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Peur sur la Meinau

Assis sur une série de onze matchs sans victoire en Ligue 1, le Racing Club de Strasbourg est aujourd'hui en grand danger à l'heure de recevoir l'OL. L'état d'urgence est déclaré.

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C’est l’histoire d’un type qui, il y a quelques années encore, avait peur de croiser le regard de Francileudo Santos et qui, lorsqu'il est invité à le faire, aime se décrire comme « un villageois qui ne se prend pas la tête » . Dimitri Liénard est arrivé en Ligue 1 comme on dégrafe son premier soutien-gorge : à l’aventure. Puis on l’avait retrouvé début décembre, quelques minutes après avoir vu les freins du Racing lâcher à la Meinau face au PSG (2-1). Pour la première fois de la saison, Paris venait de tomber en Ligue 1 et celui qui se levait encore aux aurores quelques années plus tôt pour remplir le rayon liquide d’un supermarché ou prendre un marteau-piqueur avait été au centre de la chute de l’indomptable. Aucune surprise à ça : cette saison, Liénard aura été le thermomètre de son équipe, ce que son entraîneur, Thierry Laurey, a souvent décrit comme une forme de « naïveté » positive. Et la claque dans la gueule, le retour à l’innocence et les nerfs qui dansent : dimanche dernier, à Rennes, le milieu strasbourgeois a offert quatre minutes d’humanité profonde au milieu de la zone mixte du Roazhon Park.


À replacer : né à quelque 150 kilomètres de Strasbourg, Dimitri Liénard est tombé dans le Racing comme d’autres sont tombés dans la potion magique, a été l’un des boulons essentiels au levier qui a permis la reconstruction d’un club qui a touché le fond avant de revenir en Ligue 1 l’été dernier et ne joue pas pour un club. Il se dépouille pour son club. Alors, voilà ce qu’il a raconté en Bretagne le week-end dernier, où la bande à Laurey a avalé sa dix-septième défaite de la saison (2-1) : « Aujourd’hui, je suis dépité, abattu, j’ai peur. Honnêtement, je vous le dis, la seule chose qui peut peut-être nous sauver, vu l’état des troupes et de notre jeu en ce moment, c’est notre public, les 25 000 frappés qui nous soutiennent et qui, peut-être, nous transformeront contre Lyon. (...) Je ne comprends pas, je psychote, je deviens fou, j’ai peur que tout le monde ne se rende pas compte de la chance d’être dans ce club, putain de merde. J’aurais dû m’énerver sur le terrain. »

« Arrêtez de me prendre pour un idiot »


Le terrain, justement, c’est là où ça tourne mal : le Racing, plus mauvaise équipe de Ligue 1 en 2018 à égalité avec l’ESTAC, n’a plus gagné la moindre rencontre depuis le 11 février dernier – contre Troyes (2-1) – et est aujourd’hui pris en sandwich entre Lille (16e) et Toulouse (18e) à l’heure de recevoir un OL qui roule à grande vitesse depuis son élimination en Ligue Europa face au CSKA Moscou (2-3) mi-mars, qui dort sur une série de huit victoires consécutives en Ligue 1 (24 buts inscrits dans cette période, rien que ça) et qui vient à la Meinau, samedi, pour s’assurer un ticket en C1 la saison prochaine. Mais que s’est-il passé ? Où est le Racing joueur de la première partie de saison, celui capable d’aller gagner à Nice (1-2) ou à Bordeaux (0-3), de battre le PSG et d’accrocher l’OM (3-3) ? Après une énième défaite face aux Girondins à domicile début février (0-2), Thierry Laurey avait secoué la salle de presse, appelant les journalistes à « arrêter de le prendre pour un idiot » et à se fier aux tours passés en Coupe de France – Dijon, Lille, Grenoble – pour défendre l’état d’esprit de ses joueurs.


C’est pourtant sur ce détail que l’histoire semble avoir glissé, et le président Keller ne s’en est pas caché fin avril à Amiens (3-1) : « Ce match a confirmé, en quelque sorte, ce que je ressens. Quand on est bons, on n’est pas sûrs de gagner, mais quand on n’est pas bons, on est sûrs de perdre. Ce que j’ai vu en matière d’engagement n’est pas acceptable. » À Rennes, Liénard n’a pas dit autre chose, et à aucun moment, malgré la réduction du score du milieu à vingt-quatre minutes de la fin, on n'a senti ce Racing capable de prendre un point au Roazhon Park, lieu où le gardien Alexandre Oukidja a une nouvelle fois montré sa fébrilité et où Laurey a sorti deux joueurs (Seka, Saadi) dès la mi-temps. Ainsi, c’est la bouée de sauvetage qui vient d’être sortie du placard, alors que le spectre de la saison 2007-2008 commence à apparaître : entre les mains de Jean-Marc Furlan, que le Racing pourrait retrouver en barrages, le club avait bouclé sa saison avec onze défaites consécutives avant d’entamer sa chute libre vers les chemins sinueux du foot français. Cette fois, le onze est aussi de sortie, mais pour onze matchs sans victoire en Ligue 1 (cinq nuls, six défaites) auxquels on peut ajouter une élimination en Coupe de France à Chambly (1-0). La peur est réelle, donc, même si le plus souvent, le jeu est au rendez-vous : voilà Laurey dans la peau du pilote qui doit redresser l’avion sur la réserve. Une grosse mission.



Par Maxime Brigand
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