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Fair-play financier : aidons le PSG

En juin, Paris pourrait se faire taper sur les doigts au nom du fair-play financier. La faute à un mercato d'été 2017 complètement dingue. Le club de la capitale pourrait pourtant largement atténuer son déséquilibre économique en optimisant les ressources que représentent les joueurs à sa disposition. Tour d'horizon.

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Jusqu'à la mi-juin, le PSG et ses supporters vont vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Car selon le Financial Times, l'UEFA aurait tiqué sur les contrats publicitaires signés entre le club de la capitale et ses sponsors Qatar Tourism Authority et Qatar National Bank. Deux entités liées indirectement à QSI, et qui auraient consenti une surévaluation de leurs apports financiers en comparaison avec les réalités du marché. Pour un tel maquillage de ses ressources, Paris avait écopé d'une amende de soixante millions d'euros et d'une limitation à 21 joueurs sur sa liste pour la Ligue des champions 2014. À l'époque, la direction du club francilien avait fait amende honorable et obtenu de reprendre sa totale liberté d'action à l'été 2017. Mais en attendant une éventuelle nouvelle sanction, Paris a quelques bonnes résolutions à prendre sur les court, moyen et long termes.


  • Reconsidérer ses priorités

  • Le débat a été officiellement (r)ouvert après la victoire à Bordeaux : cela fait 18 mois que le PSG cherche un gardien de classe mondiale car Alphonse Areola comme Kevin Trapp ne seraient pas assez costauds pour faire passer un cap. Sauf que le troisième gardien de l'équipe de France – particulièrement dans le dur la saison passée – est en train de réaliser un exercice 2017-2018 plus qu'honorable. Quand on sait que Paris risque d'être bridé au niveau du chéquier, et que les cibles actuelles – Donnarumma, Courtois ou Oblak – tapent dans des indemnités à cent millions d'euros, le recrutement d'un nouveau gardien paraît un poil déplacé.

    Économie potentielle : cent millions d'euros, rien que pour le poste de gardien.


  • Soutenir ses joueurs dans les moments difficiles

  • Depuis 2011, la direction qatarie a eu des résultats probants. Surtout sous la houlette de Leonardo comme directeur sportif. Mais la gestion du Brésilien comme celle de ses successeurs a eu la même limite : faire des joueurs parisiens des éléments jetables à la première contre-performance. Une situation particulièrement handicapante aux postes de latéraux : à gauche, deux potentiels titulaires en équipe de France sont arrivés – Lucas Digne et Layvin Kurzawa – et ont finalement perdu beaucoup de crédit en moins de deux saisons.


    Depuis 2011, seul Maxwell, joueur trentenaire et homme accompli, a vraiment convaincu au poste. Plutôt que de penser à la meilleure manière de relancer un titulaire potentiel en sélection, en l’occurrence Kurzawa, Paris réfléchit à la manière idéale de refourguer le joueur et lui trouver un remplaçant plus clinquant et performant. Alors même que Lucas Digne pourrait faire le Mondial comme titulaire avec les Bleus...

    Économie potentielle : environ 25 millions d'euros par latéral.




  • S'appuyer sur la formation

  • La problématique ne date pas de l'arrivée de QSI. Bien au contraire. Depuis 2011, il est même important de souligner certains efforts au Camp des Loges pour faire – un peu – de place aux jeunes du centre de formation dans le groupe professionnel parisien : Adrien Rabiot est devenu titulaire indiscutable, Alphonse Areola pourrait le rester, Presnel Kimpembe devrait le devenir, et Christopher N'Kunku est aujourd'hui un joueur de rotation plus que correct. En attendant la possible émergence de Stanley N'Soki derrière. Preuve que le PSG a tout intérêt à s'appuyer sur ses jeunes pousses, et sur l'immense vivier francilien de manière plus générale.


    Depuis 2011, Paris a ainsi pu réaliser deux ventes conséquentes via son centre : Mamadou Sakho à Liverpool en 2013 pour 23 millions d'euros, puis Jean-Kévin Augustin l'été dernier au RB Leipzig contre une quinzaine. Dans la même période, le club a cependant vu partir librement plusieurs éléments prometteurs qui se sentaient à l'étroit ou pas assez considérés : Kingsley Coman, qui a finalement rapporté plus de vingt millions à la Juventus et qui en vaut le double aujourd'hui, Moussa Dembélé, devenu icône au Celtic, ou encore Dan-Axel Zagadou, qui a fait son trou au Borussia Dortmund.


    Économie potentielle : au doigt mouillé, cent millions d'euros pour le trio Coman-Dembélé-Zagadou. Et même 120 millions avec Ferland Mendy et James Léa Siliki, partis en cours de formation, ou Odsonne Edouard et Jonathan Ikoné, encore sous contrat.


  • Chercher les bonnes affaires sur le marché des transferts

  • L'été dernier, Paris a claqué 220 millions d'euros sur Neymar Jr et 180 sur Kylian Mbappé. Impossible de dire que le PSG se soit planté tant le talent des deux bonhommes est immense. Mais depuis 2011, toutes les acquisitions du PSG ne se sont pas révélées payantes : Jesé (25 millions), Krychowiak (30), Lucas Digne (15) ou à un degré moindre Lucas Moura (40)... Voire Ángel Di María, en grande forme début 2018 mais longtemps considéré comme décevant en rapport aux soixante millions investis sur son compte. Depuis 2011 et l'arrivée de QSI, Paris a forcément déniché quelques valeurs sûres, comme Zlatan Ibrahimović (20 millions), Edinson Cavani (63) ou Thiago Silva (40).


    Mais il a finalement fait ses meilleurs transferts quand il a regardé plus loin que les évidences : Marco Verratti, déniché contre dix millions en Serie B italienne, Blaise Matuidi (dix à Saint-Étienne), voire Serge Aurier qui a finalement permis au PSG de faire une plus-value cet été. À force de s'appuyer sur sa puissance financière, la direction parisienne en a oublié les principes de survie essentiels pour un club de football : savoir dégoter de bonnes affaires, notamment à proximité. Tels le Bayern Munich qui ratisse toute la Bundesliga avant de lorgner hors de ses frontières, ou l'Atlético de Madrid qui sélectionne des joueurs qu'il va pouvoir valoriser et faire grandir. Comme Antoine Griezmann en 2014, recruté pour trente millions d'euros quand Paris avait préféré le plus expérimenté Di María pour le double.

    Économie potentielle : inestimable



    Par Nicolas Jucha
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