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« La France n'est peut-être pas le pire tirage pour nous »

La France et la Suisse, entre bons voisins, ont l’habitude de se croiser en qualifications ou en phase finale de la Coupe du monde ou de l’Euro. Avant le huitième de finale de lundi soir à Bucarest (21h), on a passé la frontière pour aller demander à quelques figures du football helvétique ce qu’elles pensent du coq gaulois. La parole est à Alexandre Comisetti, Stéphane Henchoz et Raoul Savoy.

Le casting

Alexandre Comisetti (AC) : 47 ans, 30 sélections avec la Nati entre 1996 et 2001. Bien connu en France pour avoir évolué à Auxerre (1999-2001) et au Mans (2004-2005).
Stéphane Henchoz (SH) : 47 ans, 72 sélections entre 1993 et 2005. Passé par Neuchâtel Xamax, Hambourg, Blackburn, le Celtic et Wigan, c’est à Liverpool qu’il vit ses meilleures saisons entre 1999 et 2005, en remportant six trophées.
Raoul Savoy (RS) : 48 ans, diplômé de l’UEFA, il vit à Sainte-Croix, à dix kilomètres de la frontière française. C’est surtout en Afrique qu’il a le plus travaillé, en étant sélectionneur de plusieurs pays (Éthiopie, Gambie, Eswatini, Centrafrique) et en coachant au Cameroun (Tonnerre Yaoundé), en Algérie (MC Oran, MC El Eulma) et au Maroc (IR Tanger, COD Meknès).




« Depuis le début de l’Euro, je prends plus de plaisir à regarder les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne ou le Danemark que la France... » Raoul Savoy

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que la France allait être l’adversaire de la Suisse en 8es de finale ?
Alexandre Comisetti : Dans un premier temps, je n’ai pas sauté de joie, en sachant que la Suisse allait affronter le champion du monde en titre. On sait qu’il faudra que les planètes soient toutes alignées pour qu’elle se qualifie. Et puis, je me suis également dit que c’était une chance d’affronter un tel adversaire.
Stéphane Henchoz : Si on prend uniquement en considération la qualité de l’adversaire, on se dit que c’est le pire tirage qui pouvait nous arriver si on espérait avancer dans cet Euro. Mais c’est un match attractif, surtout pour les Suisses romands. Un habitant du Tessin ou de Zurich le vivra comme un match presque normal, parce que le premier est davantage tourné vers l’Italie et le second vers l’Allemagne. Moi, je vis à Neuchâtel et je vois bien que l’intérêt est grand. On sait tous que la Suisse devra être presque à 100 % pour battre les Bleus, qui eux ne sont sans doute qu’à 60 % de leur potentiel depuis le début de l’Euro.
Raoul Savoy : On savait qu’en terminant à la troisième place de notre groupe, on jouerait un gros. Soit l’Allemagne, championne du monde en 2014, soit le Portugal, champion d’Europe en titre, soit la France, championne du monde il y a trois ans... Si la Suisse avait mieux négocié son match face au pays de Galles (1-1), elle aurait pu affronter le Danemark, qui n’est certes pas un cadeau... Comme la France n’est pas extraordinaire depuis le début du tournoi, ce n’est peut-être pas le pire tirage pour nous... Mais on sait à quoi s’attendre.

La France a terminé à la première place de son groupe. Avez-vous été convaincus par son premier tour ?
AC : Elle est comme toutes les grosses équipes : elle ne se focalise pas sur les deux premiers matchs du premier tour. La France est programmée pour aller loin, et la préparation physique a été faite dans cet objectif. Elle a été très bonne contre l’Allemagne, moins contre la Hongrie, mais face à un adversaire hyper motivé et dans la chaleur, et puis elle a été inégale face au Portugal. Mais elle n’a pas tout donné, et je pense que c’est à partir des huitièmes de finale qu’elle va monter en puissance. Je trouve aussi que la presse française est un peu trop critique envers la sélection.
SH : On connaît ses individualités. Elle a des joueurs qui sont titulaires dans les meilleurs clubs du monde. J’ai ressenti une énorme solidité contre l’Allemagne (1-0) et elle a fait une très bonne deuxième période contre le Portugal. Mais comme je vous l’ai dit, elle n’est pas encore à son maximum. Cela s’est vu contre la Hongrie (1-1), et contre les Portugais lors des 45 premières minutes. Mais lors des premiers tours des grandes compétitions, certaines équipes mettent un peu plus de temps que d’autres.
RS : Elle n’a pas tout montré, c’est évident. Elle en a encore sous le pied. Le fait d’avoir battu l’Allemagne à Munich et d’avoir livré un match très solide explique sans doute son mauvais match en Hongrie. Les Français pensaient sans doute que battre la Hongrie serait facile, qu’avec six points, l’effectif pourrait tourner contre le Portugal. Et face aux Portugais, leur première période a été très décevante. La France a montré des visages très différents. Je l’ai connue plus régulière dans ses performances.

