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La Pioche rentre au bercail

Recruté au Havre à 16 ans, Paul Pogba a passé trois ans à Manchester United (2009-2012) où il n'a jamais vraiment eu sa chance. Parti en froid avec Sir Alex Ferguson, Paul Pogba revient en Angleterre quatre ans plus tard et 120 millions d'euros en plus. À 23 ans, « La Pioche » est face à un énorme défi : enfin réussir à United et faire oublier le prix de son transfert.

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À Manchester United, Paul Pogba se raconte en deux dates. La dernière est à marquer d'une pierre blanche, c'est aujourd'hui, puisqu'il s'agit de l'officialisation de son retour à United contre 120 millions d'euros. Ce qui fait de lui le joueur le plus cher du football dans une époque où les sommes ne veulent plus rien dire, encore moins dans un championnat anglais dopé par des droits télés pharaoniques. Oui, c'est cher. Oui, Manchester United est assis sur une montagne dorée. Oui, le potentiel du joueur est immense. Oui, MUFC l'a signé sans vraiment négocier, car le club est en capacité de le faire.


La seconde date du 31 décembre 2011, jour de la Saint-Sylvestre. Manchester United reçoit Blackburn Rovers en championnat et l'équipe est décimée. Michael Carrick joue en défense centrale, Darren Fletcher et Paul Scholes sont blessés. Tout l'entrejeu mancunien tire la tronche. Paul Pogba, 18 ans, est persuadé d'avoir enfin sa chance. Sauf que Sir Alex Ferguson préfère aligner le latéral droit Rafael au milieu. Pogba n'entrera même pas en jeu et United s'inclinera (2-3). Le début du divorce entre Pogba et les Red Devils. « Il me disait : ton heure viendra. Mais elle n'est jamais venue » analysera Pogba dans les colonnes de FourFourTwo en janvier 2015.

Se méfier de Mino


En fin de contrat six mois plus tard, Pogba file à la Juventus, où il prendra son envol. Ce « divorce » , Sir Alex Ferguson l'a mis sur le compte de Mino Raiola, l'agent de Pogba. Dans son livre Leading, l'ancien coach revient d'ailleurs sur cet épisode. « Il y a un ou deux agents de footballeurs que je n'aime simplement pas, et Mino Raiola, l'agent de Paul Pogba, est l'un d'eux. Je me suis méfié de lui dès l'instant où je l'ai rencontré. Nous avons eu Paul avec un contrat de trois ans et il y avait un option de renouvellement que nous étions impatients de signer. Raiola est soudain apparu sur scène et notre première rencontre a été un fiasco. Lui et moi étions comme l'huile et l'eau. À partir de là, c'était cuit parce que Raiola avait pu s'intégrer auprès de Paul. »

Quatre ans plus tard, Fergie n'est plus en charge de rien – officiellement – à United et Raiola vient d'y placer trois joueurs pour plus de 160 millions de transfert : Zlatan Ibrahimović, Henrikh Mkhitharyan et Paul Pogba. Les temps changent. Et Mino sait y faire, lui qui vient de dégoter au Français un salaire annuel de 13 millions d'euros (contre 4,5 à la Juventus) et 7 millions d'euros en prime d'exploitation pour les droits d'image du joueur français.

Assumer


À 23 ans, Pogba va donc retourner là où il a commencé à faire parler de lui, surtout en dehors du terrain, avec l'étiquette du joueur le plus cher du monde et quasiment le mieux payé, à seulement 23 ans. Une épreuve, en vrai. Car à Turin, tout était en place pour mener l'équipe vers les sommets. La Juventus, le club le plus exigeant et le plus carré du monde, était la voie royale pour la sagesse. Tout l'inverse de Manchester United, non qualifié en Ligue des champions, avec un nouveau coach (José Mourinho), un effectif en chantier depuis trois ans (500 à 600 millions d'euros investis sur le mercato) et une concurrence XXL (Manchester City de Guardiola, Liverpool de Klopp, Chelsea de Conte, Arsenal de Wenger, etc.).


C'est vrai, Paul Pogba a pris un risque en signant à Manchester United. Mais le football en demande. Surtout quand on veut arriver tout en haut. Le garçon va être épié, scruté, analysé, attendu. Quand on joue avec une telle étiquette au-dessus de la tête, il faut être solide. Mais Pogba voulait revenir à United. Par fierté.

Pat, Paul et Paul


Au fond, l'histoire ne pouvait pas se terminer ainsi entre United et Pogba. Patrice Évra, qui a connu Pogba à Manchester avant de le retrouver à la Juventus, racontait dans les colonnes de la Stampa à quel point le départ d'Angleterre avait été une déchirure pour l'ancien Havrais : « Ferguson m'avait envoyé chez lui pour le convaincre de rester. Il pleurait, il ne dormait pas, car il savait qu'il pourrait devenir plus fort que Vieira, mais il avait fait son choix. Ferguson savait que Pogba deviendrait très fort, mais il ne pouvait pas forcer sa décision.  » Dans les arcanes de United, on s'était fait une raison. Le « petit con » ne méritait pas de porter le maillot de MU. Mais le temps faisant son chemin, et Pogba prenant de l'épaisseur du côté de Turin, le vent a tourné.



Ainsi, dans une chronique parue dans l'Independent en 2015, Paul Scholes n'y allait pas de main morte à propos de Pogba. « Je ne pense pas qu’ils devraient faire revenir Pogba pour les sommes dont on parle après l’avoir perdu contre un paiement de compensation. Quand j’ai pris ma retraite pour la première fois en 2011, j’ai passé le début de la saison suivante aux côtés de Warren Joyce, l’entraîneur des U21. Paul était dans l’équipe et la vérité, c’est que même s’il avait un énorme et évident potentiel, il n’a pas suffisamment bien joué à cette époque jusqu’à Noël 2011 pour avoir une place dans l’équipe première de manière permanente et encore moins pour être titulaire. Même si je n’ai jamais parlé des détails avec Sir Alex, ce que nous comprenions dans le vestiaire, c’est que les conseillers de Paul demandaient trop d’argent pour son contrat professionnel. Ils voulaient qu’il soit payé comme un joueur de l’équipe première pour un joueur qui n’était pas dans l’équipe à ce moment. United a senti que ce n’était pas juste et est resté sur ses principes. Il est parti l’été suivant et s’est vite imposé à la Juventus, ce qui peut arriver. »

Club bankable


Un an plus tard, le rouquin a visiblement changé d'avis lors d'un passage sur un plateau télé : « J'aurais voulu Luka Modrić. Quel âge il a maintenant ? Il est peut-être un peu vieux, mais c'est un grand joueur. J'apprécie Raphaël Varane. (…) Et on a probablement besoin d'un avant-centre, mais il n'y en a pas tant que ça, alors je vais dire que j'aimerais que Paul Pogba revienne. » C'était en mars dernier. Quatre mois plus tard, c'est fait. Le plus dur ne fait que commencer pour La Pioche. Le plus grand talent français de sa génération rêve de Ballon d'or. Il est dans le championnat le plus médiatique du monde, dans le club le plus bankable de la planète et entre les mains d'un entraîneur ô combien médiatique. Les ingrédients sont là. Vivement la suite.



Par Mathieu Faure Cet article a été publié une première fois le 22 juillet dernier.
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