappes lointaines de CR7 et Bale qui peuvent prendre à défaut n'importe quel "bus". J'ai été étonné de voir les madrilènes si peu tenter de loin malgré quelques bonnes positions, notamment après avoir pourtant marqué sur des frappes déviées en Copa, ou sur des missiles de 30m de CR7 dans pas mal de derbies depuis 3 ans. Le fait qu'il était diminué a joué sur ce point. Il s'est malgré tout crée quelques bonnes occasions (tête, CF, ciseau) et est revenu défendre quelques fois, il n'a pas "rien" fait comme j'ai pu le lire, même si on l'a trop peu vu. Bale, lui, a tout manqué niveau frappe, c'est encore autre chose.
Sans Costa et Turan c'était évident que le jeu de l'Atletico serait déséquilibré. La sortie de Costa a condamné une éventuel rentrée de Diego qui aurait pu apporter plus d'options offensivement en tenant le ballon plus haut par exemple où ils étaient à la peine au fur à mesure que Villa n'avait plus les jambes.
Pourtant, le Real était en difficulté pendant 1h, puis n'a pas réussi à trouver la solution jusqu'à la tête de Ramos. Leurs individualités offensives, pourtant supérieures intrinsèquement n'ont pas su faire la différence. Seuls Modric et Di Maria m'ont paru à la hauteur.

Le Real était largement mieux armé, pas seulement en talent mais en terme de fraîcheur physique, d'options de jeu, de profondeur de banc pourtant ça ne s'est pas traduit sur le terrain avant le dernier tiers.
En parlant d'autre chose; je me demande si diego costa sera rétabli pour le mondial; del bosque ayant déclaré qu'il ne sélectionnerait que des joueurs physiquement intègres.
Annexe : Une petite photo pour signaler que le maillot verdeoro ne lui allait pas si mal...

http://www.europacalcio.it/redattore/up … -28524.jpg
Dance Crasher Niveau : CFA
Message posté par Adrinho78
Là où on voit que Carlo Ancelotti est un entraîneur au-dessus des autres,c'est dans son choix du latéral gauche.Là où 99,9% des entraîneurs auraient titularisé le plus fort des deux,à savoir Marcelo,lui a choisi de surprendre en alignant Coentrão.Même moi,devant ma télé,je me suis dit "Mais pourquoi il fait ça,il est con?",puis j'ai compris quand Marcelo est entré et a mis la misère à des défenseurs Colchoneros qui ne pouvaient plus mettre un pied devant l'autre,et c'est ça qui a fait gagner le Real,plus encore que les magnifiques prestations de Ramos,Varane ou Di Maria.Si Ancelotti avait mis Marcelo dès le début,rien ne dit que le Real aurait gagné.


Euh, ne faut-il pas ne pas suivre l'équipe pour dire ça? Si ta conclusion n'est pas fausse, faut quand même se dire que Coentrão a fait l'essentiel de la saison au poste en question, et que comme pour Mourinho l'année d'avant, où il était systématiquement aligné en CL, c'est un gage de concentration défensive moins hasardeuse que celle de Marcelo. Quand tu sais que le RM n'a gagné aucun de ses trois derniers matches contre l'Atletico depuis cette coupe du Roi 2013, tu cherches à défendre, surtout que niveau choix hasardeux, Ancelotti a été obligé d'en faire un gros au milieu avec Khedira -j'ai presque envie de dire y compris sur le remplacement de Benzema par Morata. Donc, pour revenir à ton propos et comme dit l'article, il s'est avéré qu'il n'étais pas plus utile que ça pour le RM de défendre. Peut-être qu'à partir de là, l'entrée de joueurs plus offensifs s'imposait, en effet, et Ancelotti aura eu le mérite de le voir, c'est un fait.
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