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Brandão, l’heure du renouveau

Ce soir, Brandão devrait retrouver Thiago Motta au Parc. Il y a un an et demi, l’attaquant bastiais cognait l’Italien et s’infligeait du même coup des mois de galère assurés. Qui semblent enfin derrière lui.

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Il est 19 heures en ce 16 août 2014 quand le plomb pète. Alors que PSG vient de s’imposer tranquillou dans son Parc (2-0) face à un Bastia impuissant, un joueur a particulièrement mal vécu la rencontre. Exaspéré par les provocations de Motta sur la pelouse, Brandão décide de se faire justice en dehors. À l’entrée des vestiaires, où il attend patiemment le milieu de terrain, il prépare son coup. Arrivé à hauteur de l’Italien, son crâne vient exploser le nez de son adversaire. Violent. Un coup de tête, un coup de sang, un pif éclaté et de longs mois de galère pour celui qui n’a cette fois jamais pu dire qu’il n’avait « pas touchéo » .



Alors oui, Thiago Motta n’est certainement pas exempt de tout reproche. Peut-être que Brandão « n’est pas le style de joueur à péter un câble pour rien » et que « tout le monde connaît le genre de joueurs qui étaient en face de lui » , comme l’indique Julian Palmieri, son partenaire. Sûrement que le monde du football «  s’est acharné sur lui plus que sur un autre, alors que c’est un gentil garçon, malgré cette image de joueur méchant qu’il véhicule  » , comme le dénonce le défenseur de Bastia François Modesto. Toujours est-il qu’en agressant une personne de la sorte, le Brésilien s’est fait du mal à lui-même, en donnant un méchant coup de frein à sa carrière. «  Il s’en est beaucoup voulu, se souvient Palmieri. Dans les vestiaires, évidemment, il ne fanfaronnait pas. On lui en voulait aussi un peu, parce que perdre un joueur de ce calibre, pour nous, ce n’était pas rien. Pour un temps assez long qui plus est.  »

Suspension + blessure + justice + carton rouge


Car comme attendu, le geste a été sévèrement puni. Six mois de suspension par la LFP, mais aussi un mois de prison ferme et 20 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris. Suffisant pour être pessimiste sur la suite de la carrière du joueur de 34 ans. Surtout que les ennuis ne s’arrêtent pas là : deux mois après la baston à sens unique, l’attaquant est victime d’une grosse déchirure à la cuisse, nécessitant une opération et des mois de repos. Pour ne rien arranger, l’ancien de l’OM part au conflit avec son club en saisissant le conseil des prud'hommes pour réclamer le paiement de salaires impayés – un litige qui se conclura finalement à l’amiable entre les deux parties. Enfin, si le joueur reprend la compétition en avril, il écope d’un carton rouge pour une vilaine semelle dès la première journée de Ligue 1 2015-2016.


Toujours debout


« C’est difficile pour lui parce qu’on l’a pointé du doigt comme s’il avait tué quelqu’un, sans qu’on parle des circonstances, le défend son pote Modesto. Il a assumé sa suspension, il a reconnu son erreur. Mais maintenant, il se fait siffler dans n'importe quel stade alors qu’il a tout donné dans les équipes où il est passé. » De quoi baisser les bras et attendre un lâcher-prise de la part d’un type qui n’a donc joué que dix matchs en 2014-2015 (aucun but) ? « Il a les épaules solides, ne vous inquiétez pas pour lui, répond avec assurance Palmieri. Il est costaud et a un gros mental. Même à l’entraînement, il ne lâche jamais rien. » Un constat entrevu ces derniers temps, puisque Brandão semble tout doucement remonter la pente depuis son retour de suspension. Entre le 13 septembre et le 19 décembre, la Brand' a ainsi joué dix matchs de championnat (dont sept en tant que titulaire) pour deux (petits mais importants) pions. Modesto, encore : « Il se reconstruit petit à petit, avec l’aide du club qui ne l’a d’ailleurs jamais lâché et lui a toujours apporté son soutien. À lui de rendre cette confiance au Sporting.  » Et de garder ses nerfs s’il croise un certain Thiago Motta ce vendredi soir.


Par Florian Cadu
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