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  2. // 6e journée
  3. // Groupe C
  4. // Limassol/Marseille (3-0)

La jeunesse marseillaise prend sa fessée

Les 762 pèlerins venus garnir le GSP Stadium ne devaient pas céder à la berlue : ce n’est pas un Borussia Dortmund – Real Madrid auquel ils assistaient. Non, mais leur AEL Limassol à battu l’OM et sa classe biberon.

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En foirant comme il faut son parcours en Ligue Europa, l’OM s’est offert un match pour du beurre. Incapables de rivaliser avec les deux gros morceaux (Fenerbahçe et Gladbach’) du groupe C, Marseille n’a gagné qu'une fois, contre l’AEL Limassol. C’était le 4 octobre dernier, et la giflasse (5-1) infligée équivalait à une première place, ex æquo avec les Turcs. Deux nuls et une défaite plus tard, le destin européen 2012/2013 d’Élie Baup et de ses hommes a sombré de manière irréversible. Pour l’ultime journée, les Olympiens rendaient visite au champion de Chypre pour disputer un match à la saveur d’un bon vieil amical estival. Sans les degrés ni les exigences d’une préparation. Mais, on l’espère pour Souley Diwara et ses potes, avec séance de tourisme, dégustation de mezze et Petro Tou Romiou au programme. Côté foot, les Olympiens ont pris une rouste (3-0). Tout simplement.

Limassol aux commandes

Au coup d’envoi, première semi-surpise confirmée, Wesley Jobello (18 ans) est titulaire. Pour l’anecdote, si le gamin ne s’était pas pointé en retard à un entraînement en novembre, ni Chaban-Delmas, ni la Ligue 1, ni le Web n’auraient fait la connaissance de Fabrice Apruzesse. Tout d’abord, merci Wesley. Le onze « rookie » fomenté par Baup veut profiter de ces 90 minutes d’entraînement déguisées en match de milieu de semaine. D’entrée, l’OM n’a pas besoin de puiser plus de 5% de son talent pour faire du cuir sa chose. On attend juste la première gerçure dans la défense locale. Loïc Rémy, seul crack sur la pelouse, rappelle son statut sur deux accélérations. Son homologue jaune et noir, Orlando Sa, a toutes les peines du monde à exister. Leyti N’Diaye et Rod Fanni n’ont aucun mal à isoler le Portugais. Ses compères Dickson et Paulo Sergio sont davantage en verve. Par deux fois (15e puis 18e), ils déconnent sur des coups brûlants. Sur le deuxième, le pied en mousse de Gennaro Bracigliano peut d’ailleurs remercier celui en acier de Kassim Abdlallah. L’enseignement majeur de ce premier acte réside dans la confirmation du manque absolu de « jeune solution » pour Élie Baup. Les cadres absents peuvent siroter leur apéro tranquille. Ce onze juvénile est dominé. Rien à dire là-dessus. Si Disckson avait décidé de servir à quelque chose, il poussait le ballon à bout portant pour donner l’avantage aux siens (30e). Mais non. Bonne âme, le Ghanéen s’offre la foirade de la soirée. Les offensives des hommes de Jorge Costa finissent pas payer : sans ses verres fumés et ses implants, mais avec son front, Orlando punit une sortie aussi molle que laide du portier marseillais (40e, 1-0). Sans avoir cadré une frappe, Marseille ne pouvait honnêtement espérer plus. C’est la pause. Tant mieux.

Marseille au fond


C’était écrit : Limassol ne devait planter ses pions européens uniquement contre l’OM. En effet, Fenerbahçe et le Borussia Mönchengladbach ne leur firent aucun cadeau. Bercé par l'ivresse de la générosité française, Limassol veut faire de sa victoire un triomphe. Intenable côté droit, le Brésilien Edmar s’amuse. Parfois avec Rafidine Adbullah, souvent avec Lucas Mendes. Le peu d’entrain démontré par son équipe pourra nourrir quelques questionnements dans la caboche d’Élie Baup : comment mettre ses titulaires sous pression si les seconds couteaux ne font pas le centième de ce que nécessite une concurrence ? Sur le terrain, les imprécisions et les frappes ratées se multiplient. Arrive la 63e minute : Omrani est remplacé par Santiago. Du Chili ou… ? Bref, le jeune inconnu abaisse un peu plus l’âge médian phocéen. La flotte se met à tomber à l’approche de la dernière ligne droite. On se dit que quelques ballons qui fusent pourraient animer une représentation tout juste acceptable. C’est encore pire. Surtout pour l’OM, qui se fait fendre une deuxième fois, puis une troisième fois. D’abord sur un centre de Disckson, venu de droite, qu’Edmar conclut pépère (79e). Bracigliano, encore fautif, apprécie. Sur le 12e corner qu’il concède ce jeudi, Marseille cède une dernière fois sur une tête de Dosa Junior (82e). Rideau de fin sur cet OM qui n’avait rien d’européen. On passe vite à autre chose. Dès ce dimanche, au Vélodrome, face à Lorient. Avec une véritable équipe. De véritables intentions. Et un véritable objectif, cette fois.

Par Pierre Girard
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