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Pourquoi la Ligue n’aime pas Bastia ?

Samedi, le Sporting recevra Nancy… à Gueugnon. Et place Saint-Nicolas, on ne parle que de ça. Après le huis clos décrété par la Ligue face à Marseille, la plus haute instance du football français a décidé de priver une seconde fois les Turchini du XIIe homme de Furiani. De quoi générer pas mal de paranoïa, et beaucoup de questions.

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« Le Sporting dérange » , lâche Jérôme Rothen en conférence de presse. Des propos aussitôt taxés de paranoïaques par tous les scribouillards du net. Il faut reconnaître que, lorsque les Corses – plus que les autres ? – se plaignent sans cesse de l’arbitrage à deux vitesses d’hommes de terrain qui seraient soudoyés par la Ligue pour anéantir le club corse, l’idée peut ne pas sembler absurde. Elle peut aussi paraître recevable lorsqu’après des évènements en Ligue 2, des échauffourées lors du derby et un chewing-gum tiré sur un juge de touche contre Lille, le boulevard Grenelle décide de suspendre Armand Cesari pour une rencontre. Mais en réitérant – privant le public d’un éventuel cadeau de Noël face à Nancy - la Ligue commence à être suspecte. Qu’elle conspire en secret pour faire tomber le club en seconde division ? Probablement pas. Qu’elle ne l’aime pas ? C’est une autre affaire.

Et tout compte fait, ce serait logique. Depuis maintenant dix ans, le cap fixé par Frédéric Thiriez – qui avait refusé de remettre le trophée de champion de Ligue 2 sur place, rappelons-le - semble simple à analyser. Le moustachu de Neuilly-sur-Seine, apôtre du beau jeu, souhaite un football lisse, dénué d’emportements, un football du terroir, un brin franchouillard, teinté de bizness. Tout l’inverse de ce que le Sporting Club de Bastia a été, est, et compte bien rester.

À l’ancienne

Preuve en est, la décision d’entamer une grève de la faim de Joseph « Jo » Bonavita, dirigeant et âme du club depuis 1981. Un homme élevé dans un Furiani où l’on allumait des feux en tribune en se faisant passer du whisky pour se tenir chaud, un Furiani où l’on tirait sa chaussure sur un juge de ligne qui levait trop son drapeau. Des anecdotes qui aujourd’hui prêtent à rire, car issues du passé, mais que le footeux français lambda honnit en 2012. Car, en définitive, le problème est bien là. Le Sporting, ou du moins ses supporters, refusent encore d’entrer dans le XXIe siècle. Après sept ans passés à végéter dans les étages inférieurs, Bastia se rend compte que le football français – comme le monde – a changé. On ne veut plus de romance, de caractère, d’animosité borderline, mais seulement de la douceur, des sourires et des discours policés. Allant à l’encontre de cette conception du foot, les Turchini, qui continuent à insulter l’adversaire, à sortir gros pétards et fumigènes lorsque l’accès au stade est interdit, enfumant le terrain par l’extérieur, font finalement tout pour se faire détester de leur antithèse parisienne.


« Natti per soffre »

Mais à l’origine, le fan du Sporting est un brin masochiste. « Natti per soffre » (Nés pour souffrir) est en effet l'un des slogans des adorateurs du club. Seulement, cette haine, ce ressentiment, les supporters préfèrent souvent les exprimer au stade plutôt que sur un parking. Une haine et un mal-être qui ne viennent pas non plus de nulle part. Dans une île au taux de chômage record, où les règlements de comptes entre gangsters sont monnaie courante, Yannick Cahuzac et ses potes constituent parfois l’un des rares bonheurs de la jeunesse locale. « Si on m’enlève le Sporting, j’ai plus qu’à acheter une kalachnikov et dix kilos de coke » , lâche, à bout, un fan turchinu. Des propos exagérés, certes, mais il n’y a jamais de fumée sans feu. Exaspérés, les jeunes supporters bastiais, qui condamnent – et le fait est nouveau – en grande majorité les débordements, commencent à se sentir persécutés. Pourquoi Ajaccio n’a jamais été sanctionné ? Les crachats et insultes aux poteaux de corner ne sont-ils pas également courants à Montpellier ou à Saint-Étienne ? Des questions qui valent d’être posées. Pour accréditer leur thèse, un habitué de la Tribune Est questionnait mercredi soir le conducteur du bus marseillais : « Vous n’avez pas peur ? » . « Vous savez, sur une échelle de 1 à 10 sur un déplacement au Parc des Princes, vous êtes à 3. » Alors, qu’est-ce qui différencie les dérives de l’engouement des Bastiais de celles des autres publics chauds du championnat ? Le climat, diront certains. « À Bastia, on ne se sent pas en sécurité » , clament sans cesse les dirigeants de clubs en mal de couverture médiatique. À se demander de quel côté la paranoïa est la plus vive.

Par Thomas Andrei
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