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Le clou de Giroud

Olivier Giroud a conclu son année 2018 en Bleu comme il l'avait commencée : en marquant et sans faire l'unanimité. Et si les événements entre ces deux bornes n'ont pas été linéaires en tous points, il serait peut-être justifié d'apporter à l'attaquant le minimum de reconnaissance qu'il mérite.

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Si par malheur et avec un peu de recul, 2018 ne devait être qu’une parenthèse enchantée, la ponctuation serait assurée par Olivier Giroud, puisque celui-ci a signé le premier et le dernier but de cette année fastueuse. Une parenthèse ouvrante : un but de raccroc en amical face à la Colombie le 23 mars au Stade de France. L’attaquant de Chelsea reprenait alors un centre de Lucas Digne mal négocié par David Ospina pour concrétiser dans ce qui peut être rétrospectivement considéré comme une des meilleures demi-heures de ce groupe, avant de plonger et se faire renverser par les potes de Radamel Falcao et James Rodríguez (2-3). Et ce mardi, une parenthèse fermante : un penalty transformé, face à une autre nation sud-américaine, l’Uruguay, toujours en amical et toujours au Stade de France.


Un match où Giroud a inévitablement fait du Giroud : capable de rater deux occasions énormes, mais étant le carrefour emprunté par toutes les bonnes actions françaises de la soirée. Et c’est certainement pour cette raison que « Griezmann Penalty » lui a laissé le privilège de cet exercice, même si le Madrilène feint d’avoir agi avec magnanimité : « Non, j’étais juste dans un bon jour. Il m’a demandé s’il pouvait le tirer, et je lui ai dit "ben vas-y !" Je pensais qu’il rigolait, mais je lui ai quand même laissé. » Et voilà l’Olive permettant aux Bleus de finir cette année sur une bonne note.

Il y a méprise ?


Pourtant, dans ce long aparté marqué par le sacre en Russie, les choses n’ont pas été si fluides pour l’ancien Montpelliérain. Plus régulièrement salué pour sa qualité de premier défenseur du bloc de Deschamps que pour sa présence dans la surface, le rôle de Giroud a été résumé à un mec marchant dans les pas de Stéphane Guivarc’h, dernier n°9 des Bleus à avoir été sacré champion du monde sans avoir planté durant la compétition. Forcément dur à encaisser, même si lui ne troquera jamais son étoile décrochée contre un but en phase finale. « Mon histoire est ainsi faite, réagissait-il. Rien n'a jamais été facile pour moi, mais je suis quand même parvenu jusqu'ici en travaillant sans relâche.  »


Finalement, les meilleurs avocats de Giroud sont ceux qui l’observent de près sur le terrain : ses coéquipiers ne cessant de louer son travail de sape indispensable au collectif, mais aussi ses adversaires. Mardi, Óscar Tabárez ne se cachait pas pour dire que l’avant-centre était une référence dans son genre, et en a profité pour souligner la performance de la défense inexpérimentée alignée au Stade de France. « Nos arrières se sont confrontés à un expert du jeu aérien, très habile dans le rôle de pivot, analysait le Maestro en conférence de presse. Néanmoins, j’ai constaté que nous étions capables d’assurer un bon marquage sur ce joueur. » Le coach uruguayen sait le type de problèmes que le Savoyard peut poser, puisqu'il avait aussi croisé la route du barbu en Russie cet été. Et lors du quart de finale, Giroud et son mètre 93 avaient remporté 61 % de duels dont 70 % dans les airs, face aux coriaces Godín et Gímenez. Pas la définition même du rigolo de service.

33 expert


Il faudra s’y faire : Giroud, délesté d'une concurrence évidente qui menacerait sa place de titulaire, match après match, entre dans la cour des grands attaquants des Bleus. Contre la Colombie, justement, il égalait les scores de Jean-Pierre Papin et Just Fontaine. Buteur face à l’Irlande (2-0), contre les Pays-Bas (2-1) et donc l’Uruguay (1-0), Giroud a mis JPP et Justo dans un rétro dans lequel il peut également apercevoir Zinédine Zidane. Et avec 33 buts en 87 sélections, le voilà à une seule longueur du podium et avec la possibilité de déloger David Trezeguet dès l’année prochaine.



Pour beaucoup, ces comparatifs basés sur les statistiques ne valent rien au moment de juger l’importance d’un buteur. Et l’argument sera souvent d’avancer le fait que le Franco-Argentin n’était pas qu’un vulgaire goleador des matchs amicaux. Certes, le Roi David a offert d’une volée magique un Euro et n’a marqué que 14 de ses 34 pions internationaux dans des rencontres amicales, quand ce ratio monte à 22 pour Giroud. Sauf qu’en y regardant de plus près, les deux joueurs ont inscrit un nombre de buts identique, que ça soit en Coupe du monde (1 chacun, Trezeguet en 98 contre l’Arabie saoudite et Giroud en 2014 contre la Suisse) et en championnat d’Europe (3 chacun). Pas besoin de le renommer en « Oligoal » ou « Roi Olive » . Sûr qu’il ne demande pas grand-chose de plus qu'un peu de gratitude.



Par Mathieu Rollinger
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