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  1. // Journée internationale des infirmières

« Sans les hôpitaux, on ne pourrait pas aller bien loin »

Elles ne remplissent pas de stade, ne lèvent pas la foule et n’ont pas de maillot floqué à leur effigie. Reste que, cette année plus que jamais, elles se montrent indispensables au quotidien. Elise Kissane, footballeuse de 28 ans, mais avant tout soignante au service cardiologie à l’hôpital de Moulins dans l’Allier, se livre pour la journée internationale des infirmières. Après avoir arpenté pendant de nombreuses années les terrains avec le club d’Yzeure (D2), elle a dû faire le choix de la raison plutôt que de la passion devant une conciliation devenue trop difficile à vivre.

L’épidémie de coronavirus a permis de mettre en lumière les conditions dans lesquelles, vous infirmières, travaillez. Des conditions souvent précaires...
Oui, c’est ce qu’on voit à la télé : nous n’avons pas les moyens techniques et humains pour répondre à la demande des patients. C’est frustrant car initialement, on est là pour soigner les gens et leur procurer du bien-être. Quelque chose qu’on ne peut pas faire... Par exemple, ça arrive parfois que des patients restent au lit pendant une semaine parce qu'on n’a pas le matériel pour les lever.
« Ça arrive parfois que des patients restent au lit pendant une semaine, parce qu'on n’a pas le matériel pour les lever. »
On sait que ce n’est pas bon, ça rend les gens dépendants et ils perdent en autonomie. Ce sont des choses difficiles pour nous. Pour le Covid, on a peiné à avoir des masques. On les a eus au compte-gouttes, il faut qu’on les garde toute la journée pendant huit heures de travail alors qu’on sait tous qu’il faut les changer au moins toutes les quatre heures.

Ton service a-t-il été touché par le Covid-19 ?
Dans l’Allier, on n'a pas énormément de cas. Dans mon service de cardiologie, on n'a pas été trop touché, au contraire du service de réanimation. Un service Covid a été créé dans une partie de l’hôpital, mais nous, on n'y allait pas. Paradoxalement, on a eu quasiment trois quarts de patients en moins dans notre service : les gens ne sortent plus, ne font plus d’excès... Et puis, ils avaient peur de venir à l’hôpital, donc on a quasiment eu moins de travail pendant cette période qu’habituellement.


En général, c’est sur les terrains que tu apprécies les applaudissements. Depuis deux mois, c’est ta blouse blanche qui est mise à l’honneur. Quel est ton sentiment face à cette reconnaissance ?
Sincèrement, je suis un peu partagée sur cette histoire. Les gens, pas tous, sont un petit peu hypocrites. Parce que ceux qui nous applaudissent à 20h sont les mêmes qui sont sortis délibérément tous les jours, et qui n’ont pas respecté le confinement correctement. Mais c’est vrai que ça fait plaisir, c'est quand même chouette que les gens reconnaissent le fait qu’on soit utile à la société. Parce que bon, sans les hôpitaux, on ne pourrait pas aller bien loin. Après, si ça peut faire réagir le gouvernement pour qu’ils augmentent nos salaires ou nous considèrent davantage...

Depuis l’arrivée du virus, le football a totalement été relayé au second plan. Pour toi qui vis football depuis toujours, comment se passe ce break ?
J’ai déjà fait ce break l'été dernier, en quittant Yzeure (D2) pour Neuvy (District). J’ai moins d'entraînements avec ma nouvelle équipe, mais pour moi qui ai toujours fait du sport, c’était inconcevable de ne plus rien faire pendant le confinement. Tout stopper comme ça, ça ne m’était jamais arrivé. J’ai la chance d’avoir une maison où je me suis fait une petite salle de sport avec un vélo, un tapis et un petit banc de muscu. Je me suis donc entretenue tous les jours, et puis, on fait des séances de sport chaque jour en visio avec l’équipe. On a entretenu nos liens, pour la saison prochaine. Après, évidemment, le ballon manque toujours. On espère qu’on pourra bientôt retourner sur le terrain, pour jouer toutes ensemble.



