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Tévez, les premiers pas du coach Apache

Intronisé entraîneur de Rosario Central moins de trois semaines après avoir officiellement mis un terme à sa carrière de footballeur, Carlos Tévez, 38 ans, n’a pu empêcher la défaite des siens pour sa première comme coach ce vendredi soir. Parmi les supporters et les médias argentins, un mélange d’excitation, de curiosité et de méfiance entourait les débuts de l’Apache sur un banc. Le défi s’annonce très difficile.

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La tête baissée, Carlos Tévez s’engouffre dans le tunnel des vestiaires du Gigante de Arroyito, le stade de Rosario Central. Quelques timides applaudissements et surtout des sifflets des 40 000 spectateurs retentissent après la défaite des locaux face à Gimnasia La Plata (0-1) lors de la cinquième journée du championnat argentin. Avec un effectif limité et seulement quatre jours de préparation depuis son arrivée dans la province de Santa Fe, l’Apache n'a pas réussi de miracle pour sa première ultramédiatisée sur le banc rosarino.

L’évènement avait été survendu toute la semaine par les médias argentins. « C’est un match historique » , s’enflammait même le commentateur d’ESPN avant le coup d’envoi. Une caméra isolée en direct suivait tous les faits et gestes du coach Tévez en doudoune et col roulé noir pour affronter la fraîche nuit d’hiver en province de Santa Fe. Aucun accueil particulier n’avait été réservé à l’entraîneur débutant, sinon la demande d’une victoire par le public de Central, épuisé de voir son club en crise de résultat. Debout, mais plutôt calme dans sa zone technique pendant toute la rencontre, l’ancien attaquant, qui avait opté pour un 4-4-2, a beaucoup observé. On l’a vu insister pour presser plus haut, demander davantage d’agressivité dans un match assez équilibré jusqu’à cette ouverture géniale de l’Uruguayen Brahian Alemán et l’enchaînement contrôle-frappe pied droit du Paraguayen Ramón Sosa (0-1, 79e) offrant la victoire aux Loups de la Plata et une bonne gueule de bois aux fans de Central.

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« J’ai beaucoup profité de cette première, expliquait néanmoins Tévez à l’issue de la rencontre. C’est une nouvelle sensation. Mon équipe m’a plu. On a eu peu de préparation. Je savais que ça allait être difficile. Quand on perd, le seul coupable, c’est moi. Je suis fier de mes joueurs. On doit continuer à travailler comme ça. Je pense qu’on est sur le bon chemin, même si les supporters sont tristes ce soir. » Il faudra surtout convaincre ces derniers d’avoir confiance en lui, alors que personne ne l’imaginait entraîneur il y a encore trois semaines.

Surprise sur prise !


Lundi 3 juin 2022. 23h32. Barbe bien taillée, dégradé impeccable et affûté comme jamais sous son pull noir, Carlos Tévez apparaît sur le plateau d’América TV à la télévision argentine. Sa parole est attendue. Cela fait tout juste un an qu’on n'a plus vu l’ancien attaquant des deux Manchester et de la Juventus taper dans un ballon. Capitaine de Boca Juniors lors de sa dernière sortie, l’Apache n’avait pu empêcher l’élimination des siens face à Racing (0-0, 4-2 après TAB) en demi-finales de la Coupe de la Ligue argentine au stade du Bicentenaire de San Juan. « Mon père est décédé il y a trois mois. Pour le moment, je veux juste être un père, un fils et un frère » , expliquait-il quelques jours plus tard en faisant ses adieux à son club de cœur dans la salle de presse de la Bombonera. Une pause, mais pas encore une retraite.

