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Qui est en train de tuer le foot ?

Beaucoup critiquent le football pour ce qu'il n'est pas. Ou plutôt, n'est plus. Entre l'ultra-libéralisme, la Covid, le vide dans les stades et le comportement de certains ultras, les raisons du désamour sont pour beaucoup multiples. Et le divorce se prononce de plus en plus.

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Le refrain revient un peu partout, de manière lui aussi épidémique. Le foot, comme le rap, la France ou son conjoint, c’était mieux avant. Avant la Covid, avant la VAR, avant la Superligue. Avant le Qatar, le mercato d’hiver, la règle de la passe en retrait et l’arrêt Bosman. Et peut-être même, qui sait, avant la séparation entre Néandertal et Cro-Magnon, même si ok, ça reste à prouver. En tout cas, ce qui est certain, c’est que le football se portait mieux avant, avant que le libéralisme ne pourrisse tout et que l’enjeu ne prenne le dessus sur le jeu. Soit.


Autre preuve que le « footcétaitmieuxavant » (oui, en un mot. Le footcétaitmieuxavant, à prononcer d’une traite, comme on prononcerait une formule qui, tel un abracadabra bien placé, ouvrirait les portes de la nostalgie et permettrait aux vrais de se reconnaître entre eux comme, par exemple, le port d’une casquette rouge), autre preuve, donc, que le footcétaitmieuxavant : même les jeunes n’aiment plus le foot. C’est dire. C’est dire que si même ces couillons de jeunes n’aiment plus le foot, c’est que franchement, le footcétaitmieuxavant. Une nouvelle preuve est d’ailleurs on ne peut plus récente : même les gamins d’Agnelli ne le regardent plus. Et si les jeunes en général et les Agnelli en particulier ne regardent plus de foot, c’est que vraiment le foot est bon à jeter avec l’eau du bain moussant.

La nostalgie, camarade


Dès lors, et en attendant que ça sèche, les questions se bousculent. Pourquoi les jeunes se désintéressent-ils autant du foot ? Est-ce irréversible ? Et alors, comment endiguer le mouvement ? Faut-il s’adapter aux nouvelles façons de consommer ? Fragmenter le football et le transformer en machine à highlights comme la NBA ? Agrandir la taille des buts ? Introduire des vachettes ? Ok, peut-être pas les vachettes, mais tout de même, il va bien falloir continuer à leur vendre du foot aux jeunes, donc il s’agirait de rapidement trouver comment. D’ailleurs, au-delà du virtuel et des highlights, notre façon de « consommer » n’est-elle pas en train de muter ? Si les plus jeunes n’aiment pas trop le foot, nous, les moins jeunes, il faut bien se l’avouer, on ne l’aime plus trop non plus.

Mais alors, pourquoi ? Certes, le footcétaitmieuxavant, on a compris, merci, mais là, quand même, c’est vraiment devenu très nul le foot. Le stades sont vides, le vide sonne creux, et le remplissage sonne faux. Ça n’aide pas. La Covid non plus d’ailleurs. Et les agissements des supporters les plus virulents encore moins. Certes, la situation est loin d’être évidente, et oui, vidé de son public, le foot paraît encore un peu plus absurde. Comme s’il manquait le public pour lui donner du sens. Comme si le public était le garde-fou qui nous permettait de ne pas oublier qu’on regardait du foot, du vrai, et pas uniquement la retransmission d’un match à travers un écran, un peu comme l’on pourrait lancer un match entre l’IA et l’IA à FIFA et s’asseoir devant. Foot virtuel et foot réel ont tendance, en ce moment plus que jamais, à se ressembler. Et cette confusion trouble notre amour du foot et nos repères habituels. Il faut faire avec, ou plutôt sans. Sans public, banderoles, chants, passion ou engouement. Mais on fait avec, parce qu’on n'a pas trop le choix et qu’on ne saurait faire sans. On s’habitue, c’est tout. Et on prend sur nous. On ne sait certes plus trop pourquoi, mais ce qu’on sait, c’est que sans public, entre les pubs, en streaming ou sur l’une des multiples chaînes payantes, bah on regarde toujours le foot. D’un œil plus distrait et moins transi, certes, mais d’un œil quand même.

L'amour est-il encore dans le pré ?


Le problème n’est donc pas là, mais plutôt dans le fait qu’on se sent mal à encore aimer ça. Et pour cause. Les premiers intéressés, les premiers à prendre la parole concernant le foot, les experts, commentateurs ou chroniqueurs, eux, ne l’aiment plus. Ou en tout cas, font tout comme. Car s’ils n’ont cessé d’en parler, c’est leur métier après tout, c’est pour mieux le critiquer, débattre, polémiquer et persifler. Ou pire, nous faire culpabiliser, nous, d’encore l’aimer. Bien sûr, certains podcasts, blogs ou youtubeurs sont encore animés par la passion du jeu. Et on ne les remerciera jamais assez pour les travaux et la bouffée d’air frais qu’ils amènent dans ce terne paysage que devient la patrie du commentaire footballistique. Car pour le reste, le niveau du commentaire est abyssal. Le ton, détestable, flippé, rabougri et parfois à la limite du fascisant.

Quand dans une émission de football, on entend des propos dignes d’un débat de l’entre-deux-tours présidentiel ( « ensauvagement de la société » , pour ne pas les citer) ou quand on entend le discours général sur la révolte des supporters à Marseille (qui apparemment ne méritent même plus qu’on les appelle « supporters » ), il paraît de plus en plus clair que le problème n’est pas le football, mais bien ceux qui en parlent. Au lieu de parler de jeu, ils parlent de VAR ; de parler tactique, ils parlent de transfert ; de passion, ils parlent de sécurité. Au fond, ils parlent de tout et de rien pour ne plus parler de football. Politique et économie, ralentis et technologie, doigts de pied qui dépassent la ligne ou montants des indemnités : ils ne parlent plus de foot, et pour cause, ils ne l’aiment plus vraiment. Et, le pire, c’est qu’à la fin, ils se demandent sincèrement pourquoi les gens l’aiment moins.

Alors que la vraie question est pourtant simple : qui l’aime encore ?

Par Simon Capelli-Welter
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