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Génération Olympico

Alors que l’OM reçoit Lyon ce dimanche soir dans un Vélodrome archicomble, l'interrogation revient sur le devant de la scène : l’Olympico n’est-il pas devenu plus important que le Classique ces dernières saisons ? Une question qui appelle plusieurs réponses chez les supporters marseillais, qu’on pourrait résumer ainsi : tout est une histoire d’âge.

le 01/05/2022 à 20:45
Ligue 1
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D’un côté, Guy d’Endoume, 65 ans, membre fondateur du Commando Ultra 84 et donc poids lourd du virage sud du Vélodrome : « Lyon ? Jamais de la vie ! Nos plus grands ennemis, c’est Saint-Étienne, Toulon et Bordeaux. Le reste, on s’en fout. » De l’autre, celui qui répond au pseudo d'Emboucaneur, 26 ans, fidèle organisateur de Spaces sur l’OM sur Twitter et habitué des virages : « Pas besoin de l’expliquer, c’est devenu plus que le PSG à l’instant T. Lyon est devenu l’ennemi numéro un. Il n’y a qu’un seul Olympique. »

« Les gens, les jeunes se sont accrochés sur Lyon, parce que le PSG qatari ne joue plus dans la même cour que nous. » Guy d'Endoume

Deux générations, quarante ans d’écart et des visions radicalement opposées. Entre les deux, Émilie, 42 ans, membre historique des MTP, tempère : « Ça a bougé tout ça. Quand j’arrive aux MTP en 2001, Saint-Étienne et Bordeaux, c’était plus fort. Sainté, ça reste les grands rivaux, aussi parce que Toulon est hors jeu depuis trop longtemps. Mais Bordeaux, ça s’est grave éteint, alors que Lyon, ça grimpe depuis 20 ans. » Car si les anciens s’en cognent, la réception de l’autre Olympique au Vélodrome est bien devenue plus qu’un simple match. Même Guy d’Endoume le concède : « Ils ont eu sept championnats et quoi ? Les gens, les jeunes se sont accrochés sur Lyon, parce que le PSG qatari ne joue plus dans la même cour que nous, c’est tout. »

Encore la faute du PSG


Certes, le décollage du PSG dans la galaxie des grands d’Europe à coups de pétrodollars qataris explique en partie ce report des voix anti-PSG vers l’OL. Mais c’est loin d’être la seule raison. Pour certains, il y a d’abord une histoire de sémantique toute simple. « Plus qu’un mot, qu’un symbole, olympique c’est sacré. C’est pour ça qu’on parle toujours du FC Lyon. Il n’y a jamais d’OL, on a du mal à accepter un deuxième olympique, avoue Emboucaneur. J’ai de la famille sur Lyon, je sais qu’'ils ne nous aiment pas non plus, hein. Pour eux, les ennemis c’est Saint-Étienne et nous » . Et tant pis pour le Nîmes Olympique ou le Lille Olympique Sporting Club, grands oubliés de cette guerre du Péloponnèse 2.0.



D’un autre côté, la domination quasiment sans partage du PSG qatari a accentué la rivalité OM-OL, comme le résume le twittos : « Depuis que le PSG a ses millions, on n’a plus aucune chance sportive contre eux. Pendant ce temps-là, Lyon est resté à notre niveau. » Un point sur lequel même le sage Guy d’Endoume le rejoint : « Lyon, ouais, ce sont des ennemis sportifs. C’est un rival parce qu’ils sont à hauteur de nous et pas loin, c’est un peu comme Monaco sous Tapie. Il n’y avait personne d’autre, donc voilà. » Autrement dit, à force de boxer dans la même catégorie, les Marseillais ont appris à détester les Gones. Et à encaisser les coups.

« C’est pareil que le PSG. L’attitude des Lyonnais a du mal à passer. Je n’aime pas ce club, je n’aime pas ce qu’il dégage. » Étienne

Pour Étienne, 26 ans, c’est d’ailleurs comme cela qu’est né un profond ressentiment anti-lyonnais : « On ne va pas se mentir, c’est pareil que le PSG. Pour plein de raisons, comme l’arbitrage souvent en notre défaveur contre l’OL. Et même en général, l’attitude des Lyonnais a du mal à passer. J’ai l’image d’un Lyon-Sainté où Ghezzal vient découper Lemoine dans le temps additionnel pour rien. Et puis leurs supporters et leurs opinions politiques... Je n’aime pas ce club, je n’aime pas ce qu’il dégage. » Plutôt d’accord sur ce point, Émilie des MTP ajoute : « C’est aussi une vraie rivalité politique, qui se joue au niveau des tribunes à cause de leur positionnement. »

