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  1. // Top 100 : les buts contre son camp qui ont marqué l'histoire

Top 100 : CSC inoubliables (de 60 à 51)

Faire une boulette est une chose, mais la sublimer sur le terrain, c'est tout un art. De Franck Queudrue à Apoula Edel, voici 100 buts contre son camp drôles, fous et parfois même magnifiques.

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#60: Jorge Campos - 1995

Mexique-Venezuela (3-1), Copa América, 9 juillet 1995


Défait par le Paraguay lors de son premier match de poules de Copa América, le Mexique est déjà dos au mur au moment d’affronter le Venezuela. Heureusement pour les Mexicains, l’arbitre de la rencontre siffle deux penaltys que Luis García transforme avec sérénité. Sérénité, un adjectif qui, en revanche, ne sied pas à la défense de la Tri, lancée dans du grand n’importe quoi peu après l’heure de jeu. Alors que Manuel Vidrio pense repousser le danger avec son coup de tête, Claudio Suárez dévisse totalement son dégagement qui revient sur Jorge Campos. Sauf que le portier aux tuniques colorées va, lui aussi, se trouer en ne parvenant pas à capter le cuir qui termine sa course au fond des filets. Eh non Jorge, il n’y a pas faute, c’est juste que tu fais 1,68m.

#59: Antoni Ramallets - 1961

Benfica-Barcelone (3-2), C​1, 31 mai 1961


Vainqueur des cinq premières Coupes des clubs champions, le Real Madrid tombe dès les huitièmes de finale de l'édition 1961 face au FC Barcelone. Un Barça qui fait donc figure de favori lors de la finale face au Benfica Lisbonne, au stade du Wankdorf, à Berne. Preuve en est avec l’ouverture du score rapide de Sándor Kocsis. Sauf que tout se renverse en deux minutes. Avec l’égalisation de José Águas, meilleur buteur de cette C1. Puis avec cette énorme bourde du portier et capitaine catalan Antoni Ramallets. Du haut de ses 36 ans, celui qui a été élu cinq fois meilleur gardien de Liga repousse sur son poteau la tête de son défenseur. Mais le ballon rebondit derrière la ligne de but avant de filer à droite du poteau. La montre de l’arbitre n’a pas vibré, mais le but est validé. Et le Benfica peut soulever sa première coupe aux grandes oreilles. Le Barça, lui, devra attendre jusqu'en 1992 pour vivre ce bonheur.

#58: Roberto Fresnedoso - 1998

Real Sociedad-Atlético de Madrid (2-1), C3, 24 novembre 1998

à 2min 48s

En ce mardi 24 novembre 1998, soir de huitièmes de finale aller de Coupe UEFA, l’Atlético de Madrid aurait mieux fait de rester aux vestiaires à la mi-temps. Au stade d’Anoeta, les Colchoneros tiennent en effet le match nul à l'extérieur (1-1) face à la Real Sociedad, avant le retour prévu dans la capitale. Sauf que le deuxième acte vire au cauchemar : après l’heure de jeu, les Matelassiers écopent de deux cartons rouges en l’espace de dix minutes. Entre-temps, Arrigo Sacchi a la mauvaise idée de procéder à son dernier changement en faisant entrer Roberto Fresnedoso à la place de Juninho Paulista. Un choix qui vaut aux Madrilènes une défaite en toute fin de rencontre : centre en retrait dans la surface de l’Atlético qui file et, au second poteau, extension de la jambe vers l’arrière du milieu de terrain entré en jeu... et c’est l’autogoal, symbolisé par une chute désespérée et des mains se couvrant la tête avant même que la sphère n'ait franchi la ligne. Cela étant, l'Atlético parviendra à refaire son retard lors de la deuxième manche et se qualifier.

#57: Ivan Vutsov - 1966

Portugal-Bulgarie (3-0), Coupe du monde, 16 juillet 1966


Avec son envol dans la surface espagnole, Robin van Persie n’a rien inventé contre l’Espagne en 2014. Ivan Vutsov, défenseur bulgare méconnu, a en effet inscrit un but similaire près d’un demi-siècle plus tôt, en Coupe du monde également, à l’occasion d’une rencontre Portugal-Bulgarie. Pour le deuxième match de son pays dans la compétition, Vutsov, à la retombée d’un centre venu de la gauche, réalise la tête plongeante parfaite : souplesse, détente, temps de suspension, puissance, tout y est. Seul problème, et de taille, c’est dans son propre but que le malheureux défenseur catapulte le cuir et c’est son propre gardien, comme propulsé en arrière par la soudaineté du coup de casque, qu’il fusille. Le Portugal ouvre donc le score et déroulera lors du reste de la rencontre, score final 3-0. Pour la Bulgarie, en revanche, le geste de Vutsov est prémonitoire : contre la Hongrie, Davidov inscrira lui aussi un but contre son camp, qui éliminera définitivement son pays. Air Bulgarie.