« En un-contre-un, en vivacité, Rabiot pourrait souffrir face à Shaqiri. » Stéphane Henchoz

Quels sont ses points forts et ses points faibles ?
AC : Ses individualités, dans toutes les lignes. Sa discipline collective, sa rigueur. La défense centrale est très bonne, Pogba me fait une belle impression depuis le début de l’Euro, Griezmann prend ses responsabilités, il abat un certain travail défensif, et Benzema s’est sans doute libéré avec les deux buts qu’il a inscrits face aux Portugais. Mais cette équipe a des failles. Au niveau des latéraux, avec Digne et Hernandez blessés sur le côté gauche, ce qui va obliger Deschamps à choisir entre un droitier comme Dubois, ou Lenglet ou Rabiot qui sont gauchers, mais pas latéraux de formation. Enfin, je doute fort que Deschamps va reconduire le 4-2-3-1 vu contre le Portugal avec Tolisso, que je n’ai pas trouvé très à l’aise.
SH : La qualité de son effectif est forcément un avantage quand on veut aller loin dans un tournoi. Mais pour l’instant, la France n’est pas l’équipe qui dégage la meilleure impression. Pour les points forts, sa défense centrale est très solide. La France concède peu d’occasions. Je trouve Pogba très bon, il semble heureux d’être là, de jouer dans un système qui lui convient. Il est en confiance, il est très utile à l’équipe, comme Kanté. Et devant, la France a des joueurs de très haut niveau, mais pour l’instant, leur complémentarité ne saute pas aux yeux. Au niveau des points faibles, il y a les défenseurs latéraux. À droite, Pavard est en difficulté et Koundé est très jeune, il manque d’expérience. Et à gauche, avec les blessures, Deschamps va devoir trouver une solution : Lenglet, qui est gaucher, ou reconduire Rabiot, qui a terminé le match contre le Portugal ? Si c’est le cas, ça pourrait être un atout pour la Suisse, si Shaqiri est dans un bon jour. En un-contre-un, en vivacité, Rabiot pourrait souffrir. Ou jouer dans un autre système. Enfin, Lloris ne s’est pas vraiment montré décisif.
RS : Lloris me semble aussi un peu moins décisif que d’habitude. Et je pense que les Bleus pourraient proposer un football plus attractif, avec tous les talents qu’il y a. Ok, ça gagne, mais ce n’est pas très spectaculaire. Vous me direz que Deschamps a raison, puisque la France est championne du monde. Mais depuis le début de l’Euro, je prends plus de plaisir à regarder les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne ou le Danemark que la France...

« Je trouve que Mbappé surjoue un peu depuis que Benzema est là, il n’est pas comme au PSG. Mais il est trop intelligent pour l’ignorer, et il va corriger ça. » Alexandre Comisetti

La France possède un trio offensif, composé de Mbappé, Griezmann et Benzema, que le monde entier, paraît-il, lui envie. Comment analysez-vous son rendement ?
AC : Mbappé n’a pas été extraordinaire au premier tour. J’ai l’impression que depuis le retour de Benzema, il joue un rôle qui n’est pas le sien. Cela me fait penser à ce qu’on peut voir dans la cour de récréation, quand les deux meilleurs joueurs jouent souvent ensemble sans trop s’occuper des autres. Je trouve que Mbappé surjoue un peu depuis que Benzema est là, il n’est pas comme au PSG. Mais il est trop intelligent pour l’ignorer, et il va corriger ça. Benzema va se sentir beaucoup plus léger après son doublé contre le Portugal. Et puis, autant au Real il a tendance à s’excentrer à gauche, autant il est plus axial en sélection. Il est normal qu’il cherche encore les bons automatismes. Quant à Griezmann, il fait du bon boulot, il a marqué contre la Hongrie, il défend, touche beaucoup de ballons...
SH : Benzema s’est bien réintégré alors qu’il y a des joueurs avec lesquels il n’avait jamais évolué. Il m’a l’air content d’être là, d’avoir une excellente attitude, et ses deux buts vont lui faire du bien. Mbappé semble avoir parfois pâti du retour de Benzema, dans le sens où le Parisien était un peu le joyau de la couronne auparavant. Aujourd’hui, il y a Benzema, et Mbappé, qui a tendance à trop vouloir en faire, et comme il a de l’ego, il veut montrer qu’il est le meilleur. Griezmann ? Il est utile à l’équipe, au système, il est dans son rôle offensif, et il abat un travail important défensivement.
RS : Sur le papier, c’est ce qui se fait sans doute de mieux actuellement. Mais on sent que les trois joueurs ne sont pas encore totalement complémentaires, qu’ils cherchent les bons automatismes. Ce trio peut faire mal à tout moment, mais il ne faut pas se focaliser uniquement sur lui, car le danger peut venir de partout.

La France part logiquement avec la faveur des pronostics. Envisagez-vous un éventuel excès de confiance des Bleus ?
AC : Non. J’aurais même tendance à dire aux Suisses que s’ils espèrent que les Français vont les prendre de haut, ils pourraient être déçus. Deschamps sait tenir son équipe. De plus, les joueurs des deux équipes se connaissent bien, évoluent dans les meilleurs championnats européens. L’avantage pour la Suisse, c’est qu’elle va jouer sans pression. Si elle est éliminée, ce sera normal. Elle est d’ailleurs plus à l’aise dans ce rôle que quand elle affronte des équipes sensiblement de son niveau dans des matchs à élimination directe comme l’Ukraine et la Suède en Coupe du monde 2006 et 2018, ou la Pologne à l’Euro 2016.
SH : Je pense qu’il peut y avoir un petit excès de confiance des joueurs français. Pas du staff, mais de certains joueurs, à force de lire que les Bleus sont favoris, d’entendre leur entourage leur répéter que ce n’est que la Suisse, qu’il faut se projeter sur l’Espagne en quarts de finale. C’est presque humain. Il ne faut pas exclure cette hypothèse. Si elle se vérifie, à la Suisse d’en profiter !
RS : La Suisse n’a jamais battu la France en compétition officielle. Cela peut renforcer les certitudes des Bleus avant ce match. On sait qu’il y a parfois une certaine forme d’arrogance des Français par rapport à nous. Que vous gagnez avant de jouer. Comme contre la Hongrie au premier tour... On vous connaît un peu. (Rires.) Parfois ça nous amuse, parfois ça nous agace. Nous, on va se taire, en sachant que la Nati a besoin d’un exploit pour franchir un cap.

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    Attention, chantier glissant


    Tous propos recueillis par Alexis Billebault
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