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Tactique : pourquoi le 3-5-2 est une bonne option pour Thomas Tuchel

Au cœur d'un match au contexte unique, Thomas Tuchel a pour la première fois de la saison en C1 sorti un 3-5-2 qui a très bien fonctionné mercredi soir, voyant le PSG se régaler face à Başakşehir (5-1). Ce système, aligné pour la deuxième fois consécutive, est-il un système d'avenir ? Il possède, en tout cas, de beaux contours.

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C’est un défi du premier jour et un casse-tête qui se poursuit. Lorsqu’il arrive au PSG au printemps 2018, Thomas Tuchel a pris le temps de retourner son effectif dans tous les sens et sait l’enjeu principal de son mandat : si Paris est une équipe qui tourne, l’Allemand doit lui offrir de nouvelles options, de nouvelles forces, et lui permettre de résister aux chaleurs du printemps. Il doit surtout l’aider à proposer un pressing intense à la perte du ballon dans le camp adverse et doit donc travailler sur la compacité du bloc parisien pour y arriver. De l’extérieur, on dit la mission impossible et on se plaît à expliquer à Tuchel que quoi qu’il arrive, de par la nature des joueurs de son onze, son bloc sera découpé en deux parties distinctes, ce que les dernières semaines ont de nouveau contribué à alimenter.

La réception de Manchester United fin octobre en a été le plus bel exemple, le match tournant à la caricature et laissant apparaître quasiment tout le long un 7+3 clair et net. Pour résoudre ce problème, Thomas Tuchel a alors ressorti récemment un vieux fantasme de son début de mandat, lui qui voulait à son arrivée au PSG installer son équipe en 3-5-2, ce qu’il avait fait sous plusieurs formes lors de l’automne 2018 : avec Neymar en 10 derrière Mbappé et Cavani à Monaco (0-4) ou avec un duo Mbappé-Neymar devant, soutenu par un milieu à trois Verratti-Draxler-Di María comme à Naples (1-1) ou face à Lille (2-1). Ce système est revenu il y a peu, en fin de match face à Leipzig (1-0), en seconde période à Manchester (1-3), puis lors du déplacement sur la pelouse de Montpellier (1-3). Mardi et mercredi, face à Başakşehir, Tuchel a décidé de le déplier sur la table d’entrée pour la deuxième fois consécutive. Une surprise ? Pas forcément, puisque ce système, lorsqu'il se replie en 5-3-2, est souvent une bonne option pour une équipe qui cherche à se rassurer et permet d’avoir une base défensive solide, une grosse assise axiale et un contrôle optimal de la largeur, comme on le voit sur la photo suivante :


Sur cette séquence, on voit bien le 5-3-2 parisien et ses forces. Le PSG ne défend plus à sept joueurs, mais à huit, l’axe est fermé et les côtés sont maîtrisés.

La première visée du 3-5-2 est défensive et ce système apporte par nature une force : le PSG dispose ainsi de sept éléments pour chasser l’adversaire, lui prendre du temps et le forcer ainsi à relancer en catastrophe. Dès les premières minutes mercredi soir, et sur quelques séquences mardi, c’est l’élément qui a d’abord frappé en premier. Thomas Tuchel s’en est d’ailleurs félicité après la rencontre : « Avec ce système, on peut s’aider très vite, être plus actif et plus agressif sans ballon. » Une séquence de pressing vue à la 23e minute permet de mettre en lumière les atouts défensifs du 3-5-2.


Organisé en 5-3-2 et alors que Neymar est venu aider Verratti à cloisonner les espaces, l’Istanbul Başakşehir est obligé de ressortir avec Tekdemir...


... Neymar continue son effort et va presser le milieu turc, le forçant de nouveau à reculer...


... Le Brésilien ne lâche pas et file ensuite presser Carlos Ponck. C’est alors à Kylian Mbappé de prendre le relais...


... Ce que le Français va faire, accompagné par Rafinha...


... Pressé, Kaldırım joue en urgence vers Turuc, mais le ballon est facilement intercepté par Florenzi. Le PSG a récupéré le ballon.

