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Laurent Perpère : « J'avais beaucoup de tendresse pour Ronaldinho »

Il a été le président d'un PSG qui devait casser l'Europe du football. Mais Anelka, Luccin, Dalmat and co n'ont jamais répondu aux attentes. Qu'importe, Laurent Perpère a aussi été le président de Ronaldinho, ce qui, en soi, vaut bien quelques titres et épopées européennes. Témoignage.

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Quand Ronaldinho signe au PSG en 2001, on est dans un club en perte de vitesse par rapport à une très grosse période. Signer Ronaldinho, c'est un sursaut du grand PSG ?
Il y en a quand même eu d'autres. Au moment où arrive Ronaldinho, il y a Anelka, Heinze, Robert, Okocha, ou encore Pochettino, actuellement coach de Tottenham. Il y a du monde, il y a une belle équipe. Je ne pense pas que cela soit un sursaut, on est surtout dans une époque post-arrêt Bosman où le marché des transferts devient beaucoup plus compliqué. Donc faire venir Ronaldinho, c'est clairement un joli coup.

À l'époque, on imagine bien que le PSG n'est pas le seul club qui cherche à le recruter...
Il n'y a pas que le PSG, mais c'est encore un jeune joueur qui évolue au Grêmio Porto Alegre, il n'a pas encore une grande visibilité en Europe.
« On connaît les difficultés qu'ont beaucoup de Brésiliens à s'adapter à la France. Donc cela reste un pari, même si c'est un énorme potentiel. »
Il a seulement 18 ans (21 ans quand il arrive à Paris en 2001, ndlr), et on connaît les difficultés qu'ont beaucoup de Brésiliens à s'adapter à la France. Donc cela reste un pari, même si c'est un énorme potentiel. On n'est pas sûr qu'il va s'adapter au PSG, donc il y a une concurrence, mais pas une concurrence extrêmement importante. Surtout que son frère et agent (Ronaldo Assis, ndlr) a conscience que l'exposer de suite dans un club comme le Real Madrid ou le FC Barcelone, où il est allé après, cela peut poser problème, car il ne sera pas encore adapté au football européen. Ce football est quand même très différent, au début des années 2000, il y a une différence considérable entre les grands clubs européens et brésiliens. Les bons joueurs brésiliens ne s'adaptent pas forcément, car c'est plus rapide, plus physique... À 18 ans, Ronaldinho n'était qu'un joueur en devenir, il n'avait rien prouvé en Europe.


Les arguments du PSG, c'est de dire «  les Brésiliens s'épanouissent ici  » ?
Oui (avec conviction, ndlr) ! Il y a une filière brésilienne, une sorte d'affection des Brésiliens pour le PSG, c'est une première chose. C'est une étape d'adaptation dans un grand club avant d'aller dans un club superstar type Barça. On se dit qu'on peut l'avoir pendant 2 à 4 ans le temps qu'il parvienne à maturité et aille faire les délices d'un très grand club en permettant au PSG de réaliser un joli transfert.

Qui est le premier à avancer l'idée Ronaldinho à Paris ?
Je crois que c'est Lamarche (Jean-Luc Lamarche, responsable du recrutement au PSG de 1998 à 2000, ndlr). Lamarche connaissait Roberto Assis, qui avait évolué en France.

Ronaldinho au PSG, cela dépasse le cadre du football ?
Il est joyeux, il a une joie de vivre formidable, mais il n'a quand même pas énormément de choses à raconter. Ce n'est pas un « intellectuel  » , dans le sens où il fait du football, mais ne donne pas son appréciation sur ce qu'il y a autour.
« Ronaldinho, il donne de la joie. En le voyant jouer, ou en le regardant, son expression est toujours souriante, il dégage quelque chose d'extrêmement frais, une jeunesse, une insouciance, une joie que l'on cherche dans le foot. »
En revanche, question football, il peut séduire le puriste comme la personne qui se contente de regarder les grands matchs. Tout son passage au PSG puis à Barcelone, c'est la magie du football incarnée, des choses que l'on voit rarement, une fois de temps en temps. Et en plus, il avait ce « bonheur » , cette sorte d'expressivité incroyable. Nicolas Anelka, aussi un joueur qui aurait pu ou aurait dû être emblématique au PSG, n'avait pas ce rayonnement. Il avait d'autres choses, mais en dehors du football, il n'avait pas le rayonnement immédiat et intense de Ronaldinho. Ronaldinho, il donne de la joie. En le voyant jouer, ou en le regardant, son expression est toujours souriante, il dégage quelque chose d'extrêmement frais, une jeunesse, une insouciance, une joie que l'on cherche dans le foot, que cherchent les gens qui jouent le dimanche matin dans des petits stades. Le simple bonheur de jouer au foot.

