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Féry, un braquage à l'anglaise

Depuis le 31 août dernier et la vente de Didier Ndong à Sunderland, Loïc Féry, président de Lorient depuis 2009, danse au-dessus de la colère de ses propres supporters. Pourtant, depuis son arrivée à la tête du club breton, le businessman accumulait les succès. Jusqu'à se faire rattraper par le système ?

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Le premier jour, il n’était qu’un anonyme. En réalité, personne ne savait trop comment le décrire, alors certains jonglaient entre « financier » et « entrepreneur » . Serré dans une chemise rayée et un costume un peu trop large, il affichait un sourire confiant et parlait alors du FC Lorient comme d’un moyen pour « s’investir professionnellement dans le sport, dans un cadre sain où être en confiance  » . Quelques années plus tôt, celui qui a fondé en 2007 le groupe Chenavari – qui comprend notamment une société de gestion d’actifs obligataires dont les bureaux sont à Londres, où il passe la majorité de son temps – a tenté de croquer l’OGC Nice alors qu’il jouait attaquant, puis cumulait une casquette de président dans un club à Hong Kong. Puis, il y a eu les flirts avec Grenoble, Nîmes ou encore Sheffield Wednesday. Loïc Féry est comme ça : il veut toucher à tout, tout essayer, mais aussi tout contrôler. Un trait qui lui a déjà coûté un dolmen – Christian Gourcuff, parti sans un regard un soir de mai 2014 –, mais qui l'a aussi empêché de passer à table plus tôt. Pourtant, Féry l’assure : il ne vient pas « gagner de l’argent, mais développer le club sans perdre de l’argent » . Ce qu’il fait mieux que n’importe qui et pas n’importe comment. Malgré les portes qui claquent.

« Le football autrement » , vraiment ?


Voilà maintenant un peu moins de sept ans que Loïc Féry se trémousse entre son étiquette de businessman et de patron d’un club de Ligue 1 exceptionnellement sain financièrement. Son rêve était de voir « Lorient faire partie des meubles  » du championnat. Bingo et il faut regarder le tableau : du jeu, de belles productions jusqu'au départ de Gourcuff et de chouettes ventes sous son mandat (Abriel, Ciani, Koscielny, Morel, Kitambala, Gameiro, Mvuemba, Lemina, Corgnet, Aboubakar, Ecuele Manga...). C’est une belle vitrine, la clé de la réussite du club en plus de la décision initiale de Féry de diminuer la part fixe des salaires pour une part variable indexée sur les résultats sportifs, mais c’est aussi ce qui peut mettre le bordel. Le président lorientais a perdu Gourcuff en partie à cause de la vente de Mario Lemina à Marseille qui s’est faite «  sans l’accord  » du coach historique : « Je suis écœuré de la façon dont ça s’est fait. C’est mon devoir de m’exprimer. Par rapport à la communication faite au club, je tombe des nues quand on me dit qu’il faut absolument vendre un joueur. Ce transfert est une erreur à tous points de vue : sur le plan sportif, sur le plan de l’image, sur le plan financier. (…) Un club de foot n’est pas qu’une entreprise financière. À Lorient, on affichait la volonté d’être différents. On n’est pas différents. Ce transfert, c’est juste du business.  »


Un tacle pour un club qui explique voir « le football autrement » à travers son slogan. Lemina, c’était en 2013, dans les dernières heures du mercato. Il y a quelques jours, l’histoire s’est répétée avec la vente de Didier Ndong à Sunderland pour 20 millions d’euros, alors que Lorient a perdu ses trois premières rencontres de la saison, que Guerreiro a déjà été vendu à Dortmund et que le club pointe actuellement à la dix-neuvième place. Qu’on soit d’accord : l’affaire est en or et le club breton ne pouvait pas refuser un tel craquage, même pour un titulaire indiscutable. «  On a refusé à trois reprises le départ de Didier Ndong, à douze puis à quatorze et à seize millions d’euros. Mais quand la dernière, à vingt millions d’euros, et sans doute un peu plus avec les bonus, est arrivée, son départ devenait inéluctable pour plusieurs raisons : (…) cette offre, qui représente 50% du budget du FCL, mais également parce que le joueur pouvait multiplier son salaire par dix ou par douze. Du coup, Didier n’était plus dans les dispositions pour qu’on puisse compter sur lui dans les semaines, voire les mois à venir.  » Voilà ce qu’expliquait il y a quelques jours Loïc Féry dans les colonnes de Ouest France. Cette fois, le boss a appelé son entraîneur, Sylvain Ripoll, mais il n’a également pas été capable de remplacer son milieu de terrain malgré plusieurs tentatives et des résultats qui chutent depuis deux saisons.

Football Manager, raison et déraison


Alors, de son côté, il parle d’une « décision rationnelle  » , même s'il remet souvent en cause un mercato qui se poursuit alors que les championnats ont déjà repris. « La réalité est qu’il n’y a pas de joueur intransférable, même le dernier jour du mercato, et qu’on ne peut pas tout contrôler. On ne joue pas à Football Manager. » Voilà ce qui a poussé Féry à appuyer sur le bouton pour ouvrir la porte à Ndong. On le comprend et personne n’aurait pu refuser une telle offre. L’Angleterre joue la corde de la déraison, c’est comme ça et il faut maintenant accepter les règles malgré le sale goût que cela laisse en bouche. Jusqu’ici, Lorient a toujours su rebondir grâce à son bon nez en matière de recrutement et se retrouve déjà à un tournant de sa saison, au risque de s’être tiré une balle dans le pied d’entrée de championnat. Féry veut y croire, avance toujours avec ses atouts et continue de vouloir bouger les mentalités malgré les critiques de ses propres supporters. Il se balade, aussi, avec son image de plus jeune président de Ligue 1, son côté VRP et sa volonté terrible pour valoriser l’image du championnat de France. Peut-on lui reprocher ? Non, pas vraiment. Va-t-on lui reprocher plus tard ? C’est possible, mais il aura continué à avancer avec ses convictions. Jusqu’au dernier jour.

Par Maxime Brigand Propos de Christian Gourcuff recueillis par ALG en septembre 2013.
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