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Le premier jour du reste de leur vie

La France a donc écumé presque 100 joueurs pour retrouver une finale d'un tournoi majeur, 10 ans après la dernière. Que c'est long, 10 ans...

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Il aura donc fallu dix années pour que le foot français se remette bien dans ses crampons. Dix ans pour enfin retrouver une finale d’un tournoi majeur. En dix ans, en gros, on a le temps de faire son école primaire et son collège. Apprendre à lire, compter, pisser en collectivité, porter son sac sur une épaule, puis deux, à connaître le mot « réfectoire » , ne pas faire ses lacets, jusqu’à rouler ses premiers « patins » . Un parcours de petites embûches qui peuvent parfois paraître insurmontables. Pour ce qui est de l’équipe de France, ces obstacles infranchissables se sont cristallisés autour de la demande en mariage de Raymond à Estelle, des blagues de Franck, de Zahia, en passant par la bouderie collective dans un bus pour défendre Nicolas, « Kourkuff » , les boucs émissaires de la « génération 87 » , ou encore les équations pas toujours évidentes de Professeur Blanc, même en salle des profs. Et puis tout ça est devenu plus adulte sur la fin. Malgré la casserole d’un taxi Le Havre-Paris de Griezmann, la rébellion de Samir, le Franck qui ne blague plus, qui a mal au dos, une histoire de sextape, une autre de brûleur de graisses, la photo en slip d’Olivier, ou enfin le forfait tardif du premier de la classe, Raphaël, le professeur Deschamps a mis cette bande sur le bon chemin de l’examen.

Les notes de la France

Au bout de 93 joueurs


En dix ans, pas moins de 93 joueurs ont été essayés sous le maillot bleu. Et le staff français a parfois tâtonné avec ses « meilleurs joueurs du moment » : Faubert – buteur – en 10, Jimmy Briand, François Clerc, les trois sélections de Mathieu Flamini, la tentative Guilavogui, le grand Guillaume Hoarau, le petit Luyindula, les couleurs de Clément Chantôme, le doublé sans lendemain de Marvin Martin, ou encore une bicyclette de Savidan. Du groupe des 23 appelés au Mondial 2006, aucun joueur n’a passé le relais à ceux de cet Euro 2016. Pour rappel, la promo 1996, qui avait remis la France dans le final four international à l’Euro anglais après 10 ans d’absence, après avoir marqué l’histoire du foot bleu (Coupe du monde 98 et Euro 2000), avait aussi réussi à placer trois de ses joueurs présents en Angleterre à la finale de 2006 à Berlin (Barthez, Thuram et Zidane). On peut donc considérer que l’équipe dont a héritée Didier Deschamps a dû se construire toute seule pour revenir dans les équipes qui comptent. Après des compétitions où les Bleus ont tout simplement terminé à leur niveau (poules en 2008 et 2010, quarts de finale à l’Euro 2012 et au Mondial 2014).

De un à plusieurs leaders


Cette équipe de France a surtout réussi à faire sauter deux plafonds de verre. Après les désillusions de 1982, 1986 et la défaite plus attendue en 2014, les Bleus ont enfin battu les Allemands dans un grand tournoi (no offense pour la 3e place glanée contre la RFA au Mondial 1958). Ensuite, là où les générations françaises dorées ont eu une seule tête de gondole incontestable pour façonner leur parcours vers les sommets (autour de Platini et Zidane), cette promotion 2016 n’en a pas forcément trouvé une qui se détache plus qu’une autre. Malgré les absences de deux de ses habituels leaders (Benzema et Varane) pour ce mois en France, elle a réussi à diluer les responsabilités sur trois joueurs : Griezmann, Pogba et Payet. Ce dernier n’est a priori pas une solution pour les dix prochaines années. Pour les deux premiers en revanche, l’avenir semble s’offrir à eux. Et ils pourraient entraîner dans leur sillage N’Golo Kanté, Kingsley Coman, Samuel Umtiti ou encore Anthony Martial. Maintenant, il reste une finale à gagner, contre le Portugal de Cristiano Ronaldo, pour que la locomotive aille encore plus vite.



Par Ronan Boscher
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