On entend parler l'amateur de foot, mais le président de club devait avoir un gros revers de médaille avec un joueur pas simple à gérer ?
Il n'était pas compliqué à gérer pour un président. Il est plus compliqué à gérer pour un entraîneur que pour un président. Dans la vie de groupe, tout le monde l'adore, mais pour l'entraîneur, comme avec n'importe quel joueur star, c'est difficile de le canaliser, de trouver le meilleur emploi, la meilleure place pour le faire jouer. La grande difficulté, c'est de laisser le plus possible le talent et d'en faire bénéficier l'équipe, tout en le mettant dans le cadre d'une équipe et d'un projet sportif. C'est difficile et je pense que Luis Fernandez a eu pas mal de difficultés sur ça, à savoir quel dosage il fallait entre laisser de la liberté pour que Ronaldinho exprime son talent et en même temps tenter de lui imposer sa propre vision du jeu.


La première saison à Paris, Luis Fernandez n'hésite d'ailleurs pas à mettre Ronaldinho sur le banc régulièrement...
Oui... Oui... Je pense que Luis Fernandez avait une vision un peu « vieille école » du rapport entraîneur/joueur. Le football de son époque, quand il était joueur, c'est un football où il y a beaucoup plus de verticalité dans les rapports entre dirigeants et entraîneurs, entraîneurs et joueurs. La jeune génération qu'a managée Fernandez - il a aussi eu des problèmes avec Anelka -, c'est une génération qui accepte beaucoup moins bien cette verticalité, avec des façons très différentes de ne pas l'accepter. Anelka en refusant la discipline, en adoptant un côté « bad boy » , qu'on lui a d'ailleurs reproché, et Ronaldinho en affichant une insouciance «  solaire » si je puis dire. Luis Fernandez n'a pas réussi à faire ce dosage, difficile. N'importe quel entraîneur avec Lionel Messi ne se dit pas : «  Je vais forcer Messi à entrer dans le cadre, il faut que je l'accepte tel qu'il est.  » C'est difficile pour un entraîneur d'une autre génération, avec un autre fonctionnement, c'est difficile d'accepter qu'un gamin de 20 ans refuse d'avoir la bride sur le cou. D'ailleurs, ce n'était peut-être pas une bonne chose de lui mettre la bride sur le cou, on ne sait pas. Surtout, cela n'a pas marché, cette méthode.


Il y a eu des tensions à ce propos entre vous et Luis Fernandez, notamment à la suite d'une interview dans Le Monde où vous indiquez que Ronaldinho est plus important pour le club que l'entraîneur...
Oui, il y a eu des tensions. Mais sur le fond, dans n'importe quel club, le plus important, c'est le club. Il y a des joueurs qui sont très importants car emblématiques, ou qui représentent une valeur marchande considérable.
« Au bout du compte, ce sont les joueurs qui jouent, qui sont d'accord ou pas avec le projet. »
L'entraîneur a un rôle extrêmement difficile, mais il n'y a que José Mourinho pour penser que l'entraîneur doit être la star de l'équipe. Il est là pour magnifier le groupe, pas pour se mettre en avant, ce n'est pas lui qui est sur la pelouse. Au bout du compte, ce sont les joueurs qui jouent, qui sont d'accord ou pas avec le projet. Quand ils ne sont plus d'accord avec l'entraîneur, ils jouent contre l'entraîneur, et ce dernier finit par être sorti. C'est plus difficile de sortir un joueur, notamment un joueur emblématique et important, c'est ça que j'avais voulu dire dans cet entretien.

L'embrouille avec Luis Fernandez, cela se termine dans le bureau de Pierre Lescure ? Qui solde les comptes ?
Écoutez, je ne veux pas revenir là-dessus, cela ne m'intéresse pas. Je ne parlerai pas de ça. Je commente simplement ce que j'avais dit dans Le Monde, un commentaire simple sur le fonctionnement d'un club de football.