Grâce à ce bloc qui coulisse selon le ballon, et non selon les joueurs adverses, le PSG fatigue son adversaire, lui ferme les lignes de passes plein axe et le force souvent à balancer. C’est là qu’un autre élément entre en compte : la qualité de couverture des trois défenseurs centraux et la nécessité pour ces trois éléments d’être souverains dans les airs puisque l’adversaire est souvent obligé de jouer long. Dans cet exercice, mercredi soir, si on oublie une erreur de début de soirée de Kimpembe combinée à un mauvais alignement de Danilo, le PSG s’est régalé : Marquinhos a remporté 100% de ses duels aériens, Kimpembe aussi et Danilo en a gagné trois sur cinq disputés. Les trois hommes ont également été plutôt solides dans la gestion de leur surface avec neuf dégagements à eux trois, vingt interceptions et trois tacles réussis pour Danilo. Enfin, autre élément découlant de ce 3-5-2 qui bouche les espaces, cette approche pousse souvent l’adversaire à forcer des frappes et donc à en voir plusieurs contrées (trois pour l’Istanbul Başakşehir mercredi soir). Défensivement, hormis un passage un peu flottant lors de la reprise de mercredi et avant l’heure de jeu, le PSG a eu tout bon et a retrouvé une forme de bloc compact.

Placer les chasseurs dans les zones de chasse


Mais c’est évidemment autre chose qu’était venu chercher Thomas Tuchel qui, en avant-match, avait glissé vouloir « prendre le ballon et mettre le jeu dans le camp adverse » . La présence du trio créatif Verratti-Paredes-Rafinha allait dans ce sens et devait permettre à Neymar de moins décrocher. C’est ce qu’on a vu : mercredi soir, le PSG a tenu le ballon 68% du temps et a réussi 93% de ses passes. Le Brésilien, lui, a touché 97 ballons, dont seulement une petite quinzaine dans son camp. Il a ainsi tiré sept fois, marqué trois fois, sorti quatre passes-clés, créé trois occasions et réussi cinq dribbles.


Map des 97 ballons touchés par Neymar.

Avec le ballon, on a surtout vu un PSG dominateur et conquérant (20 tirs, 9 cadrés, 1 poteau, 5 buts), même si le contexte de la rencontre doit amener à la prudence. Dans l’animation, plusieurs belles choses ont été quand même aperçues et doivent être notées avant la réception de Lyon, dimanche soir.


Offensivement, comment marche ce 3-5-2 ? Assez simplement, mais avec une idée centrale : avec ce système, l’objectif est d’élargir au maximum le bloc adverse afin de le déstructurer et de permettre de créer des espaces dans le cœur du jeu pour les relayeurs. Pour ça, il faut alors d’abord utiliser les centraux excentrés (Marquinhos et Kimpembe en l’occurrence), qui ont la responsabilité de lancer les mouvements.


En phase de construction, voilà comment le PSG s’est organisé mercredi soir. Danilo a eu un rôle très limité - à savoir couvrir ses partenaires et être maître dans les airs, ce qu’il a très bien fait - là où Kimpembe et Marquinhos, pressés par les relayeurs turcs, avaient une responsabilité clé. C’est les centraux excentrés qui ont alors pour mission de créer le décalage.

Cette responsabilité s’explique numériquement. Si on prend l’image précédente, on voit que l’ailier droit turc (Gulbrandsen) doit contrôler Verratti et Bakker, donc si le relayeur turc vient presser Kimpembe, le défenseur français aura forcément une option de passe. La qualité de relance des défenseurs excentrés et leur capacité à étirer l’adversaire pour créer des zones intérieures sont ici primordiales. Mercredi soir, Presnel Kimpembe et Marquinhos ont, comme souvent, répondu sur ce point. Le premier but du PSG l’a d’ailleurs très bien montré.


Alors que le PSG a densifié le côté droit et est dans le camp turc, Rafinha vient trouver Kimpembe plein axe.


Sa montée force Özcan à sortir, ce qui libère Verratti...


Face au jeu, l’Italien n’a plus qu’à trouver Neymar sous le nez de Ponck alors que Rafael est attiré par Bakker. La qualité technique de Neymar va ensuite faire le reste.