#56: De Rossi/Manolás

​FC ​Barcelone-​AS ​Roma (4-1), Ligue des champions, 4 avril 2018


Ce n’est pas forcément ce que l’on retient de cette double confrontation épique, en quarts de finale de la Ligue des champions 2017-2018, mais le naufrage collectif de la Roma à Barcelone tient en partie à deux tacles ratés. L'un par Daniele De Rossi, maladroit en voulant intercepter une passe, il propulse d’un tacle mal maîtrisé le cuir au fond de ses filets. L'autre par Kóstas Manolás, plus malchanceux, puisque le défenseur grec ne peut rien faire face à la trajectoire du ballon, détourné par le poteau, qui rebondit sur sa jambe avant d’entrer dans le but. ​À​ la fin du match, personne n’ose penser à une qualification des Giallorossi. Pourtant, au match retour, le club romain réalisera l’impensable, grâce à un but rédempteur... de Kóstas Manolás. La chute et la rédemption.

#55: Berti Vogts - 1978

Autriche-RFA (3-2), Coupe du monde, 21 juin 1978


Parfois, l’histoire tient à peu de choses : à un but contre son camp, par exemple. C’est le cas de la fameuse rencontre Autriche-RFA lors de la Coupe du monde 1978, soldée par une victoire rocambolesque et historique, la première en 47 ans, de la petite Autriche sur la grande Allemagne de l'Ouest, championne du monde en titre. Capitale dans la fondation d’une identité et culture autrichienne distincte, le match de Córdoba est perçu en Allemagne comme une honte. Symbole parmi les symboles, le but contre son camp de l’allemand Berti Vogts : à la retombée d’un centre, le défenseur contre malencontreusement le ballon dans son propre but. L’Autriche égalise et lance une formidable remontée, conclue dans les tout derniers instants du match par une réalisation de Hans Krankl.


#54: John Arne Riise - 2008

Liverpool-Chelsea (1-1), Ligue des champions, 22 avril 2008


Il existe deux types de coaching : les gagnants et les perdants. L’entrée de John Arne Riise, à la suite de la blessure de Fábio Aurélio, en demi-finale aller de Ligue des champions face à Chelsea fait clairement partie de la seconde catégorie. Lorsque le latéral gauche norvégien foule la pelouse d’Anfield à l’heure de jeu, Liverpool mène au score, maîtrise son sujet et se retrouve même tout proche de doubler la marque. Jusqu’à cette 94e minute, dans les dernières secondes du temps additionnel. Trouvé sur le côté gauche, Salomon Kalou centre dans la boîte pour... John Arne Riise qui surgit devant Nicolas Anelka pour envoyer une tête plongeante sous la barre d’un Pepe Reina médusé. Un but ultra important puisque au retour, Liverpool ira faire 1-1 à Stamford Bridge avant de s’incliner 3-2 après prolongation. Sans l’aide de John Arne Riise.

#53: Helmut Winklhofer

Bayer 05 Uerdingen-Bayern Munich (1-0), Bundesliga, 10 août 1985


Quelle magnifique manière de commencer la saison ! À l’occasion de la toute première journée de la saison 1985-1986 de Bundesliga, le Bayer 05 Uerdingen (aujourd’hui devenu le KFC Uerdingen 05, pensionnaire de la troisième division) accueille le Bayern Munich où Helmut Winklhofer vient de signer son retour après quelques années passées au Bayer Leverkusen. À la 34e minute de jeu, le milieu de terrain signe d’ailleurs la seule réalisation de la partie. Et quel caramel ! Une praline envoyée du rond central qui trompe... Jean-Marie Pfaff, son propre gardien. Ce qui lui vaut un remplacement à la mi-temps, mais aussi carrément le prix de but du mois. Une première dans l’histoire du football, que le Bayern refusera.

#52: Camilo Romero - 1997

Brésil-Mexique (3-2), Copa América, 16 juin 1997


Estadio Ramón Aguilera, Santa Cruz, Bolivie. Les aiguilles de l’horloge se rapprochent de l’heure de jeu et le Brésil est toujours mené 2-1 par le Mexique lors de la deuxième journée de la phase de poules de la Copa América. La Seleção a des cadors de tous les côtés et un duo d’attaque plutôt pas mal : Ronaldo et Romário. Pourtant, l’homme qui va égaliser pour le Brésil joue aux Chivas de Guadalajara et s’appelle Camilo Romero. Après avoir dribblé une paire de défenseurs, Romário envoie un pointu qui s’échappe du cadre, mais le Brésilien peut compter sur le Romero mexicain pour pousser le ballon in extremis au fond des filets. La suite, c’est le Brésil qui gagne et roule sur la compétition. Le début d’une décennie solaire des Auriverdes (Copa América 1997-1999-2004-2007 et Coupe du monde 2002).

#51: Ernie Brandts - 1978

Pays-Bas-Italie (2-1), Coupe du monde, 21 juin 1978


Lors de la rencontre Pays-Bas-Italie du Mundial argentin 1978, Ernie Brandts a tout vécu. D’abord le pire, puisqu'il ouvre le score contre son camp. Alors que Bettega est lancé dans la profondeur, le défenseur néerlandais tente de revenir. À l’entrée de sa surface, il tacle et, emporté par son élan, marque contre son camp. Non content de pénaliser son équipe au tableau d’affichage, Brandt blesse du même coup son propre gardien, Piet Schrijvers, remplacé dans la foulée par Jan Jongbloed. Mais le bonhomme a aussi connu le meilleur en égalisant en début de deuxième période. Il devient ainsi le premier et unique joueur à ce jour à avoir inscrit un but à la fois pour et contre son équipe dans un match de Coupe du monde. Après le football total, le match total.

Par Florian Cadu, Florian Lefèvre, Valentin Lutz et Steven Oliveira

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