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Après plusieurs semaines de road trip en famille à travers l’Argentine, entrecoupées d’un stream avec le Kun Agüero, Tévez semble cette fois-ci prêt à annoncer sa décision. Trois possibilités sont imaginées : il poursuit sa carrière de footballeur aux États-Unis ou dans une destination exotique, il raccroche les crampons ou il se présente comme candidat à la présidence de Boca Juniors l’année prochaine face à Juan Román Riquelme. Ému aux larmes face au journaliste Alejandro Fantino, Carlitos, 38 ans, annonce qu’il ne peut plus jouer car « son fan numéro 1 » , son père adoptif, n’est plus là. La suite ? « Je suis très enthousiaste à propos d’un projet que nous portons avec mes frères et Carlos Retegui (NDLR : coach argentin médaillé d’or et d’argent aux JO avec les sélections masculines et féminines de hockey sur gazon). Je vais être entraîneur. J’ai pris la décision de diriger. Nous travaillons ensemble depuis quatre ou cinq mois. C’est un très bon projet pour toutes les catégories. Je suis à fond avec cette idée. » Tévez entraîneur ? Personne n’y avait pensé.



Deuxième surprise. Mardi dernier. Central, l’un des deux grands clubs de Rosario avec Newell’s Old Boys, cherche un nouveau technicien. Après cinq journées de championnat, les Jaune et Bleu pointent seulement à la 23e place sur 28. À quelques mois d’élections internes qui s’annoncent mouvementées, les dirigeants tentent un ultime pari pour sauver leurs têtes. En ballottage avec Pablo « Vitamina » Sánchez, ancienne gloire du club, Carlos Tévez est finalement choisi pour entraîner les Canailles pour au moins un an. Un crossover surprenant entre l’un des clubs les plus chauds du pays et l’ancien attaquant essentiellement identifié à Boca Juniors en Argentine. « Le joueur du peuple. Le peuple est hincha de Central. Tu es du peuple. Tu es de Central » , force l’institution rosarino dans une vidéo pour souhaiter la bienvenue à l’Apache.


« Nous sommes convaincus que tu vas pouvoir transmettre sur le banc toute l’expérience et le leadership que tu as eus comme joueur » , justifie (ou espère) le vice-président Ricardo Carloni lors de la conférence de presse de présentation suivie en direct sur la plupart des chaînes d’information. Avant de prendre la parole, l’ancien joueur pose avec le maillot de Central floqué de son nom et du numéro 10. Comme s’il arrivait en nouvelle recrue. Comme si personne n’était encore préparé à voir une autre image. Face à une centaine de journalistes argentins et étrangers entassés dans une toute petite salle, Tévez déroule. Pourquoi cette équipe ? « Pour ses supporters fanatiques » et « parce que c’est l’un des trois ou quatre clubs que je voulais entraîner ici » . Son ambition ? « Que le public s’identifie à cette équipe » et « réveiller un géant endormi » , quatre fois champion national (1971, 1973, 1980, 1987), mais qui n’a plus rien gagné depuis la Coupe d’Argentine 2018. Sa philosophie de jeu ? Pas de concepts clairs, sinon une admiration assumée pour Antonio Conte, son ancien entraîneur à la Juventus, « celui qui m’a le plus appris » , dit-il. A-t-il échangé avec Di María pour tenter de le faire revenir dès maintenant dans son club formateur ? « Quand je serai plus tranquille, je l’appellerai. Il pourrait beaucoup nous apporter. » Après plus de vingt minutes de question-réponse, Tévez pose cette fois-ci avec le haut de survêtement d’entraîneur. Comme s’il avait symboliquement fini sa mue pendant cette conférence de presse. Tout semble en réalité assez surréaliste.

