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« Si j’emmène l’équipe au Qatar, j’aurai vécu ma vie pour une raison », assure le sélectionneur ukrainien

AEC
« Si j’emmène l’équipe au Qatar, j’aurai vécu ma vie pour une raison », assure le sélectionneur ukrainien

La sélection ukrainienne est réunie depuis une semaine au Clairefontaine slovène, gracieusement prêté par le président de l’UEFA Aleksander Čeferin, afin de préparer ses matchs de qualification à la Coupe du monde 2022. La Zbirna doit affronter l’Écosse en demi-finales d’éliminatoires le 1er juin, avant une potentielle finale contre le pays de Galles pour décrocher un billet pour le Qatar. À Brdo, à vingt kilomètres de la capitale Ljubljana, où les joueurs ukrainiens sont réunis pour la première fois depuis le début de l’invasion russe, se mélangent joueurs du Shakhtar Donetsk et du Dynamo Kiev, avec les autres issus du championnat ukrainien.

Ceux qui évoluent dans les deux mastodontes locaux ont eu la chance de pouvoir quitter le pays à la fin du mois de mars pour entamer une tournée de matchs caritatifs à travers l’Europe. Pour ceux qui comme Dmytro Riznyk, évoluent dans des équipes moins huppées, la reprise de l’entraînement ne s’est faite qu’en début de semaine après un voyage en bus chaotique entre Kiev et la Slovénie. Le jeune gardien du Vorskla Poltava a vu sa femme accoucher de son fils lors des premiers jours du conflit, dans le sous-sol d’une maternité près de Kharkiv. « C’est important de représenter notre pays… (mais) mon cœur est là-bas, à Poltava, confie le gardien de 23 ans en conférence de presse. Je ne me sens chez moi nulle part ailleurs, alors bien sûr je m’inquiète pour mes proches, pour tous les Ukrainiens, pour notre pays. Je ne retrouverai la paix que lorsque je reviendrai et qu’il n’y aura plus de guerre. »

Ses coéquipiers, toujours bloqués au pays en vertu d’un décret stipulant que les hommes âgés entre 18 et 50 ont l’interdiction de quitter l’Ukraine, ont repris l’entraînement entre les sirènes. Le sélectionneur Oleksandr Petrakov, lui, n’en revient pas de retrouver cette vie apaisée en Slovénie, après avoir fui le chaos en Ukraine. Alors que les joueurs reçoivent chaque jour des messages de militaires qui rêvent de voir le pays qualifié à la Coupe du monde, Petrakov ne se donne qu’une seule mission : « Je suis à un âge tel que je ne veux rien, ajoute Petrakov.Pas de maison, pas de voiture. Si j’emmène l’équipe au Qatar, j’aurai vécu ma vie pour une raison. »

Un jour férié en Écosse à l’occasion de la Coupe du monde ?

AEC

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