Dans un entretien accordé à GOAL, le sélectionneur du Nigeria, José Peseiro, est revenu sur la dernière CAN, où sa sélection a été battue en finale par le pays hôte, la Côte d’Ivoire. Pour celui dont c’était la première CAN, cette édition «a été une expérience fantastique» et il défend désormais bec et ongles la compétition : «Les Européens font peut-être semblant de ne pas s’intéresser à ce tournoi, mais je peux vous dire qu’ils ont tous les yeux rivés dessus.» Le Portugais a tenu à souligner le «travail fantastique » de son groupe, qui a montré que «le Nigeria appartient toujours aux meilleures nations du continent », après une dernière CAN ratée. Il salue notamment l’état d’esprit général, qui a permis au collectif de se hisser à de telles hauteurs.
Malheureusement, ce beau parcours s’est terminé par une défaite, et le sélectionneur ne cherche pas d’excuse. Convaincu du potentiel des siens – «si une autre finale se jouait une semaine après, on l’aurait gagnée» –, il concède que le manque d’expérience leur a coûté cher, tout autant que la position de survivants des Ivoiriens. «Ils étaient quasiment éliminés à trois reprises. En finale, ils étaient donc plus libérés, avance-t-il. Je pense que l’énergie qu’il y avait ce jour-là dans le stade, ça nous a touchés. […] L’atmosphère a pénalisé mes joueurs.» Une situation qu’il assume pleinement : «C’est aussi ma responsabilité, j’aurais dû faire en sorte qu’ils soient plus libérés.» Alors qu’il a senti pendant la préparation que son équipe avait besoin de « plus de solidité», il a tout simplement opté pour un changement de système, juste avant la CAN, afin de se montrer plus solide derrière et d’éviter de concéder des buts sur des «semi-occasions». Un choix presque payant, à qui il aura manqué quelques semaines de travail pour se montrer plus efficace : «Offensivement, on n’était pas à 100% de ce qu’on pouvait faire. Je dirais à 70% seulement. Il nous aurait fallu un peu plus de temps pour être totalement au point avec ce schéma-là.»
Entre sa cohérence tactique et sa satisfaction d’avoir dirigé ce groupe, c’est à se demander pourquoi il ne repart pas sur un nouveau mandat comme sélectionneur des Super Eagles !
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