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« On a embauché un débutant avec ses trois frères et un prof de hockey et on devrait être contents ? »


« Son arrivée a été un choc pour tout le monde à Rosario, témoigne Luis Castro, journaliste à La Capital, le grand quotidien local. Il y a beaucoup d’attente, mais pas autant d’excitation que ce qui est montré dans les médias nationaux et internationaux. Ceux qui suivent Central regardent ça avec beaucoup de prudence. Les supporters attendent surtout des renforts. Tout dépendra des résultats. » L’interrogation est surtout autour des compétences réelles de Tévez sur un banc. Visiblement mal à l’aise et agacé, Carlitos a botté en touche au moment d’être interrogé sur ses éventuels diplômes d’entraîneur. Pas clair. Le natif de Ciudadela comptait sur son adjoint Carlos Retegui. Ce dernier a finalement dû se mettre en retrait jeudi, car toujours en poste comme adjoint des sports à la mairie de Buenos Aires. Il se propose néanmoins d’aider « à distance » . La crainte d’une grande improvisation inquiète déjà. « Je sais que les miracles existent et peuvent se produire, réagit Andrés Cánepa, socio de Rosario Central, membre du groupe de supporters « Origen Canalla » . Regardons les faits : on a embauché un entraîneur débutant, avec ses trois frères comme adjoints et un prof de hockey qui va bosser en home office sur ses horaires libres avec son autre travail. Et certains nous disent qu’il faudrait qu’on soit content ? »


Autre préoccupation : l’ombre du puissant agent Christian Bragarnik autour du deal. En conférence de presse, Tévez a assuré que le représentant (propriétaire d’Elche en Espagne et impliqué dans le développement des clubs argentins de Defensa y Justicia et Ferro Carril Oeste) n’aurait aucun pouvoir sur son mercato. « Il y a beaucoup de méfiance autour de ce sujet, éclaire Luis Castro. 80% des équipes argentines ont des joueurs appartenant à Bragarnik. Au-delà de son pouvoir économique, il a une image qui n’est pas très bonne. Il a déjà été proche de Central avec d’autres entraîneurs et ça s’est plus ou moins bien passé. Le club a besoin de joueurs, mais n’a pas d’argent. Si tu veux faire venir des renforts importants, il faut de l’argent. Qu’est-ce que tu vas donner à Bragarnik en échange pour avoir ses joueurs ? D’autres clubs lui ont cédé des éléments à fort potentiel. Certains hinchas se disent vulgairement qu’ils ont peut-être vendu leur âme au diable. » En toile de fond, il y a cette crainte éternelle des socios argentins de voir leurs clubs avec leur statut d’association civile passer discrètement entre les mains d’investisseurs privés malgré l’interdit. « Tous les transferts de Tévez comme joueur ont été entourés de mystère, rappelait cette semaine le très respecté journaliste Ezequiel Fernández Moores dans le quotidien La Nación. Il y a d’abord eu le fonds d’investissement MSI, l’agent iranien Kia Joorabchian, Arribas, China. Sa carrière comme entraîneur ne pouvait commencer autrement. »


Le temps n’a pas le temps, mais il faut du temps


Sans aucun attachement passé avec le club et mis sous pression à peine arrivé, Carlos Tévez n’aura droit à aucune période de grâce à Rosario Central, une institution où les supporters n’hésitent pas à demander la tête de leurs propres idoles si les résultats ne suivent pas. L’ancienne gloire Kily González, récemment virée de son poste d’entraîneur, en a fait l’amère expérience. Tévez va devoir très vite se mettre en route. Après sa défaite inaugurale en championnat, son premier match couperet se présente déjà ce mardi face à Quilmes, une équipe de deuxième division, en seizièmes de finale de Coupe d’Argentine à Córdoba. Les supporters canallas l’attendent surtout le jeudi 21 juillet prochain. Central recevra son grand rival rosarino Newell’s Old Boys au Gigante de Arroyito à l’occasion de la 9e journée du championnat. Pas de chance pour Carlitos, les Rouge et Noir sont actuellement en pleine bourre, au point d’occuper le sommet du classement. « Je sais ce que signifie le clásico à Rosario et pour les supporters de Central, a voulu rassurer le nouveau coach. J’en connais la dimension. Je l’ai déjà en tête. » Il vaudrait mieux pour lui.

Par Georges Quirino-Chaves à Buenos Aires
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