On comprend bien l'idée, à Barcelone, Messi sera toujours plus important que Guardiola...

Bien sûr, et encore, ce sont des joueurs qui sont au top, dans un club au top. Au Paris Saint-Germain, il y a autre chose de très important, c'est la valeur marchande des joueurs. Quel que soit le joueur, on peut prendre d'autres exemples que Ronaldinho. Vous achetez un joueur à 30 millions d'euros et vous ne le faites pas jouer parce qu'il n'entre pas dans le projet de l'entraîneur... Vous faites quoi à la fin de la saison ? Vous le vendez 5 millions, 10 millions ? Vous expliquez aux entraîneurs qu'il faut quand même le faire jouer pour pouvoir le revendre, et on vous répond « il n'est pas bon » ... Vous mettez trop Ronaldinho sur le banc, il se lasse, demande à partir... S'il n'a pas été exposé, vous le vendez combien ? Quand il a été transféré au Barça, c'était un transfert important, mais pas un transfert aussi important que cela aurait pu être si les choses s'étaient parfaitement passées au Paris Saint-Germain.


Malgré tout, le passage de Ronaldinho au PSG, c'est une réussite ? Ou alors une histoire incomplète ?
Je pense que c'est une réussite dans la mesure où on en parle encore aujourd'hui. C'est un joueur qui a marqué le club.
« Ronaldinho a marqué le PSG. Tous ceux qui sont en âge de l'avoir vu jouer vous parlent de Ronaldinho avec des sanglots dans la voix. »
Pendant deux ans, il a fait rêver les supporters et la France entière. Quand vous revoyez le match que l'on gagne 3-0 au Stade Vélodrome... Si Kylian Mbappé part de Monaco pour le Real Madrid ou ailleurs, c'est un constat mitigé car on aurait aimé le garder plus longtemps ? En même temps, il a fait des choses formidables au club. Ronaldinho c'est pareil, il a marqué le PSG. Tous ceux qui sont en âge de l'avoir vu jouer vous parlent de Ronaldinho avec des sanglots dans la voix.

Mais il manque un grand parcours européen pour Ronaldinho, ce qu'a réussi Mbappé avec Monaco...
Bien sûr, si on gagne des titres, c'est mieux. Mais sans ça, pendant deux ans, Ronaldinho a quand même enchanté le Parc des Princes et plein d'autres stades en France.

La plus grande réussite pour Paris, c'est un Ronaldinho magique pendant deux ans ou un Raí moins magique, mais inscrit dans la durée.
Ce sont deux choses différentes. Raí s'inscrit dans l'histoire du club par sa personnalité, son talent, le fait qu'il était capitaine... Mais aussi par le fait qu'il était dans une équipe avec beaucoup de talent. Il n'y avait pas que Raí, il y avait David Ginola, George Weah, beaucoup de joueurs d'exception. Il faisait partie d'un collectif formidable. Mais aujourd'hui, on se souvient encore de Safet Sušić par exemple, car il avait quelque chose que les autres n'avaient pas. Les joueurs d'exception, les stars...


En tant que président, Ronaldinho c'est votre plus gros coup question recrutement ?
« Récemment, une de mes amies était au Brésil et a vu Ronaldinho. Il lui parlait du PSG, et il lui a dit : "Laurent Perpère ? C'est mon papa..." »
Anelka, cela avait été un gros coup aussi. Faire venir Anelka, c'était quelque chose, il était parti à l'âge de 17 ans. Mais Ronaldinho, c'est spécial pour moi à cause de sa personnalité. Récemment, une de mes amies était au Brésil et a vu Ronaldinho. Il lui parlait du PSG, et il lui a dit : « Laurent Perpère ? C'est mon papa...  » On avait une relation particulière, j'avais beaucoup de tendresse pour lui. Beaucoup d'affection pour lui et d'autres comme Gabriel Heinze, et aussi Nicolas Anelka. Anelka, c'est un garçon qui méritait plus d'amour qu'on ne lui en a donné. Il est beaucoup plus attachant qu'il voulait bien le faire croire.

Propos recueillis par Nicolas Jucha
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