Prises de guerre, jalousie et Jérémy Morel


Abonnée en virage Nord depuis le début des années 2000, Émilie Peretti a de fait assisté, année après année, à la montée en puissance de l’antagonisme entre Olympiques. Elle raconte : « Paris, ça a été construit. Lyon, c’est plus légitime, plus sportif que la rivalité contre Paris, parce que ça n’a pas été construit. Ça s’est fait naturellement. » Lorsque l’on demande au peuple ciel et blanc d'énumérer les étapes qui ont construit cette rivalité, les mêmes reviennent en boucle : le vrai-faux départ de Ribéry pour l’OL, les passes d’armes Aulas-Diouf, puis Aulas-Labrune, les recrutements d’anciens... « La signature de Valbuena... Aujourd’hui encore, il ne peut pas mettre un pied à Marseille. Son cas résume tout. Avec Nkoulou, Garcia... Jérémy Morel, c’était une tête de Turc, mais même lui ça a été dur de le voir à Lyon. Quand Ribéry dit qu’il peut signer à Lyon, ça a pété. Il y a eu des menaces de mort » , râle Emboucaneur. Smaïn préfère lui parler de matchs marquants « comme le quart de finale retour de Coupe de France avec Ribéry, le 5-5 à Lyon l’année du titre, un 0-0 avec le but refusé d’Ocampos, la finale de Ligue Europa chez eux, ou encore la défaite à domicile la même année avec le but de Depay... »



« Jérémy Morel, c’était une tête de Turc, mais même lui ça a été dur de le voir à Lyon. »
Emboucaneur

Enfin, comme dans toute relation venimeuse, la jalousie est au cœur du sujet. Personne ne s’en cache. À Marseille, ils sont ainsi nombreux à saluer le travail de Jean-Michel Aulas - et aiment rappeler que c’est Tapie qui l’a lancé dans le milieu -, à l’image d’Émilie : « C’est un président qui prend beaucoup de place, qui porte ses couilles. Il œuvre vraiment pour son club. Il personnifie le club, c’est un ennemi constant. Il n’y a pas eu de valse comme à Paris où il n’y avait rien, puis plein de sous d’un coup. Ils ont une constance. » Souvent provocateur à l’égard de l’OM, JMA n’y serait pourtant pas si insensible à entendre la MTP, qui l’a rencontré à l’été 2018, peu après la finale : « Je lui ai dit que j’étais abonnée en virage, il m’a dit qu’il aimait bien notre club, qu’il faisait rêver. Je lui ai dit : "Désolé, on a mis la pagaille chez vous, mais c’était de bonne guerre." Il avait fait la grimace. Il est d’une mauvaise foi sans nom en faveur de son club, en fait il est comme nous. »

Le miroir d'un OM qui stagne


« Aulas, c’est une institution à lui seul, c’est un président qu’on aurait tous aimé avoir au club, quand tu vois Labrune, Bouchet... » , résume Smaïn. Le patron de l'OL s'impose comme un personnage central de cette rivalité qu’il a contribué à pimenter, notamment par des séries d’empoignades verbales avec les différents présidents marseillais. « S’embrouiller avec Labrune ou Eyraud, ce n’est pas très difficile, mais avec Diouf, il fallait le faire quand même ! » se marre Étienne. La vérité, c’est que Jean-Michel Aulas et son OL florissant ont surtout longtemps été le miroir dans lequel l’OM se voyait rester sur place, malgré les promesses post-Tapie de l’ère Louis-Dreyfus. « Sous Aulas, on a vu Lyon devenir ce qu’on aurait dû être » , résume Smaïn. « À part l’année Drogba, on enviait Lyon sur la gestion, le recrutement, les performances en Ligue des champions... » La productivité du centre de formation lyonnais tranche aussi avec l’incroyable faiblesse de celui de l’OM.

« Quand on va jouer la finale de 2018 chez eux, c’est une revanche, parce que pour le coup, là, c’était nous qui étions à leur place. » Smaïn

Sous la présidence Diouf, puis avec le titre de 2010, Marseille est revenu dans la bagarre. Depuis, le rapport de force s’est équilibré, accentuant la rivalité au passage. « Quand on va jouer la finale de 2018 chez eux, c’est une revanche, parce que cette fois, c’était nous qui étions à leur place, nargue Smaïn. Normalement, on aurait dû repasser devant eux en matière de régularité, de projection. Quatre ans après, ils ont quand même fait une demi-finale de C1, et on n'a finit devant eux que deux fois. » Mais cette saison, le rapport de force bascule du côté marseillais, avec une place de dauphin et une demi-finale européenne à jouer.

Justement, dans cette semaine cruciale, quelle place prend la réception de l’OL ? « Même intercalé entre la demi-finale aller-retour de Coupe d'Europe, on ne parle que de Lyon. Tu es obligé d’en parler. On est tous comme des fous, là » , témoigne Emboucaneur. Mais à choisir, tous sont d’accord : « La priorité, c’est la Coupe d'Europe devant, parce qu’on est plutôt bien au classement et qu’on n'a rien gagné depuis dix ans. À choisir, je perds contre Lyon même si ça fait chier et je vais en finale » , espère Étienne. En cas de victoire, l’OM priverait sans doute son rival d’un avenir européen, avant de jouer le sien jeudi soir. Voilà l’enjeu de la soirée pour Smaïn : « Les sortir de la course à l’Europe, valider la deuxième place, et bien préparer Feyenoord. Et puis c’est les 35 ans des South Winners, donc ça va être le waï. » À moins que l'OL ne sorte de sa torpeur pour venir se relancer en terre ennemie, et ajouter une rencontre à la longue liste des Olympicos qui ont du mal à passer sur le Vieux-Port.

Sampaoli, fédérer pour mieux gagner


Par Adrien Hémard-Dohain
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