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Darren fraîcheur

Il est toujours aussi inépuisable. Darren Fletcher est une fontaine de jouvence, un homme qui paraît à chaque fois plus jeune que la veille, à 32 ans. Plus d'un an après avoir quitté Manchester United, le récupérateur de West Bromwich Albion est devenu un guide pour les gosses, un repère sur le pré tout en restant à l'ombre des louanges. Avec classe toujours.

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La casquette est toujours en place. Elle est enfoncée, vissée sur la tête. Tony Pulis s’agite, il arpente sa zone technique, la visite de tous les côtés. Face à lui, ses hommes se déchirent comme des chiens face à Manchester City. C’était le 9 avril dernier, au cœur de l’Etihad Stadium. Ce jour-là, West Bromwich Albion s’est arraché, mais a perdu (1-2). Au cœur de la bataille, un homme. Un cœur éternel, infatigable, et qui, plus bas, balance ses compas partout. Il gratte, récupère, pète des lignes et oriente le jeu à la force d’un cerveau génial qui n’a rien à battre de son âge. Darren Fletcher a trente-deux ans, mais vit une seconde jeunesse dans les bras de tonton Pulis. « J’ai toujours su, au fond, que son recrutement était un peu plus qu’un choix sportif. C’est aussi une question d’influence, dans la façon de s’entraîner, de travailler, de mener sa vie » , expliquait le coach des Baggies l’été dernier. Avoir la classe sur un terrain de football n’est plus forcément à la mode, mais la remontée à la surface de Darren Fletcher frappe comme une claque à la gueule. Une gifle mise par un homme aussi discret qu’omniprésent une fois le pied posé sur le pré. Par amour du jeu.

« One Darren Fletcher, there's only one Darren Fletcher »


Lorsqu’il débarque dans les West Midlands en février 2015, Fletcher se bat déjà. Sauf qu’il se bat seul, contre lui-même et face à son corps. Pour retrouver une forme de confiance et un rythme à la hauteur de son talent. Peu de temps après sa signature à WBA, il explique dans les colonnes de l’Independent qu’il « se battait contre la maladie pour pouvoir continuer à jouer au football » . La faute à une rectocolite hémorragique qui l’a éloigné des terrains entre novembre 2011 et décembre 2013, alors que l’international écossais (72 sélections) touchait probablement le sommet de sa carrière à Manchester United. De retour à l’entraînement, Fletcher doit batailler contre la concurrence, pour la confiance qu’il cherche à obtenir auprès de Louis van Gaal, mais est, souvent, trop juste. Pulis saute alors sur l’occasion il y a un an et lui confie directement le brassard de capitaine : « Il est aussi vif que n’importe quel joueur de 20 ans. » Car le numéro 24 des Baggies est certainement l’un des récupérateurs les plus sous-cotés des années 2000 et posera, à son départ de United, le dernier chapitre des années dorées de Ferguson à Manchester. Avec un pincement au cœur. Car Old Trafford n’a que rarement tort et il a surtout raison lorsque ses voix s’époumonent : « One Darren Fletcher, there’s only one Darren Fletcher. »

Sir Alex Ferguson lui avait conseillé de le faire et Darren a exécuté. Comme souvent entre les deux hommes. L’histoire d’une confiance aveugle entre les deux Écossais. En allant à West Bromwich Albion, Fletcher rêvait d’une fin à la Phil Neville. Fletcher parle de Neville comme d’ « un exemple. J’aimerais répéter ici la même chose - avoir passé ma carrière à Manchester United en connaissant de grands succès, puis venir ici et connaître le succès également, peu importe le sens que vous donnez à cela. » Le sens, c’est finalement lui qui le donne, car aujourd’hui, son rôle déborde largement de celui du simple joueur de foot. Sous la casquette de Pulis, Fletcher est un relais pour les jeunes comme Saido Berahino à qui il avait conseillé en février de « se poser et de réfléchir 48 heures sur sa situation » . Certains parlent de lui comme d’un repère, d’un exemple ou même d’un grand frère. Et cette responsabilité se ressent aussi sur le terrain, où le joueur a demandé à bénéficier il y a quelques mois de « plus de liberté pour pouvoir se projeter davantage  » . Histoire de prendre du plaisir là où la pression est moins intense qu’hier.

Marche à l'ombre


Reste un point noir comme une tache sur le CV : une nationalité qui ne lui permettra sûrement jamais de toucher une grande compétition internationale avec sa sélection. Comme Ryan Giggs hier. Darren Fletcher n’aura jamais sa Coupe du monde, mais peu importe, car cela correspond au personnage : un homme qui a toujours œuvré pour vivre dans l’ombre. À United, c’était aux côtés de Carrick dans le rôle des taiseux travailleurs. C’était simple et Ferguson l’a souvent répété : les premiers noms qu’il couchait sur sa feuille de match étaient ceux de Carrick et Fletcher qui formaient alors l’une des plus belles paires de récupérateurs d’Europe. Darren grattait là où Michael se projetait. C’était beau, c’était simple et efficace. Sans bruit, histoire de faire briller les autres. Là-dessus non plus, le grand Darren n’a pas changé. Il ne vit que pour les sourires des autres, car sa carrière est maintenant derrière lui. Alors il court, toujours. Comme un éternel silencieux. Alors profitons encore.


Par Maxime Brigand
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