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United Colors of Brereton

Opposé au Paraguay pour la dernière journée du groupe A (2h), le Chili tentera de conserver sa deuxième place. Dans sa quête, la Roja pourra compter sur son nouvel attaquant vedette : Ben Brereton. Né, élevé et formé en Angleterre, c’est pourtant à plus de 6000 kilomètres de là que le joueur de 22 ans a découvert le niveau international, bien loin de son mode de vie 100% british.

« Il n’aligne pas deux phrases en espagnol, ne comprend pratiquement rien de ce qu’on lui dit, mais il met tellement de volonté que ça compense tout. » Ces mots sont signés Eduardo Vargas, au moment d’évoquer son compère d'attaque, Ben Brereton. Depuis l'entame de la Copa América, le nouveau maillon fort chilien fait des émules, aidé par une abnégation sans faille et un parcours tout aussi attachant.

El niño de Stoke


Benjamin Anthony Brereton est un enfant de Stoke-on-Trent. Fils d’un papa policier et d’une maman céramiste d’origine chilienne, « Ben » déroule ses premières classes à l’académie de Manchester United. Un avenir prometteur, qu’il doit pourtant mettre entre parenthèses à seulement 14 ans. « C’était très compliqué, affirme sa mère, Andrea Díaz. On faisait de longs trajets, il mangeait et faisait ses devoirs dans la voiture chaque jour. Il était déterminé, mais nous avons décidé d'arrêter. » L’aventure mancunienne prend fin, au contraire du rêve de devenir un jour professionnel. De retour dans sa ville natale, il est récupéré en 2014 par Stoke City, son équipe de cœur. Pas pour longtemps. Jugé trop athlétique et pas assez mobile par ses formateurs, Brereton n'est pas conservé et quitte le centre de formation à 16 ans.



Une opportunité gâchée pour les Potters, dont va subtilement profiter Nottingham Forest. Au centre d’entraînement Nigel Doughty, le jeune buteur impressionne, et un homme va notamment tomber sous son charme : l'entraîneur des A, Gary Brazil. « Mettez-le face à n’importe quel défenseur central, il le mangera. Lorsqu’il part en profondeur, Ben est inarrêtable. En revanche, il doit cesser de demander le ballon dans les pieds, car ça, il ne sait pas le faire. » Le tableau est dressé, et Brereton cartonne. Suffisamment en tout cas pour découvrir la sélection U19 avec l’Angleterre. Aux côtés de Mason Mount, Aaron Ramsdale, Reece James ou Ryan Sessegnon, l’attaquant remporte l’Euro en 2017 et finit meilleur artificier (3 réalisations). Il est élu rookie de l’année en Championship dans la foulée. Bref, rien ne le prédestine alors à fouler les pelouses sud-américaines.

Rendez-vous en terre incongrue


Loin de ses débuts en fanfare, le novice peine ensuite à s'imposer. Une deuxième campagne poussive au City Ground suivie d’un exil à Blackburn en 2018. Des années blanches et un statut de prodige qui s’effrite, jusqu’à la renaissance cette saison. Brereton dispute 40 matchs sur 46 possibles, marque 7 buts, délivre 5 passes décisives et se découvre un véritable rôle de pivot, malgré un gabarit raisonnable (1,83 m, 80 kilos). Un profil type, dont Martín Lasarte, sélectionneur du Chili, se délecte. « La sélection chilienne se renseignait sur lui depuis un moment, se souvient Andrea Díaz. Nous savions que les dirigeants s’intéressaient aux joueurs de l’étranger. J’ai donc eu une discussion avec Ben pour voir ce qu’il en pensait. Honnêtement, je l’ai un peu poussé à choisir le Chili, j’étais vraiment fière. »


La rumeur se répand comme une traînée de poudre à Santiago, accompagnée des discours optimistes de Lasarte : « Il est jeune et dispose d’un style de jeu assez physique, ce qui est rare pour un attaquant sud-américain. Nous sommes en reconstruction, et il nous faut saisir toutes les opportunités » , clamait le technicien. Un destin surprenant et quelque peu inespéré pour un garçon qui « n’a plus mis les pieds au Chili depuis l'âge de six mois » , tel que le raconte Andrea Díaz. Problème : Ben Brereton ne dispose d’aucun document chilien. « Ben a rencontré énormément de difficultés pour obtenir son passeport. Il a fallu enchaîner les allers-retours à Londres et faire face aux délais imposés par les instances » , poursuit-elle.

Brereton sauce Chili


Après plusieurs mois de démarches, Ben Brereton est finalement naturalisé au mois de mai. « Il a pleuré toutes les larmes de son corps quand il a appris sa convocation. Ben était tellement fier ! » s'émeut madame Díaz. Convoqué une première fois sans entrer en jeu lors des qualifications au Mondial 2022, l’attaquant est récompensé cet été. Il aura en effet fallu une malheureuse blessure d’Alexis Sánchez, peu avant le début de la Copa América, pour voir le joueur des Rovers gagner sa place dans l’élite. Ultime clin d’œil à ses origines, son choix de floquer ses maillots sous le nom « Brereton Díaz » .



Aux antipodes du froid inhérent à son Staffordshire natal, le voici désormais plongé dans la chaleur tropicale du Brésil. Une intégration express et complexe, dont il fait lui-même état : « C’est un changement radical. J’ai été magnifiquement accueilli, mais c’est vrai que la langue est un frein. Fort heureusement, j’ai rencontré Francisco Sierralta qui joue à Watford et que j’ai déjà affronté, ainsi que mon compagnon de chambrée, Sebastián Vegas, qui parle super bien anglais. À moi d’en faire de même. » Une barrière linguistique à briser, qui ne pose pour le moment pas de problèmes sur le terrain. Preuve en est, son but inscrit face à la Bolivie lors de la deuxième journée (1-0). Contre le Paraguay, Ben Brereton tâchera donc de réitérer l’exploit, pour définitivement gagner l’amour de sa nouvelle patrie.

Par Adel Bentaha Propos d'Andrea Díaz tirés de La Estrella.
Propos d'Eduardo Vargas, Ben Brereton et Martín Lasarte tirés de conférences de presse.
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