Tu as évolué en D1 et D2 pendant plusieurs années, tout en exerçant ton métier d’infirmière. Concilier hôpital et football de haut niveau, ce n’est pas trop difficile ?
Pendant mes études, ce n’était pas facile. À cette époque, je n’ai pas réussi à être aussi assidue que je l’aurais souhaité. Je prenais quand même le train tous les soirs pour assister aux entraînements. Une fois mon diplôme en poche, j’ai joué un an et demi en D1, puis en D2 jusqu’en 2018-2019. Pour mieux concilier les deux, j’ai demandé un aménagement de poste à l’hôpital. Ils m’ont expliqué que ce n’était pas possible, donc j’ai décidé de travailler la nuit, ce qui m’a permis d’aller à tous les entraînements. C’était un peu difficile physiquement, parce que
« Je partais de l’entraînement à 20h30 et je me douchais au stade, pour me rendre à 21h à l’hôpital. Je rentrais chez moi à 8h le lendemain matin, et on avait parfois entraînement à 10h. »
je partais de l’entraînement à 20h30 et je me douchais au stade pour me rendre à 21h à l’hôpital. Je rentrais chez moi à 8h le lendemain matin, et on avait parfois entraînement à 10h. Pour les matchs, je travaillais un week-end sur deux. Cela tombait bien, car on jouait à domicile quand je bossais. Ça me faisait lever un peu tôt, mais au moins, je pouvais jouer. Quand je ne travaillais pas, on jouait à l’extérieur. Donc ça tournait super bien, c’était impeccable. J’ai tenu ce rythme pendant deux ans, j’ai tout fait pour pouvoir jouer tous les matchs. Mais je n’ai pas reçu beaucoup d’aide, ni de la part du club ni de l’hôpital. Donc ça m’a un peu fatiguée, et je pense que ça m’a poussée à arrêter le haut niveau.

Le club n’a pas mis en place d’aménagement spécifique ?

Non, du tout. À chaque fois que j’ai parlé avec les différents présidents, on m’a dit : « Toi, tu as un vrai métier. On ne va pas te trouver un autre job, essaye de faire les deux en même temps. » Aucun président n’a jamais contacté le directeur de l’hôpital pour appuyer ma demande, ou ne s’est déplacé pour moi. Après voilà, je ne suis pas non plus une joueuse de l’équipe de France ou la meilleure joueuse du club, mais c’est vrai que ça m’aurais permis de durer un peu plus longtemps.

Tu n’as jamais pu te consacrer à 100% au football ?
Non, c’était impossible. Ou alors, il aurait fallu que j’arrête de travailler. D’un point de vue financier, ce n’était pas concevable.
« Comme j'étais infirmière et que j’étais mieux rémunérée que d’autres filles, je n’avais ni contrat ni salaire fixe et je touchais uniquement les primes de match. »
À Yzeure, comme j'étais infirmière et que j’étais mieux rémunérée que d’autres filles, je n’avais ni contrat ni salaire fixe et je touchais uniquement les primes de match. Il y avait les filles qui avaient des contrats fixes, celles qui avaient des contrats fédéraux... Et il y avait celles tout en bas de l’échelle, comme moi, qui gagnaient uniquement les primes. La saison passée, j'ai enfin réussi à avoir un contrat fixe. C’était difficile, il y a des jours où je me disais : « Pourquoi je me fais chier avec le foot, alors que j’exerce un super métier ? » À d’autres moments, je me disais : « J’aime trop le foot, pourquoi je me fais chier avec ce métier ? » Bon, j’ai réussi à combiner les deux pendant quelques années et c’étaient de très belles années.

Finalement, ce rythme infernal aura eu raison de toi.
Oui. La saison dernière était un peu compliquée avec Yzeure, on n'a pas réussi à monter en D1 et ça faisait plusieurs années qu’on n'y parvenait pas. J’en avais marre de concilier le travail de nuit et le foot, j’ai eu envie de changement. J’ai donc monté une section féminine dans le petit club de Neuvy, où je joue et j’entraîne en même temps. On a réussi à remporter le championnat département de futsal et la saison n’était pas terminée, mais on était première en championnat, donc c’était une belle année de transition.

Le haut niveau ne te manque pas ?
Si, je regrette un peu. Car aujourd’hui, j’ai changé de poste de travail : je bosse en journée, je ne travaille plus les week-ends et je termine à 17h. Donc paradoxalement, c’est cette année où j’aurais vraiment pu m’épanouir en jouant encore au haut niveau. Mais on peut dire qu’avoir créé l’équipe et avoir rencontré de nouvelles têtes m’a permis de m’épanouir, sur les deux plans.

Propos recueillis par Chloé Saunier
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