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Manège à trois

Dans la crise qui touche actuellement l'Olympique lyonnais, c'est un vrai vaudeville politique qui se joue à la tête du club. Et entre Jean-Michel Aulas, Juninho et Sylvinho, ce n'est pas forcément le fusible désigné qui a forcément le plus à perdre.

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Ce lundi, la France faisait ses adieux à Jacques Chirac. Un des derniers monstres politiques qui pouvaient incarner la fonction présidentielle telle que l’avait prévue Charles de Gaulle dans la Ve République. Le genre de monarque dans une démocratie placée au-dessus de la mêlée politico-politicienne — sa gestion de la cohabitation en fut une belle démonstration —, tout en assumant le poids d’être le VRP de la marque France. C'est un rôle semblable que tenait Jean-Michel Aulas dans une autre institution, l’Olympique lyonnais. Jusqu’à cette année, puisque l’été a été marqué par un changement de système à la tête du club.


En faisant de Juninho un directeur sportif aux pouvoirs élargis, acceptant que celui-ci intronise un entraîneur qu’il n’a pas choisi, le septuagénaire s’est lui aussi prêté au jeu de la cohabitation. Une dissolution qui pour l’instant ne porte pas ses fruits : après sa défaite samedi contre Nantes (0-1), l’Olympique lyonnais pointe à la 11e place de Ligue 1, et a enchaîné un septième match consécutif toutes compétitions confondues sans victoire. Du jamais-vu depuis depuis mai 1996, une époque où un certain souverain corrézien bouclait la première année d’exercice de ses douze années de mandat.

Réveiller la bête


Hasard ou non, la période faste de l’Olympique lyonnais correspondait avec celle du déclin de la Chiraquie. Et c’est au moment où le Grand Jacques refait une dernière fois les gros titres que les Gones connaissent une crise (politique) assez insolite. Jean-Michel Aulas ne pouvait rester silencieux face à de tels événements, alors qu’il avait tenté de prendre de la distance depuis le début de l'été. La goutte d’eau ? Un édito paru dans le journal L’Équipe, évoquant ce sentiment d’ « impasse » . C’est sur ce mot, utilisé dès le titre du billet de Vincent Duluc, que JMA a buté, avant de twitter avec frénésie.


Dans l’article en question, Vincent Duluc pointe « une triple responsabilité » : celle de Jean-Michel Aulas, « coupable d'avoir choisi Juninho et Sylvinho pour de mauvaises raisons, notamment pour calmer ses supporters après les soubresauts populaires de la fin de l'ère Genesio » , celle de Juninho, qui « porte la responsabilité d'avoir doublé le risque en choisissant un entraîneur sans expérience de numéro 1 » , et donc Sylvinho pour sa « vision tactique déjà balayée par les résultats, des messages très vagues quand il prend la parole, pas de progrès dans le jeu » . Mettant en cause l’éthique du journaliste, Aulas évoque « une véritable agression médiatique volontairement déformée » par une analyse « malveillante, fausse et injuste » . Et c’est (ironiquement) dans L’Équipe que le boss lyonnais a prolongé le débat, se délestant de son nouveau costume de président honorifique pour remettre les mains dans le cambouis. Reste à savoir si cette sortie est un coup de main proposé à ses subalternes, ou un coup de pression dissimulé.

Sylvinho sous tutelle


La situation décrite est simple : après un début de saison aussi calamiteux, Sylvinho dispose de trois matchs pour réagir. La réception de Nantes était le premier de cette trilogie. Si l’échec ne peut être réfuté, Aulas compte bien respecter le deal, cherchant même le positif dans cette rencontre : « C'est peut-être même l'un des meilleurs dans cette série très négative. J'ai trouvé des joueurs plus concernés avec la volonté de bien faire, des intentions. » Les deux prochains tests au calendrier ? Un déplacement périlleux à Leipzig et le derby au Chaudron... Il faudrait un sursaut incroyable au coach brésilien pour inverser la vapeur. Sylvinho savait « que le chemin allait être long et difficile » , bien qu'il « ne s'attendai[t] pas à ce que cela soit autant » . Un quitte ou double, où il pourrait devenir le premier entraîneur lyonnais à être viré au cours de sa première année depuis 1988. Lui dire au revoir dès le mois d’octobre ne serait pas le genre de la maison, mais un élément change la donne : le choix de Sylvinho n’est pas celui d’Aulas. En attendant, le boss lyonnais propose déjà une réorganisation. « Avec Juninho, on a travaillé très longuement samedi après-midi. On a réfléchi à différentes applications à mettre en place, confie-t-il. J'ai également eu Bernard Lacombe. Même s'il est plus en retrait depuis quelque temps, je voulais avoir sa sensibilité. J'ai aussi échangé avec Gérard Houllier avec qui je travaille beaucoup. » Juninho et Sylvinho d’un côté, Lacombe et Houllier de l’autre... quand le nouveau monde vacille, on consulte l'ancien.


Finalement, le président réalise un vrai numéro d’équilibriste : défendre son entraîneur, mais sans tenir à servir de gilet pare-balles. La preuve : « Sylvinho est victime d'un procès d'intention injuste. Il a la fibre, mais pas l'expérience. Peut-être que ça marchera ou non à Lyon. Mais cela ne remettra pas en cause la capacité de Juninho à réussir dans son rôle de directeur sportif, ni les qualités intrinsèques de Sylvinho. Il a tellement envie de réussir et il va réussir. Si ce n'est pas à l'OL, ça sera après. » Une mesure a déjà été prise, et révèle déjà que l’édifice craque : la demande express à Juninho de se rapprocher du terrain. « C'est peut-être moi qui n'ai pas été assez explicite sur ce que j'attendais du binôme, clarifie JMA. Il faut que Juninho soit plus proche des causeries, du vestiaire. Avec Sylvinho, ils doivent jouer le jeu d'une complémentarité totale. Juninho a un bagage de connaissances techniques qui méritent d'être plus exploitées. » Une redistribution des cartes qui semble finalement surtout mettre en danger Juninho.


Juninho dans l’étau


Car dans cette histoire, le membre du triumvirat qui a le plus à perdre est bien l’idole de Gerland. Si Sylvinho se ramasse dans le Rhône, il n’escamotera pas complètement son avenir dans le management. Le jeune entraîneur n’est pas lié par l’histoire avec son club actuel, et il aura certainement l’occasion de rebondir dans un autre contexte. D'autant plus qu’en dehors d’un analyste vidéo, le Brésilien n’a pas eu le luxe de s'entourer de ses propres adjoints. Gérald Baticle, Cláudio Caçapa et Grégory Coupet sont des reliquats du mandat de Genesio, et pour certains des anciens compagnons de route de Juninho. Pour la première fois de la saison, ce dernier s’est exprimé à l’issue d’une rencontre « par respect pour l'institution et par respect pour les supporters » . Le signe que des choses bougent et que la pression commence à faire son effet. Dans les couloirs du Groupama Stadium, le directeur sportif donnait son analyse sur un jeu « pauvre » , sans « énergie » ni « envie » , et un message de l’entraîneur qui « ne passe pas à 100% » . L’heure d’une remise en question générale ? S’il reconnaît que le premier menacé est évidemment le coach — « C'est la loi du foot. Il est sur le banc, il a le dernier mot » —, Juninho sait aussi qu'il pourrait y laisser des plumes. Alain Juppé, autre « meilleur d'entre nous » qui a payé les pots cassés pour couvrir son boss, pourrait lui témoigner combien il est difficile d'être le chouchou du président.

Par Mathieu Rollinger Propos d'Aulas tirés de L'Équipe et de son compte Twitter
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