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Awona : « Il y a pas mal de pression autour de nous »

Marie-Aurelle Awona, 26 ans, est née au Cameroun, mais a grandi en France. Après avoir porté le maillot des Bleues en U16 et en U19, la joueuse de Dijon est finalement devenue internationale camerounaise en 2015 sur les conseils d'une certaine Corinne Diacre, son entraîneur de l'époque à Soyaux. Elle raconte.

Il paraît que vous êtes devenue une joueuse du Cameroun un peu grâce à Corinne Diacre...
Oui. Je jouais à Soyaux, et la Fédération camerounaise m’avait contactée. Au départ, je ne savais pas trop quoi faire. Je ne suivais pas vraiment les résultats du Cameroun. J’étais moyennement intéressée, pour tout vous dire. Je ne savais pas trop comment la sélection était structurée. J’en avais parlé à ma famille, mais aussi à Corinne Diacre. Elle m’a alors conseillé de réfléchir, en me disant que ça pouvait être une bonne opportunité pour moi de découvrir le niveau international, avec la Coupe d'Afrique des nations par exemple. Elle connaît très bien le football... Je l’ai écoutée, après avoir encore réfléchi. Aujourd’hui, je m’apprête à disputer ma deuxième Coupe du monde, après celle de 2015 au Canada.

Merci Diacre, donc.
Oui. Vraiment, je la remercie, car elle a été de bon conseil.

Puisque nous parlons d’elle, vous confirmerez donc que c’est une entraîneur exigeante ?
Très exigeante. Bon, si elle a fait une belle carrière de joueuse, qu’elle a entraîné Clermont Foot chez les hommes et est aujourd’hui sélectionneuse de l’équipe de France, ce n’est pas par hasard ! Elle est dure. On ne rigole pas toujours, mais au moins, on progresse. Moi, je vous avoue, qu’au début, j’avais un peu de mal avec elle.

Pourquoi ?
J’étais jeune, sans doute pas assez professionnelle. Je ne faisais pas tout ce qu’il fallait. Corinne Diacre, je ne la connaissais pas personnellement avant de travailler avec elle à Soyaux. J’ai vite compris comment elle fonctionnait. Parfois, j’avais l’impression qu’elle avait quelque chose contre moi. Elle était très souvent sur mon dos. Quand on terminait l’entraînement, il arrivait parfois qu’elle m’appelle pour me faire travailler encore, alors que les autres joueuses rentraient au vestiaire. Parfois, c’était pénible, mais j’ai fini par comprendre que c’était pour mon bien. Aujourd’hui, je peux lui dire merci, car elle m’a vraiment permis de progresser.

Vous pensez que la France peut devenir championne du monde avec Diacre ?
Oui, car elle apporte quelque chose. Elle est rigoureuse. Son équipe est solide défensivement, elle encaisse peu de buts et elle en marque beaucoup. La France fait partie des favoris, même si elle pourrait croiser les États-Unis sur son chemin.

Le Cameroun, lui, n’a pas les mêmes ambitions...
Bien sûr, mais je crois qu’on peut faire au moins aussi bien qu’en 2015, quand nous avions atteint les huitièmes de finale contre la Chine (0-1). Nous aurons un premier tour compliqué avec les Pays-Bas, le Canada et la Nouvelle-Zélande comme adversaires, mais on a nos chances. Il y a des joueuses qui étaient déjà là en 2015, dont moi. Nous sommes plusieurs à évoluer à l’étranger, dans de bons championnats. On a depuis disputé la CAN en 2016 et 2018. On a gagné en expérience, on se connaît mieux. On a quatre ans de plus, et je pense que nous avons les qualités pour nous qualifier pour le second tour. En 2015, c’était notre première Coupe du monde, on découvrait... Là, la préparation a été bien abordée, avec un stage au Cameroun, un autre en Espagne.

Vous avez compris pourquoi la Fédération a viré le sélectionneur Joseph Ndoko après la CAN 2018, que le Cameroun avait terminée à la troisième place, pour le remplacer par Alain Djeumfa Defrasne ?

Ah non... Nous n’avons pas bien compris, car on venait de faire une bonne CAN. C’est surprenant de changer de sélectionneur quelques mois avant une Coupe du monde. Mais c’est la décision de la Fédération. On a un nouveau coach, on s’adapte. Il y a une Coupe du monde à jouer, c’est ça l’objectif.

Avez-vous l’impression que le football féminin, au Cameroun, prend un peu plus de place ?
Il y a un championnat qui ne se déroule pas toujours de manière très régulière. Parfois, il n’y a pas de match pendant deux ou trois semaines. Mais sinon, il y a de l’engouement pour le foot féminin, et notamment la sélection nationale. Les Camerounais adorent le foot, et quand le pays a organisé la CAN en 2016, il y avait du monde dans les stades, les gens suivaient ça de près. Et je peux vous dire qu’il y a pas mal de pression autour de nous. On le voit au nombre de journalistes qui nous suivent pendant la CAN ou la Coupe du monde. Quand on perd, on sent bien que les supporters ne sont pas contents et ils le disent. Il y a quelques mois, certains d’entre eux s’en sont pris à la maison de Gaëlle Enganamouit.

Quand des bas du front avaient lancé des pierres et commis des dégradations sur sa maison à Yaoundé, car elle avait manqué son tir au but en demi-finale contre le Nigeria...
C’est ça. Alors que c’est sans doute notre meilleure joueuse, qui a beaucoup apporté à la sélection. Elle a aussi ouvert une académie pour les filles, à Yaoundé. Franchement, c’est abusé. Ça reste du foot. Faire ça pour un penalty manqué, honnêtement... Ça l’avait beaucoup marquée, et nous aussi, d’ailleurs.

Globalement, comment jugez-vous l’évolution du football féminin en Afrique ?
Je crois que cela dépend des pays... Dans certains, les choses sont assez bien avancées, même si les moyens ne sont pas les mêmes que pour les hommes. Il y a des initiatives qui sont prises, comme l’ouverture d’académies pour les filles, comme celle de Gaëlle à Yaoundé. Mais ce qu’il faudrait vraiment mettre en place, c’est des championnats qui se déroulent de manière régulière. Ensuite, on pourra peut-être parler de Ligue des champions...

Propos recueillis par Alexis Billebault, à Dijon
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