Au-delà du rôle des centraux excentrés, celui des relayeurs est crucial dans un tel système où les milieux peuvent construire plusieurs triangles dans de petits espaces. Puisque Paredes (116 ballons, 99% de passes réussies) filait un coup de main aux trois centraux pour assurer la supériorité numérique et la première relance, Marco Verratti et Rafinha ont évolué un cran plus haut, dans les interlignes, comme on le voit ici :



Ensuite, il existe plusieurs options. Une consiste à voir un relayeur s’écarter sur le côté afin d’ouvrir une ligne de passe entre le central excentré et l’attaquant (Marquinhos en a lâché quelques-unes pour Mbappé). Une autre, en cas de décrochage d’un attaquant, ce que Neymar fait beaucoup, demande au relayeur du côté de l’attaquant décrocheur de prendre l’espace ouvert. C’est sur ce point que le PSG a pêché sur certaines séquences, puisque Verratti ne s’est que trop rarement projeté dans les espaces créés par les décrochages de Neymar, ce qui pose une petite question : et si Tuchel glissait Rafinha, un formidable croqueur d’espaces, à gauche et Verratti, qui pourrait alors s’éclater dans le dos de Mbappé, à droite ? L’Italien, qui a empilé les ballons (117) et a au fil de la rencontre eu une relation forte avec Neymar (34 passes échangées) tout en l’aidant à se concentrer sur l’exécution, pourrait toujours l’alimenter de cette position.

Autre axe de travail : l’utilisation des latéraux, utiles pour écarter l’adversaire et souvent libres lorsque Neymar et Mbappé concentrent l’attention dans l’axe, mais finalement assez peu touchés en première période.


Sur ce mouvement, alors que le jeu demande à Neymar de décaler Florenzi, libéré par l’appel de Mbappé, le Brésilien va finalement décaler l’attaquant français...

Ils peuvent néanmoins servir dans ces situations à apporter du nombre dans la surface comme sur cette séquence avec Marquinhos au centre...


Aussi incroyable soit cette séquence, Marquinhos est au centre alors que Florenzi et Bakker accompagnent Mbappé et Neymar.

En seconde période, on a ensuite davantage trouvé Bakker, qui a touché le poteau, et Florenzi. L’entrée en jeu d’Ángel Di María, replacé dans un rôle de relayeur qui lui va bien, y est pour quelque chose.


Auteur d’un bon appel dans le dos de Rafael, Bakker va être trouvé par Di María et va ensuite faire un bon centre pour Mbappé...

C’est finalement le quatrième but inscrit par le PSG qui va leur rendre grâce et être un bel argument pour le 3-5-2.


À la 49e minute, Navas décide de relancer côté droit avec Florenzi, qui joue en une touche vers Mbappé et a fait sortir l’arrière gauche turc, Kaldırım...


... suivi par Topal, Mbappé résiste et fait écran pour Florenzi...


... Mbappé s’écarte, Florenzi temporise et Di María part entre les deux centraux...


... l’Italien va se servir de l’appel pour écarter côté gauche vers Neymar...


Suite et fin : un appel de Bakker a permis à Neymar de s’insérer à l’intérieur et de trouver ensuite Di María comme point d’appui. Derrière, le Brésilien va inscrire son troisième but du soir.

Double passeur décisif, capable de manger l’espace et investi défensivement, Di María, qui a aussi profité d’une rencontre au scénario plié, a (enfin) été une autre satisfaction parisienne face à Basaskehir. Avec tous ces éléments entre les doigts, Thomas Tuchel est désormais face à un petit casse-tête : doit-il conserver ce système, qui permet à Mbappé et Neymar d’être délestés des tâches défensives, d’amener rapidement le ballon vers les joueurs qui font la différence et de taper dans les transitions, mais aussi au PSG de mieux tenir le ballon entre les lignes, face à l’OL ? Il serait intéressant de voir ce 3-5-2 testé dans une telle rencontre et dans la soirée de mercredi, Tuchel s’interrogeait aussi : « C’est toujours la question... Changer ou ne pas changer des choses qui fonctionnent ? (...) C’est facile de dire match référence aujourd’hui au vu du score, mais je suis content de la performance faite avec le ballon. » Affaire à suivre.

Par Maxime Brigand
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