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Chéri Coco

Il est revenu en équipe de France comme il en était parti : sans qu'on le remarque. Corentin Tolisso, 25 piges, une saison blanche dans les jambes et pas mal de temps perdu à rattraper, pourrait bien pallier ce soir les absences conjuguées de Paul Pogba et N'Golo Kanté. La dernière étape de sa renaissance.


Aux dernières nouvelles, Didier Deschamps ne grimpe pas aux arbres. Pas plus qu’il n’a le poil doux, n’a de queue touffue (informations non vérifiables), ou n’avale de noisettes en quantité industrielle. Pourtant, à bien y regarder, le fonctionnement du bonhomme en équipe de France ressemble parfois à s’y méprendre à une gestion d’écureuil, où l’essentiel n’est pas tant une affaire de ressenti que de mémoire. Car une inconnue au bataillon pour le commun des mortels, Françoise Schenk, professeure de psychophysiologie à l’université de Lausanne, a longtemps fait croire à la communauté scientifique que si l’écureuil roux parvenait à récupérer de quoi survivre au milieu des 3000 noisettes qu’il cachait par saison, c’était grâce à son odorat. Faux : l’écureuil roux a simplement une mémoire d'éléphant.


On en revient au cortex de Didier Deschamps, sa manière de gérer ses Bleus. Là où l’opinion publique marche à l’instinct, au nez, à ce qui pourrait marcher par les temps qui courent, le sélectionneur tricolore se remémore. Que devient Sakho, grosse noisette qui lui avait un temps permis de passer l’hiver ? Que devient Kurt Zouma ? Et s’il était l’heure de les déterrer ? C’est un fait : Deschamps ne cueille que rarement de nouveaux fruits. Lorsqu’il manque de provisions, lui déterre. Et en ce mois de septembre, voilà que sort des bois un ravito dont on n’avait plus entendu parler depuis un an, au détour d’une victoire 2-1 contre les Pays-Bas : Corentin Tolisso.

D'une larme à l'autre

C’est qu’on l’avait presque oublié, le gamin. Bosseur de l’ombre dans le jeu, il l’était d’autant plus depuis huit mois qu’il tentait de prendre le dessus sur un foutu monstre informe et cracheur de feu nommé rupture des ligaments croisés, rencontré le 15 septembre dernier face au Bayer Leverkusen. Depuis, Coco a broyé du noir – « surtout les deux premiers jours » –, a réappris à marcher, et est réapparu sur un terrain de football en finale de Coupe d’Allemagne, ce qui lui a fait verser quelques « larmes de joie » . Mignon. Depuis, aussi, l’équipe de France s’est construite sans lui – moins mignon – dans un 4-2-3-1 où N’Golo Kanté et Paul Pogba ont eu le temps de parfaire leur cohésion, et où, ce samedi, il devrait retrouver sa place. Probablement aux côtés de Blaise Matuidi, quitte à poser une pièce sur quelqu’un. L’histoire d’une juste fidélité pour un type dont le retour s’est fait sans fracas ni effusion, comme s’il était finalement du plus naturel qu’il retrouve un siège qui lui était réservé depuis le Mondial.



« Didier Deschamps m’a écrit, Guy Stéphan m’a écrit, confiait-il récemment. J’ai eu des marques de soutien, et de nombreux messages. Ça montre que tu n’es pas oublié, ça m’a fait chaud au cœur, et ça m’a donné encore plus envie de revenir au plus vite. (...) Même les moments passés à Clairefontaine où je pouvais m’ennuyer, trouver le temps long, me manquaient. Quand je regardais les matchs à la télé, j’avais envie d’être là, sur le terrain. » Le Munichois se privait depuis un an de regarder les sélections diffusées à la TV, manière d’esquiver une séance de torture psychologique gratuite. Il savait qu’il n’était pas dedans, inutile de voir Tanguy Ndombele lui piquer sa place en mondovision. Mais après quatre titularisations en cinq matchs avec le Bayern, on imagine le plaisir de se poser dans son canapé le 29 août dernier, « collé à son téléphone » , sachant pertinemment que cette fois, ce serait la bonne. Il ne le dit pas, mais peut-être même a-t-il pleuré.

Un quadruplé en cinq minutes

Une autre, qui en est bien bonne : Rottach-Egern - Bayern Munich, D10 contre D1, match amical de présaison. Une vaste blague conclue par un 0-23 marqué du sceau d’un quadruplé de la Tolisse claqué en cinq minutes (38e, 40e, 41e et 42e), manière de dire que la bête n’était pas de retour pour faire briller les yeux des amateurs. On monte en matière : quelques semaines plus tard, il marquait contre le Real (victoire 3-1), et donnait l’impression à Niko Kovač d’avoir « une nouvelle recrue » , et une bonne. « Il a une très bonne vision du jeu, un excellent positionnement. Il est dangereux devant le but, et, oui, je suis heureux d'avoir vu cette prestation de sa part » , glissait le coach. En l’espace d’un an, et c’est lui qui le dit, Tolisso a expérimenté le pinacle de l’accomplissement collectif et de l’infortune solitaire, de la jouissance au chagrin, de la canopée aux racines souterraines.



Attention, ne pas s’y tromper : « Je ne dirais pas que mon niveau est le même qu’avant ma blessure » , dit-il. Mais son retour signe, aussi, celui d’un groupe de gamins qui ne sont plus les mêmes depuis le 15 juillet 2018, comme l’avait chuchoté Didier Deschamps dans les vestiaires du stade Loujniki juste après la victoire. Tolisso : « J'ai senti qu'un lien particulier nous unissait depuis ce titre de champions du monde. Qu'on était devenus une famille, que ce qu'on a gagné et vécu ensemble, personne ne nous l'enlèvera. Je les regardais, je voulais qu'ils gagnent, qu'ils se fassent plaisir. J'étais à fond derrière eux. » Ce soir, du moins en ce qui concerne Antoine Griezmann et Olivier Giroud, ce le sera peut-être au sens propre. Reste à savoir si, pour l'occasion, Didier Deschamps portera des mocassins à glands.



Par Théo Denmat Propos de CT tirés de L'Équipe et RTL
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